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MIL.OA

My life is music !
 







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 Les Rêves d'un Autre (pv Tom)

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Jess Cameron
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MessageSujet: Les Rêves d'un Autre (pv Tom)   Sam 13 Oct - 2:25

Les rêves d'un autreWhat if I wanted to break
Laugh it all off in your face
What would you do?
What if I fell to the floor
Couldn't take all this anymore
What would you do, do, do?
Come, break me down
Bury me, bury me
I am finished with you( Thirty Seconds  To Mars → The Kill (Burry me) )
Se réveiller en transe chaque nuit, la terreur au ventre, le souffle court. Hurler à ne plus savoir qui on est et se prendre la tête entre les mains à se l'éclater. Passer quinze minutes sous la douche pour tenter d'oublier ce cauchemar. Avaler ces antidépresseurs à la con ou se bourrer d'anxiolytiques pour finalement comprendre que tous ces cachetons n'ont aucun effet. Finalement prendre conscience qu'une bonne ligne de coke et un cocktail d'emphètes sont bien plus salutaires pour affronter la journée qui s'annonce. Journée de dingue, journée de merde, journée  de rêve ! Putain c'est ce à quoi j'ai toujours rêvé. A croire que j'étais programmé pour ça: diriger MIL.OA. Je suis MIL. Je l'ai dans la peau, les tripes, le cerveau, les veines. MIL est mon âme. Voilà dix ans que je vis pour lui, que je veille pour lui, que j'oublie de dormir pour lui. C'est ma création, mon âme. MIL, c'est moi.

Une telle fulgurance, une telle ascension, une telle réussite. Personne n'a compris. Je ne comprends pas moi-même. Un gosse de Seattle, né dans un quartier pauvre, issu d'une famille de la classe moyenne inférieure, de parents modestes, comptables dans une entreprise locale. Comment ai-je pu être touché par cette grâce ? Ce génie des affaires et cette idée visionnaire ? Pourquoi le MÉCÈNE m'a-t-il choisi, moi ? Un banal étudiant en filière commerciale ? Banal ? Certes je suis sorti Major  de ma promo, certes j'étais plutôt beau gosse. Un jeune loup aux dents longues qui a soif de s'élever grâce à l’ascenseur social, le rêve américain encore renouvelé. Putain, il a la vie dure celui-là ! Mais alors, quoi ? Dans mes jeunes années, je grattouillais vaguement ma guitare, je composais dans mon coin des mélodies que je ne parvenais jamais à achever. Un artiste raté, un outsider dans le monde des requins. C'était mon profil, les souvenirs de ma jeunesse. Alors pourquoi m'avait-IL choisi moi ?

Qui était cet homme que je n'avais jamais rencontré et qui m'avait pris sous son aile ? Pourquoi avait-il "sponsorisé" mes études au MIT? Pourquoi m'avait-il encouragé dans la voie du Droit ensuite, puis dans celle de la sociologie encore ? Des années d'études payées à grand frais. J'aurais voulu échouer mais j'étais programmé pour réussir tous ces cursus. PROGRAMMÉ. Mon cerveau avait accumulé toutes ces compétences au fil de mon parcours d'études et maintenant il était prêt à imploser parce que ...

Parce que j'ignore qui est celui à qui je dois tout ça. Pire! j'ignore qui je suis moi-même! Qui je suis ? Qui je suis ? Qui je suis ?  

In my dreams ...

I'm an other man, who lives an other life. Guy with a joker face, starring, shining ...  and I'm a musician, famous, celebrity all around the word. People scream my name, heat for me, waiting, longing for me on the stage. It's not the same way. It's looks so strange.  Not the same way. I'm not a business man, I'm an artist. AND IT MAKES ME FEEL SO ALIVE !


Je sors de la douche et j’attrape une serviette de bain que je noue autour de ma taille. Je rejette mes cheveux en arrière. Courts, bien plus courts que dans mon rêve. Je me prends la tête entre les mains et je sanglote.

In  an other time, an other world I was a free man, a gypsy king. I was a prince of music, not a slave. I was myself and not  a puppet! Each night I fight with this spectre and I became more and more powerless,ashamed, desesperated, errated. I'm lost in a strange illusion. My life is not my true life. Please, who can help me ?


