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MIL.OA

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 Par le bout du nez (pv Nina)

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Kella
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MessageSujet: Par le bout du nez (pv Nina)   Dim 30 Sep - 20:03

Par le bout du nez
(Nina meets Kella)
Hey, hey mama said the way you move
Gon' make you sweat, gon' make you groove
Ah ah child way ya shake that thing
Gon' make you burn, gon' make you sting
Hey, hey baby when you walk that way
Watch your honey drip, I can't keep away(Led Zeppelin → Black Dog )
Aujourd'hui  je dois inspecter la zone des scènes de MIL.OA.  Gunther parle beaucoup en ce moment à un autre humain qui porte aussi un uniforme. Ensemble ils se penchent sur des grandes feuilles de papier et tracent des traits et des signes dessus. Ils appellent ça le protocole d'inspection du site. J'aime bien l'autre humain parce qu'il sent Michel et Isobel et aussi Kat.  Et ce sont de nouveaux humains amicaux qui viennent d'arriver à côté de notre maison. Les deux petits humains aiment beaucoup mon petit et Socks est très content de jouer avec eux.  Gunther a dit à mon fils qu'il devait se tenir tranquille et ne plus faire de bêtise car c'est une grosse journée qui s'annonce. Dans une semaine le site sera ouvert au public  et actuellement certains groupes sont déjà arrivés, c'est ce qu'un autre type avec des lunettes et un chapeau lui a dit. Ce type avait l'air d'être le chef de Gunther et aussi du type qui sent bon Kat et les enfants, et que mon maître appelle Max. J'ai senti la tension chez Max mais surtout chez Gunther qui avait deux plis au front d'un coup en entendant ça.

Dans le local sécurité situé sous la scène principale Max et Gunther discutent autour de leurs feuilles de papier et regardent des écrans en parlant de situation en temps réel. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire mais ça les stresse beaucoup. Pendant ce temps je suis couchée vers l'entrée du local et je fais mes propres contrôles. Tout est tranquille encore. Enfin pour moi. On entend des coups de marteau et des bruits de scie à métaux de postes à souder mais ce sont des bruits familiers. Je connais aussi les humains qui les font. C'est l'équipe de Sean qui construit quelque chose ou le répare. C'est un gentil humain avec un caractère bien trempé mais il est amical. Donc tout est normal selon mes sens, même s'il y a du bruit au dessus de nos têtes. En revanche ça perturbe les deux bipèdes qui font équipe devant moi. Gunther dit :

- C'est quoi ce raffut ? On ne s'entend plus ! Je croyais que MIL était installée depuis près d'une semaine déjà ?

- Oui, mais c'est l'équipe de Sean qui fixe de nouvelles rampes renforcées pour la pyrotechnie de la scène principale. Un des groupes tête d'affiche  a prévu un véritable son et lumière final. Les armatures étaient un peu limites par rapport à la norme charge/poussée. Je lui ai demandé de les modifier pour le passage de la commission de sécurité. D'ailleurs, il faudra qu'on inspecte tous les deux le hangar des pyrotechnies...

- Ah oui ... Inspection pour détection d'explosifs sur tout le site. Et si j'étais un terroriste c'est bien parmi la pyrotechnie que j'irais cacher mon arsenal. Mais Kella a un flaire remarquable et elle sait faire la différence entre les fusées ou feux de Bengale et le plastic ou les explosifs plus classiques. Ce sera facile de faire une inspection avant chaque ouverture des portes.

En entendant mon nom je redresse les oreilles et mon regard se tourne vers Gunther.

- C'est une recrue précieuse pour MIL
répond Max en hochant la tête. Elle a une grande côte de popularité auprès de mon clan d'ailleurs.

Gunther sourit et j'aime bien son sourire qui dit à quel point il est fier de moi. Ils se penchent à nouveau sur leurs cartes et je repose mon museau sur mes pattes en faisant semblant d'entamer une sieste. Je crois que je rêve un peu d'ailleurs de Socks qui lèche le visage barbouillé de chocolat d'Isobel.

Mais quelque chose me réveille, quelque chose qui chatouille mon odorat. Rien à voir avec des explosifs. Discrètement je me lève et pousse la porte avec ma patte pour y glisser mon museau. C'est bien ça. Une sorte de mélange d'herbe et de cocaïne et aussi un parfum léger mêlé à de la sueur. Je me mets à renifler le sol dans la même direction que les effluves. Ça sent le caoutchouc de semelles épaisses, la crotte d'un autre chien, un chewing-gum à la menthe et ... l'urine humaine. Le mélange des trois fait une piste unique à suivre. Et en redressant le nez, je sens aussi le sillage des deux stupéfiants qu'on m'a entraîné à détecter. Suivre la piste n'est pas très compliquée à faire. Je passe devant un échafaudage  sur lequel je reconnais Sean. Il m'interpelle.

- Hey Kella, ma belle ! Comment tu vas ? Gun n'est pas avec toi ?

C'est comme ça que certains appellent mon partenaire dans cet endroit. Gun. Habituellement, j'aurais jappé joyeusement pour répondre à mon ami Sean, mais là je suis en plein travail et je ne veux pas me faire remarquer. Je me contente donc de marquer l'arrêt et de le regarder pour lui faire comprendre que je l'ai bien entendu puis je repars nez au vent sur la piste toxicologique. Elle se poursuit dans la direction d'un autre endroit tout plat mais plus petit que celui sous lequel discutent Gunther et Max. Il y a un local sous cet endroit aussi et c'est là que s'engouffre la piste. La porte a été forcée il y a peu parce que je sens l'odeur de la limaille autour de la serrure. J'entre dans la pièce qui contient des fauteuils, une rangée de miroirs et des meubles sous ces miroirs. Au fond de la pièce il y a deux portes et derrière, je sens de l'humidité. Je me dirige aussitôt vers l'une des deux portes. Je la pousse de mon museau.

C'est ce genre d'endroit dont se servent les humains pour se mouiller partout quand ils ont enlevé leur pelage. Gunther le fait quand il a beaucoup couru ou quand il a réparé la voiture et qu'il est plein de traces noires sur le visage et les mains. Il appelle ça "douche". Les Humains prennent beaucoup de douches quand ils veulent séduire leur femelle et parfois ils prennent des douches ensemble pour se séduire directement. Mais là tout est désert. Il n'y a personne. Je regarde un instant le bout du tuyau plein de trous par lequel sort l'eau quand un humain s'en sert. Quelques gouttes sortent et s'écrasent par terre en faisant un petit bruit. J'ai un peu soif mais je ne dois pas laper l'eau quand je suis en train de travailler. C'est interdit de boire ou de manger pendant que je travaille. Je ne dois pas effacer des preuves et je dois me faire la plus discrète possible. Je redresse le nez et je retrouve l'odeur concentrée cette fois qui sort par dessus le mur de séparation de la douche. Je sors dans la pièce principale et glisse mon nez sous la porte juste à côté de celle de la douche. Je vois deux chaussures avec des pieds dedans de chaque côté d'une de ces gamelles sur pied toute blanche que les humains appellent "WC" et ça sent exactement comme la piste que j'ai suivi. En plus je sens une autre odeur plus forte qui n'a rien à voir avec la drogue. C'est une odeur mélangée d'hormones et de sang. C'est une femelle humaine et elle a ses chaleurs.

Mon travail est de marquer quand je sens de la drogue et c'est le cas ici. Ça embaume même. Mais je suis sans humain pour m'aider. Mon binôme est à plus de cinq cent mètres dans un local. Peut-être qu'il m'entendra malgré le bruit alors je marque en aboyant devant la porte, ma queue en panache s'agitant frénétiquement. Surtout, je ne gratte pas la porte malgré l'envie. Ça c'est interdit parce que "ça efface les empreintes". J'ai mis du temps à arriver à me retenir mais Gunther est un très bon formateur et il a su trouver le moyen de me faire comprendre que cela contrariait tout le monde à commencer par lui si je mettais mes pattes ailleurs que sur le sol dans une enquête. Dans les "WC" j'entends un peu d'agitation.



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Nina Emerson
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MessageSujet: Re: Par le bout du nez (pv Nina)   Jeu 4 Oct - 16:24