Je lis mes mémos et mes mails en allumant la première cigarette de la journée. Je consulte mon répondeur sur lequel la voix de mes dernières aventures d'un soir expriment leur attente, leur frustration de me voir si rarement. Jamais plus d'une soirée, jamais plus d'une nuit. Jamais une journée. Jamais. Au milieu des voix féminines et de celle de mon secrétaire, je distingue celle, enfin amicale et chaleureuse d'un ami. Le seul que j'ai conservé en ces dix dernières années. Tom.Thomas Savage Jr. Comment et pourquoi ce fils de bonne famille est devenu mon ami ? Je ne me l'explique que par notre passion commune de la musique, et du rock en particulier. Nous avons arpenté les mêmes bancs de l'université, mais nos origines sont tellement différentes, notre milieu social, nos familles. Pourquoi ce type s'est-il lié d'amitié avec le névrosé que je suis ?

Peu importe, à vrai dire. Tom a toujours été là pour moi et je pense que, dans une moindre mesure, je lui ai toujours rendu la pareille. J'ai assisté à l'essor de son groupe, j'ai soutenu son moral quand il était en proie au doute et au deuil de son père. J'ai souri en soutenant le mec dans ses errances amoureuses quand il tentait de se convaincre que sa diva n'était qu'une amie. Peu importe. Ce que je sais, c'est que Tom a toujours cru en mon projet pour MIL. Alors même que ce n'était qu'un petit festival itinérant dans deux ou trois lieux.

Savoir qu'il est arrivé me procure une grande joie. Il faut que je lui parle de ce qui m'arrive depuis qu'ELLE  a croisé mon chemin. Depuis que son enfoiré de mari est arrivé avec elle sur MIL, muni de cette putain de recommandation du MÉCÈNE. Il faut que je lui parle de ce retour des rêves récurrents que j'avais réussi à juguler à grand renfort d'alcool et de coke. Je remercie qui je peux : merci, merci, merci. L'arrivée de mon ami est comme un phare dans la tempête. Une tempête dans laquelle j'affronte chaque nuit un autre moi. Une tempête dans laquelle je la perçois ELLE, toute proche et pourtant inaccessible.

Qui suis-je, putain ? Et, elle, qui est-elle pour avoir abattu toutes mes fortifications et avoir déchaîné une nouvelle tempête dans mon esprit ?

Mon dernier mail était laconique mais pourtant il a alarmé mon ami.

Je contacte mon secrétaire pour lui demander de programmer un rendez-vous dans la journée avec Tom. Nous sommes tous deux des hommes très occupés, mais jamais l'un de nous deux n'a manqué de répondre présent à l'appel de l'autre. Plus que jamais, j'ai besoin de lui pour ne pas sombrer.

I'm a mad man in a crazy world.


Un mail du secrétariat arrive, me confirmant que Tom sera là dans la matinée. Je me fais couler un café et un bain puis me dirige vers mon dressing pour me transformer en Jess Cameron.
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Tom Savage
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MessageSujet: Re: Les Rêves d'un Autre (pv Tom)   Lun 29 Oct - 19:16

Les rêves d'un autreWhat if I wanted to break
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What would you do?
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What would you do, do, do?
Come, break me down
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J'aurais aimé un répit après la violente dispute de la veille. J'aurais souhaité pouvoir m'expliquer avec Ariana pour être plus serein avant de faire face à Jess. Malheureusement mon ami ne va pas bien. Pas bien du tout. Je l'ai senti dans nos derniers échanges par mails  et au téléphone. Sa voix était si angoissée, presque en panique. Jess en panique ? Lui qui a toujours géré MIL de main de maître depuis dix ans! Mais je me doute que le festival n'est pas la cause de son état, du moins pas directement.

Un état qui l'a poussé à me faire contacter par son secrétariat pour fixer un rendez-vous dès le lendemain de mon arrivée sur les lieux. Malgré mon stress et l'insomnie qui m'a tenu en éveil jusqu'au petit matin, je n'ai pas eu le cœur de refuser l'appel à l'aide de mon ami. Avec une saleté de gueule de bois en prime, parce que j'ai vidé tout le mini-bar de ma chambre et j'ai commandé une bouteille de whisky au room service pour m'achever, je me suis mis sous la douche et habillé en essayant de rattraper au mieux ma mine ravagée.