Par le bout du nez
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J’ai enfin pu trouver de la dope, je jubile intérieurement, le plus intérieurement possible, pour pas me faire griller. Ça doit faire 48h que je suis à jeun et je m’enfilerait bien le gramme de C que je viens d’acheter en une seule fois, mais je vais économiser parce que ça n’a pas été facile. A priori, donc, peu de dealers osent se frotter au service de sécurité de MIL.OA. MAIS SÉRIEUX ! Depuis quand on peut plus se droguer pépère quand on fait du rock ! Enfin, j’imagine qu’avec l’arrivée du public se sera plus aisé, plus il y a de monde, plus il sera difficile d’assurer les filtres à l’entrée et autour du parc, du moins j’espère. J’ai pris de l’herbe pour les garçon et de la cocaïne pour moi. Le type a promis de revenir à la grille dans deux jours avec du speed. En attendant va falloir que je tienne avec ça. En regardant mon sachet d’un air dépité, je me dis que ça va pas être facile, surtout avec ce Malko dans les parages. J’ai adoré le moment passé à chanter avec lui sur le toit de la voiturette, et j’ai envie de recommencer. Sauf que sans la magie de l’instant et la fatigue du voyage, je sais pas si j’arriverais à me lâcher autant, je vais faire attention à ma voix, essayer de passer pour une chanteuse. Mais c’était l’impro qui était cool, le côté déraisonnable. Enfin, je vais boire plus, c’est pas grave. Je fais plus de conneries avec l’alcool qu’avec la drogue, mais c’est la vie hein. Cela dit ce que je préfère c’est mélanger les deux, ça c’est le pied.

En attendant, faut que je rentre au Calypso pour planquer la marchandise, mais j’ai une envie de pisser là, c’est  n‘importe quoi. Un peu plus loin, y’a des mecs du festival qui sont en train  de bricoler sur la scène principale, mais ici, y’a personne, alors je m’arrête je baisse mon jean et je pisse, ils peuvent pas me voir, enfin si peut-être mais je m’en fous en fait. Mais c’est sans compter sur ce que je viens de découvrir au fond de ma culotte. Alerte rouge !

__ Ben voyons, les anglais ont débarqué, super ! Manquait plus que ça tiens. Donc non seulement je peux pas me droguer en paix, mais en plus je peux pas non plus niquer... Vie de merde.

Techniquement, l'un n’empêche pas l'autre, mais faut quand même dire que, même moi, je suis pas fan.
Avec un soupire, je remonte mon fut et essaye de trouver des chiottes. La bonne nouvelle, c’est que je vais pouvoir en profiter pour sniffer, la mauvaise, c’est que pour niquer, c’est pas le top et que ça me fait chier royal. Je sais que le chalet et loin et vu la tâche que je me tape déjà, je préfère pas prendre la risque d’y aller sans assurance. Je m’en fous qu’on voit que j’ai mes ragnagna, mais j’ai pas 150.000 fringues, donc vaut mieux que mon jean survive quelques jours encore. Je finis par trouver des chiottes et baissant une nouvelle fois mon futal, je bourre mon slip de PQ en attendant de retourner au Calypso pour mettre ma cup. Avec un large sourire, je sors mon sachet de cocaïne et vu que j’ai pas de matos pour faire une belle ligne, j’écrase les cristaux directement sur le réservoir des toilettes avec ma carte bleue, puis je sniff avec un billet qu’il me reste de mon payement au dealer. Le mec se sent plus pisser d’ailleurs, 100€ le gramme, ça va, il m’a pris pour une rockstar ou quoi. Faudra que je discute avec lui, négocier serré pour le speed, de toute façon je préfère ça à la coke, mais là, j’avais ni le temps ni l’envie, ni la latitude pour négocier quoi que ce soit. J’ai juste grappillé les cinq euros que je roule à présent. Je suis complètement con, j’aurais dû emporter ma paille, j’aime pas snifer dans les billets c’est super dégueu ces merdes. Mais bon, j’avais pas prévu de faire un arrêt au stand avant de retourner dans notre appartement.

J’entends des bruits de… pattes griffues sur le sol du local ? Je sais pas trop ce que c’est, je dirais un chien, mais ça m’inquiète pas plus que ça sur le coup. Je snif ma petite trace bâclée, je vérifie que j’ai pas de poudre collée au nez et je m’assois à nouveau sur les WC pour laisser couler le filet de sang que je viens de sentir arriver. Bien joué Nina, flux instinctif. La coke me monte à la tête et j’entame une danse de la victoire en me rhabillant. Mais je fêterais ça plus tard finalement, parce que le chien aboie désormais hyper fort derrière la porte des toilettes. Je vérifie mes poches. Aucune croquette, ni biscuit, rien à bouffer. Qu’est-ce qu’il me veut ce canidé ?

Après avoir remis ma dope dans mes poches, je passe regarde sous la porte pour voir à qui j’ai affaire, j’aime bien les chiens et j’en ai pas peur, mais j’ai pas envie de me faire bouffer quand même. Un berger malinois, il est beau… elle est belle. Mais putain qu’est-ce qu’elle fout et qu’est-ce qu’elle me veut.

__ Tu veux quoi wahwah. J’ai rien pour toi.

Je sors la main de sous la porte pour voir le niveau d’agressivité de la chienne. Elle a plutôt l'air de vouloir jouer, mais je demande quand même, au cas où...

__ Si je sors tu vas me manger ?

Je me relève et tente une sortie...
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MessageSujet: Re: Par le bout du nez (pv Nina)   Mer 17 Oct - 23:07

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La femelle humaine embaume cette substance que Gunther a toujours traqué. Je sais que lorsqu'on trouve des paquets de ça, il affiche un air satisfait mais grave. Je sais aussi que ça le met en colère et triste quand on trouve un humain qui en a respiré. J'ai longtemps ignoré pourquoi il était en colère et triste de ça. Je ne comprenais pas. Surtout que les humains qu'on trouvait avaient l'air souvent content et détendus . Mais j'ai compris quand on a trouvé le premier "corps froid" durant une descente de police avec beaucoup de collègues de Gunther. Le jeune humain allongé était jeune. Il était tout raide et avait les yeux grand ouvert. Il ne respirait plus et il avait laissé des traces urinaires et autres sur le sol.

Ce jour-là j'ai vu Gunther détourner les yeux et frapper son poing dans le mur. Je sentais sa tristesse et j'ai vu ses yeux brillants. J'aurais voulu lui sauter dessus et lui lécher le visage pour le réconforter mais c'est interdit pendant le travail, bien entendu. Le soir de cette journée, il a vidé presque deux bouteilles de ce qu'il appelle "whisky" et il s'est allongé dans le canapé. Il n’arrêtait pas de répéter "putain de monde de merde" en pleurant. Finalement il s'est endormi et je me suis allongée au pied du canapé. Il sentait très fort ce qu'il y avait dans cette bouteille. Au petit matin, il s'est levé brusquement et il est allé vomir dans les "WC". Je crois que les humains évacuent leurs déchets en tout genre dans cette gamelle. Mon binôme était très mal après ça. Quand il est revenu s'asseoir dans le canapé, j'ai posé mon museau sur sa cuisse et gémi doucement en le regardant avec tout mon amour. Il m'a caressé entre les oreilles et il m'a dit que ce gamin avait à peine trois ans de plus que Gisele. Je ne comprenais pas trop pourquoi ça le rendait si malheureux mais je suppose que les Humains sont comme nous. Ils n'aiment pas voir des cadavres de leurs semblables surtout quand ce sont des petits. C'était à Munich quand on travaillait dans un grand immeuble avec des hommes en uniformes qui parlaient plein de langages différents. C'était avant l'accident.

Gunther n'a jamais aimé ces odeurs. Je sais que lorsqu'il va voir cette femelle, il sera en colère et triste encore une fois.  

Je vois des yeux sous la porte et un nez, des sourcils. Un sourire. La femelle a l'air très heureuse. Sa voix est amicale mais avec une pointe de crainte même si elle cherche à le cacher. "wahwah"? C'est moi qu'elle appelle comme ça ? Les humains font souvent des bruits bizarres en me voyant: "whouohou loulou" ou "wafwaf". Parfois leur voix n'est pas amicale du tout surtout quand ils sentent ces produits qu'on cherche. J'ai entendu souvent "dégage sale clebs ou je te crève avec ma lame" ou encore "ta gueule " et j'ai aussi pris des coups de pieds dans les côtés et dans la tête. Souvent, les humains que nous suivons sont violents. La vie a changé pour nous quand les pires ont percuté la voiture de Gunther. J'étais à l'arrière, dans le coffre, derrière la grille. C'est le règlement. Gisele était à côté de Gunther. Je ne pouvais rien faire, mais j'ai vu leur fourgon arriver et j'ai jappé très fort. Gunther a fait demi tour et le choc a enfoncé sa portière. Gisele pleurait et criait et moi je gémissais. Des gens sont sortis des magasins et ont couru vers la voiture qui commençait à sentir l'essence. Ils ont sorti la petite et l'ont emmenée sur le trottoir.  Les autres, ceux qui nous avaient percutés, ont pris la fuite. J'aboyais très fort en grattant la grille de mes pattes pour réveiller Gunther, mais il ne se réveillait pas. Des humains ont ouvert le coffre et m'ont pris par l'échine pour me faire sortir. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas laisser Gunther. Je ne voulais pas leur faire de mal mais je ne voulais pas laisser mon binôme. Je me suis dégagée et je grognais contre eux, le poil de l'échine tout hérissé de colère. Un homme est venu avec un long fusil et m'a piqué avec une seringue et après je me suis endormie. C'est un très mauvais souvenir et j'ai dû suivre une rééducation pour éviter d'être tuée. Gunther quand il est revenu, m'a bien expliqué que si je voulais rester avec lui, je devais faire la preuve que je n'étais pas dangereuse pour les humains. Plus montrer les crocs et grogner contre des gens qui voulaient nous aider. Ne jamais attaquer des gens qui ne menaçaient pas sa vie et celle des humains sans armes.