C'est donc habillé avec élégance dans ma chemise de soie et mon costume trois pièces que je me suis rendu à la mairie qui abrite aussi dans une aile la maison de Jess. Catogan bien noué et lunettes de soleil pour masquer mon mal de crane, je frappe à la porte. Le choix de ma tenue n'est jamais laissé au hasard. Sur scène je suis vêtu tout autrement mais ce n'est pas le musicien ou la rockstar qui vient voir Jess. C'est l'ami et peut-être l'homme d'affaires s'il en a besoin. Cette multiplicité de mes apparences a toujours beaucoup fait parler mes détracteurs comme mes fans. Les premiers y dénoncent un poseur capable de duplicité, affirmant que le vrai Thomas Savage est cet homme d'affaires impitoyable et raffiné. Les seconds pensent au contraire que je suis class et sexy. Allez comprendre ...

La porte s'ouvre sur mon ami, les cheveux encore humides, vêtu d'un simple jogging, la serviette éponge à la main. Le voilà, le véritable maître de la multiplicité. Jess parait le plus souvent sûr de lui, arrogant, séducteur. Un homme dont la réussite fulgurante n'est due qu'à son génie visionnaire et à son sens des affaires. Un homme à qui tout réussit. Du moins en apparence. Mais ce matin, ce n'est pas l'arrogant homme d'affaires qui m'ouvre la porte, même si le génie est bien présent. Ce regard qui vous perce à jour et lit jusqu'au plus profond de votre âme. Cette clairvoyance, cette intelligence qui l'habite comme une étincelle, elle est toujours là, quelque soit la tenue qu'endosse Jess.

Pourtant ce matin, l'éclat du génie est teinté d'un égarement, d'une peur, d'un doute. C'est un petit garçon perdu qui me tombe dans les bras. Je l'embrasse sans fausse pudeur et lui donne des tapes affectueuses dans le dos.

- Bonjour Jess. Me voilà ! ... Tu as une sale tête.
Dis-je en riant pour masquer mon inquiétude de lui voir les yeux cernés de traces violettes et trop brillants à mon goût.

Je connais bien ses addictions pour lesquelles je n'ai aucun penchant. Quand je vais mal, c'est l'alcool ma fausse amie. Pas que ce soit mieux, mais la descente aux enfers est moins fulgurante. J'aime à croire qu'on a plus de temps pour s'en tirer avant de claquer. Je sais que Jess est cocaïnomane au quotidien, qu'il carbure aussi aux amphétamines et plus rarement à l'alcool, parce qu'il dit que ça lui fait perdre de son efficacité. Je sais les ravages que ce cocktail explosif peut faire dans un corps. Je le vois bien avec Jimmy, notre claviériste, lui aussi un génie à n'en pas douter. Aujourd'hui Jess a la tête de celui qui a tout consommé et j'ai peur d'entendre les raisons de cet état. Pourtant c'est mon rôle d'ami de tout entendre. Alors je vais le faire.

- Jess, tu voulais me parler de quelque chose. Je suis là pour ça ...  



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Jess Cameron
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MessageSujet: Re: Les Rêves d'un Autre (pv Tom)   Jeu 1 Nov - 21:07

Les rêves d'un autreWhat if I wanted to break
Laugh it all off in your face
What would you do?
What if I fell to the floor
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What would you do, do, do?
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Sorti de mon bain, je passe en revue d'un air blasé mon imposante garde robe et fais le constat préoccupant que je n'ai aucune envie de m'habiller ce matin. Recevoir Tom à poil pourrait être fendard et d'ailleurs je l'ai déjà fait pour répondre à une interview d'un journaliste particulièrement con. Ce dernier m'avait déjà allumé dans un de ses articles en insinuant que MIL.OA n'était qu'un festival de bourrins testostéronés  homophobes et machistes. Forcément voyons, puisqu'il revendiquait une facette ouvertement dédiée au Metal. Tous des brutes bornées et acculturées ces metalleux ! Aucune éducation, aucune instruction, aucune conscience sociale ou affective et encore moins morale. Et bien sûr il était évident que le festival allait générer des vagues d'agressions dans les pays que nous traverserions et devenir la plaque tournante d'un trafic de drogue international. Ben voyons, quelle objectivité et quelle recherche des faits! J'avais sous les yeux un article sacrément documenté !