Ça a été très dur et difficile parce que j'ai compris que j'avais fait une grosse bêtise en montrant mes dents à ces humains qui voulaient me séparer de lui. Gunther a été longtemps inquiet après son retour de l'hôpital parce qu'on lui avait dit qu'il ne pourrait peut-être pas me garder, parce que peut-être j'étais dangereuse pour le service et mêmes pour les humains. Son chef avait même dit un mot : "euthanasie" . Et Gunther avait envoyé son "insigne " à la figure de son chef en hurlant "je démissionne". Son chef avait hurlé plus fort en disant que de toute façon, il était "réformé". Après ça, Gunther n'a jamais plus été le même. Et puis sa compagne et Gisele sont parties habiter ailleurs. Il a vidé beaucoup de bouteilles après ça. Mais il a pu me garder avec lui grâce à un groupe d'humains qui s’appelait "commission psychologique". Un soir Gunther m'a annoncé que nous étions tous les deux "réformés et mis en retraite anticipée". Je ne savais pas trop ce que cela voulait dire sauf que cela le rendait encore plus triste. Ce soir-là, il versé son verre de whisky dans ma gamelle en me disant "on se prend une cuite, ma belle!". Mais ce n'était pas très agréable à avaler et j'ai reculé en secouant le museau. Les jours ont été tristes ensuite mais je suis fière de Gunther parce qu'il a repris le sport et on s'est mis à courir  pour s'entraîner au marathon. Ses collègues venaient aussi le voir au début, puis de moins en moins. Et un jour, il a sorti la belle chemise, le beau costume et quand il est revenu, il semblait content. Peu de temps après nous avons déménagé dans cette maison sur roues où nous vivons maintenant. Gunther porte à nouveau un uniforme et je fais la même chose qu'avant à côté de lui. Nous sommes redevenus "un binôme actif" et il a un nouveau chef. Je suis très contente. J'ai même de nouveaux amis. Mais je sais que Gisele et sa maman manquent autant à Gunther qu'à moi.

Quant il travaille, il a l'air moins malheureux. Alors je suis heureuse qu'on travaille. Le travail à cet instant, c'est cette humaine qui a l'air de vouloir sympathiser. La porte s'ouvre et je découvre une silhouette menue, pas vraiment menaçante dans sa posture. Mes yeux se portent sur les siens et surveillent en même temps le ballet de ses mains. Des mains humaines peuvent saisir soudainement des objets qui donnent la mort. Elle me parle et son intonation n'est pas vraiment menaçante. Je la sens. Au delà de cette odeur tenace et interdite, de ses chaleurs, je sens une peau jeune. Plus une petite comme Gisele, mais plutôt une jeune adulte. Je sais que Gunther n'aimera pas qu'elle sente cette odeur. Ça va le rendre triste encore. Je me retiens de reculer et de gémir. Comment faire pour la marquer sans rendre mon binôme triste ? Instinctivement, je m’assois pour avoir l'air moins menaçante, tout en continuant d'aboyer par intermittence. J'incline la tête d'un air interrogatif mais je lui barre résolument l'accès à la sortie. J'attends mon binôme tout en observant le visage de cette jeune humaine qui a l'air plutôt joyeuse. Peut-être qu'elle a juste envie de jouer ... Elle n'a pas l'air si dangereuse ...

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MessageSujet: Re: Par le bout du nez (pv Nina)   Jeu 18 Oct - 16:13

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J’ai bien une arme sur moi, un petit couteau papillon dont je sais à peine me servir. Il ne m’a jamais servi jusqu’ici que pour répliquer et faire flipper les cons et non pour les taillader, quand bien même ils l’auraient mérités. Ma grand mère m’a raconté qu’à son époque, quand elle a traversé le pays pour arriver à L.A. en fuyant l’internat de bonnes soeurs, elle s’en est vraiment servi, parce que certaines de ses rencontres n’auraient pas hésité à faire de même et que le seul moyen de s’en tirer quand on fait 1m60 pour 45k, c’est d’être plus rapide qu’eux. Elle m’a dit ça quand elle me l’a donné. Elle m’a aussi, alors dit, qu’elle était trop vieille maintenant pour en avoir l’usage. Comme moi aussi je suis ni bien grande ni bien forte, c’était son cadeau pour me défendre. Heureusement, j’ai pu constater à l’usage que la plupart du temps, il suffit d’avoir une plus grande gueule que les mecs pour leur faire fermer la leur et stopper la plupart des tentatives de domination, que se soit du harcèlement ou des attouchements. Mais j’ai quand même sorti mon couteau trois quatre fois, avec des mecs vraiment trop insistants ou carrément menaçants. Je préfère encore me faire planter que de me faire violer sans répliquer. Donc je prends le risque de voir mon agresseur sortir une arme à son tour sans aucun problème de conscience ni aucune peur, je sais que ne pas répliquer serait beaucoup trop destructeur pour moi. Mais ça n’est jamais arrivé jusqu’ici.

Ma grand mère était une putain de psychopathe en fait. Cela dit je comprends, elle s’est battue pour les droits des femmes, c’était une révoltée. Je le suis aussi en un sens, mais parfois je me dis qu’on a du bol et qu’on pourrait se contenter de ce qu’on a. Sauf qu’en fait non, on a quedal, nos droits sont sans cesse remis en question quand on nous les supprime pas carrément sous prétexte qu’on porte la vie ou qu’on devient maman. En fait non, ma grand mère était pas uns psychopathe, elle voyait les choses, des choses que personne ne veut voir ou si peu de personnes en tout cas. Ces choses qu’en j’en parle à la plupart des gens, ils me prennent pour une illuminé ou pire, une féminazie qui ne souhaite que la mort de tous les hommes et la domination féminine. Comparer le combat féministe et le génocide perpétrés par les nazis. Faut quand même être gravement à côté de la plaque. C’est un peu comme si on accusait les juifs rescapés de Dachau qui dénoncent les faits historique pour le devoir de mémoire et pour que l’antisémitisme cesse, d’être des judéonazis. Je pense qu’ils seraient ravis ! D’ailleurs faut que je me fasse des t-shirt, genre féminazgul “aucun homme ne peut me tuer”, féminazie et fière de l’être. A la base, j’avais pensé à ça :

“Violence structurelles
Violences physiques
Violences sexuelles
Violences psychiques
Violences obstétricales
Violences conjugales

Toujours vivant.e.s !

Nous ne sommes pas des victimes !
Nous sommes des guerrier.e.s !

Pour celles & ceux qui en meurent.”

Mais j’admets que c’est un poil long pour un t-shirt. J'ai jamais été très synthétique, les choses ne sont pas simple, je ne peux pas avoir un discours simpliste. Ça se ressent dans mes chansons d'ailleurs, mais si j'avais plus rien à dire, c'est là que je me perdrais vraiment, tout comme Megane Tyler, ma super mamie punk.

Quoi qu’il en soit, je ne vais certainement pas utiliser un couteau contre un animal, se serait complètement contraire à mes principes et à mon positionnement politique. De toute façon, je ne compte ni la tuer, ni la blesser, ni lui faire le moindre mal et ce quand bien même je devrais me faire arrêter pour la peine. Si la chienne m'attaque, je pourrais à la limite lui mettre des coups de pieds par réflexe d’autodéfense, même si techniquement je sais que rester calme est le meilleur moyen de s’en sortir sans trop de mal face à un chien agressif. Du coup, quand je me rappelle que Mike m’a parlé d’un chien policier présent sur MIL.OA et m’a dit de faire gaffe. Je me dis simplement que je suis complètement dans la merde car le flic qui l’accompagne ne doit pas être loin et qu’avec ce que j’ai sur moi, je vais passer toute ma défonce en cellule. FAIS CHIER ! En plus je vais me faire prendre ma dope. FAIS DOUBLEMENT CHIER ! Mais du coup je comprends mieux son insistance. Elle a dû sentir ma dope, je suis tellement grillée que ça sent le barbecue.

La malinoise s’assoit en jappant de temps en temps. La bonne nouvelle, c’est qu’elle ne m’a pas mangé et qu’elle semble calme, pas trop prête à mordre ou quoi. Je m'accroupie et j’approche ma main de sa truffe pour lui dire bonjour. Par contre, elle a l’air parfaitement décidé à ne pas me laisser sortir des toilettes. Je vais négocier.