En lisant cette diatribe, j'avais estimé que le média qui lui avait ouvert ses colonnes ne méritait même pas que je me torche avec. J'avais simplement demandé à mon service de presse de convier ce gratte papier pour une interview exclusive que son rédac chef ne manquerait pas de lui imposer de couvrir. Une interview exclusive et à domicile d'un des personnages les plus controversés du show biz, même si on hait et méprise le type, cela ne se refuse pas. J'avais donc donné congé à ma gouvernante et l'avais reçu seul dans ma propriété de Seattle. J'avais laissé la porte déverrouillée et lorsqu'il avait sonné, j'avais crié "entrez!" et il m'avait trouvé dans mon salon au piano, jouant un concerto de Beethoven avec pour seul vêtement, une queue de pie. Sous l'élégante veste, j'étais totalement nu sur mon tabouret de piano en velours. J'avais achevé le mouvement sous son regard gêné. Puis je m'étais levé et lui avais servi une coupe de champagne et m'étais assis près de lui en le fixant dans les yeux. Bien sûr au cours de l'entretien, j'avais déboulonné toutes ses certitudes et envoyé paître tous ses préjugés, au sujet de MIL.OA, de moi-même et plus important, de la musique. Mais je l'avais fait sans violence, juste avec humour. Lorsqu'il m'avait quitté, il était complètement retourné dans tous les sens et avait mon numéro de portable en poche. Par la suite, j'avais couché quelques fois avec lui, pour le plaisir. Il était plutôt beau gosse et pas si con que ça une fois éclairé sur les nuances de la vérité qu'il tenait pour certaine avant de me connaître. A poil devant mon miroir, je me marre encore à ce souvenir déjà lointain.

Bien entendu accueillir Tom dans la même tenue n'aurait pas vraiment la même signification, hormis le fait qu'il n'est absolument pas bi, mais totalement hétéro, ce qui le ferait voir cet accès de fantaisie comme simplement ...un accès de fantaisie et rien de plus. On a un peu passé l'âge de ce genre de connerie, encore que ... Les dernières en date n'étaient pas si vieilles. Mais aujourd'hui, je n'ai vraiment pas le cœur à déconner. Ni le cœur à rien, en fait. Même si je suis extrêmement heureux de voir mon ami. J'enfile un jogging et un t-shirt fatigué des Joy Division et je me balance un petit Concerto du bon vieux Ludwig sur la platine. Celui-là même que j'avais joué au journaleux. Je m'éponge mes cheveux dégoulinants quand j’entends frapper à la porte. Alors que l'intro de l'"imperator" se fait entendre, je me dirige d'un pas nonchalant vers l'entrée et je tourne la poignée. Et voilà mon Tom, sapé comme un prince, costume tiré à quatre épingles, pas un cheveu qui dépasse, et pourtant il a une sacrée tignasse. Son look de tombeur quoi.  Aussitôt un sourire nous étire les lèvres mais je sais immédiatement que Tom n'est pas dupe. Son œil avisé d'ami a percé à jour ma nonchalance feinte et surtout les abus des derniers jours. Des derniers mois.

Il ne me loupe pas et attaque d'entrée. Putain, il va pas faire chier avec des leçons de morale à deux balles. Je manque de lui dire de pas commencer son laïus mais je me retiens au dernier moment, touché par son regard vraiment inquiet et triste. Je lui tapote l'épaule en l'invitant à entrer jusqu'au salon.

- Bon, fais pas cette gueule de six pieds de long, Tom ! Je suis pas encore mort. Allez ! Moi je suis content de te revoir, même si, excuse-moi, mais toi aussi tu as une sale gueule. Vous avez fêté un peu trop votre arrivée ou quoi ? Ahaha! Sacré Tom va ! Ariana va bien ? Et Nick, et Jimmy ?  Et tout le monde ?  Vous avez fait bon voyage ?

Tom s’assoit et je me sers en whisky tout en lui en proposant un. Je hoche la tête en silence et m'asseois dans le fauteuil face à lui...

- Ouais, j'ai des choses à te dire ... Tom ... Et aussi à te demander ... Je sais que tu n'aimes pas en parler mais pourtant je vais te demander la plus grande franchise à ce sujet. Je crois que tu ne m'as pas tout dit et qu'il est plus que temps. Avant que je devienne totalement barge.


Je prends mon paquet de clopes et allume la seconde de la journée. Il est encore un petit tôt pour un petit joint. Je tire une taffe et expulse la fumée vers le plafond. J'allonge mes jambes et pose les pieds sur la table basse.

- Tom ... Que sais-tu au sujet du Mécène ?
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