__ Bon. Ma belle. Je passe une journée merdique tu comprends, j’ai rencontré un mec et je vais même pas pouvoir niquer parce que j’ai mes règles. Donc ce que tu sens, en plus du PQ plein de sang, c’est juste pour me soigner, genre comme un médicament tu vois. Promis, je le garde pour moi, j’en vends à personne et même si tu veux je te balance le dealer parce que c’est un gros con d’arnaqueur. Mais fais gaffe, je crois que c’est pas un gentil. Bref, j’ai besoin de cette drogue pour égayer un peu cette journée, sans quoi je vais déprimer et écrire des chansons triste en buvant des litres de sky, ça va être chiant ! Tu me laisse sortir et on oublie tout. Et je t’apporte un saucisson entier pour la prochaine fois. Ok ? A moins que tu préfères le bœuf séché ?

Le flic se fait attendre. Est-ce qu’elle serait seule ? Dans ce cas j’ai peut-être une meilleure chance encore que prévu de me sortir de cette situation… Quoi qu’il en soit, cette idée de bouffe me donne une idée pour mes prochaines sorties, je vais me trimbaler systématiquement avec de quoi couvrir un peu l’odeur de la dope avec un produit suffisamment alléchant pour détourner l’attention de la belle malinoise.

__ Ça sert à rien de t'acharner, ton pote flic est pas là. Il est certainement occupé ailleurs. D’ailleurs si ça se trouve, il a besoin de toi ! Faut que t’y ailles !

Je montre la sortie. Et soudain, je tente une esquive pour prendre la fuite.
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MessageSujet: Re: Par le bout du nez (pv Nina)   Lun 5 Nov - 23:11

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Watch your honey drip, I can't keep away(Led Zeppelin → Black Dog )
La femelle humaine s"assoit face à moi et tend la main. J'ai appris à repousser mon réflexe instinctif qui dit "main inconnue = danger = mordre". Ce réflexe était très ancré dans mon héritage. Gunther a suivi des formations à ce sujet, dans un grand endroit avec des gradins. Un humain parlait  et projetait des images. Les autres humains écoutaient avec à leur pieds un chien couché , comme moi. Gunther m'avait dit "tu ne bouges pas et tu restes couchée là". Au début, c'était dur, surtout qu'il y avait plein d'autres chiens, amicaux ou pas. C'était stressant, mais ça faisait aussi partie de ma formation, c'était le protocole. Je ne comprenais pas ce que l'humain en bas des gradins disait.

Et puis il a envoyé des images. Je ne sais pas si vous le savez, mais nous, les chiens et les chiennes, on ne voit pas les images comme les humains. Je voyais des couleurs bouger sur le grand écran. Ça intriguait plutôt mais je ne comprenais pas grand chose. En revanche quand le son  a commencé, là j'ai perçu de la souffrance humaine et aussi celle des miens. Gunther aussi était très crispé et je l’entendais  dire " enfoirés, salauds quelle horreur dégueulasse !". Des chiens, des chiennes, les miens, gémissaient sous les coups des humains sur les images et puis certains se mettaient en colère et en rage. Je percevais la peur et la faim dans leurs gémissements. Ensuite, ils étaient mis en laisse, cette chose que Gunther n'utilisait jamais avec moi sauf pour les pistages. Et puis mes frères étaient frappés encore avant de partir avec leur binôme affreux. Et ces binômes hurlaient sur d'autres humains en les frappant, les poussant. Mes frères aboyaient comme des enragés et grognaient comme s'ils allaient sauter à la gorge des humains frappés. Moi, je gémissais, couchée, les oreilles en arrière, le museau caché entre mes pattes. L'humain qui parlait en bas des gradins avait dit "votre binôme est l'enfant de ces bourreaux, c'est inscrit dans les gènes" je ne comprenais pas, mais Gunther m'avait regardé furtivement d'un air navré. Et l'humains que Gunther appelait le professeur comportementaliste avait répété plusieurs fois le mot "déconditionnement". Il le disait très fort et d'un air résolu qu'ont les humains quand c'est grave. Comme il répétait aussi beaucoup: le Malinois n'est pas nazi, ce sont les nazis qui en ont fait des armes".

Plusieurs mois avaient été consacrés à me désensibiliser aux mains autres que celles de mon maître. Il y avait trois codes: main de Gunther = confiance, félicitations, réprimande, câlins. Main inconnue = neutralité, pas bouger, sentir. Main portant une arme ou serrée avec doigts repliés = menace, japper fort, montrer les dents, mordre. Plusieurs fois, Gunther avait échoué à me faire garder mon calme et avait été recalé. Ses collègues lui disaient "Kella est un beau chien mais c'est un Malinois, ça reste un chien de nazi, c'est dans les gènes de mère en fils depuis les camps, change de chien, Gunther ! Prends un berger suisse!" Mais Gunther n'avait jamais voulu changer. Il répondait "Non, vous savez bien que le Malinois est plus dévoué et fidèle au maître. Le berger suisse et tous les autres sont moins déterminés face au danger'. Fidèle, danger, deux mots que je comprends à ma façon.

Je suis fidèle à mon binôme. Certains disent mon maître. Mais Gunther n'est pas mon maître, c'est un coéquipier. Je suis sa coéquipière. Un autre écueil s'est présenté lorsque j'ai été gestante. Quand Gunther a été mis sur la touche, et moi avec, j'ai été parquée dans le chenil du district de Francfort en attente d'une décision finale à mon sujet. Deux box plus loin, il y avait un autre Malinois, un mâle. Nous nous sommes tout de suite reconnus et l'instinct l'a poussé à soulever le grillage en grattant la terre. Il s'est passé ce qui se passer à peu près entre les humains qui se séduisent. Nous avons été bien vite repérés et séparés à coups de taser. Mais un peu trop tard pour empêcher mon petit Socks de grandir dans mes flancs. Quelques jours plus tard après notre rencontre, le box de mon compagnon d'un soir était vide et les jappements de mes compagnons de cellule m'ont fait comprendre la raison. Cette excitation désespérée quand on sent que la mort est passée. Une chienne élève seule ses petits le plus souvent. On nous accouple et rare sont les duos qui ont la chance de vivre leur quotidien ensemble avec leur progéniture. Il n'y pas d'attachement durable possible sauf en de rares exceptions, quand le couple vit dans la même famille humaine, une famille bienveillante.

La Police est une famille bienveillante à certains autres égards, mais pas pour ce cas précis. Loin de mon binôme, dans ce couloir de la mort, je ne mangeais plus, je maigrissais. J'ai trompé par ma maigreur, les regards suspicieux des humains qui me maintenaient en cage. Quand Gunther, après s'être battu pour moi, m'a enfin récupérée, tous ignoraient que je portais la vie en moi. Aussi vous pouvez imaginer la stupeur de mon binôme lorsqu'il m'a vu m'arrondir et prendre les courbes d'un ballon de rugby. Il aurait pu m'abandonner et choisir un autre coéquipier, surtout après tout ce que nous avions traversé. Mais non, justement, je crois que cela nous avait soudés et que désormais seule la mort pourrait nous séparer. Gunther m'a ménagé une gestation la plus confortable possible et il a dit qu'on allait se mettre au vert. Surtout, il s'en est beaucoup voulu d'avoir proposé du whisky à une future mère. Il l'a dit en ces termes "je suis un gros naze Kella, j'ai voulu te saouler alors que tu as un petit toutou dans le ventre, pardon ma belle". Je ne comprenais pas tout à fait les mots, mais le ton et les larmes de mon coéquipier étaient sans équivoque en revanche.

Ce qui est certain, c'est que je connais Gunther bien mieux que la plupart des humains qui prétendent le connaître et j'essaie toujours de me fier à cette connaissance quand un problème se présente. Par exemple actuellement, le problème est cette humaine. Que ferait Gunther ? Que voudrait Gunther face à elle ?

En apparence, ses mains ne présentent pas de danger pour moi. Je n'ai donc pas envie de la mordre. Elle me parle, à présent. J'écoute sa voix, essayant d'en saisir les inflexions. Je sens une déception, un découragement. De la tristesse un peu. Au ton de ses paroles, je perçois qu'elle tente de m'amadouer. Elle emploie le mot médicament. Et je sais que Gunther disait ce mot en parlant des bouteilles qui sentent fort et qu'il buvait. J'incline la tête, dresse les oreilles et émet un petit "ouaf" pour dire que j'ai compris. Mais je me souviens aussi que Gunther était très mal le lendemain quand il avait pris trop de son "médicament" la veille. Il vomissait dans la grande bassine blanche sur pied et se tenait la tête en pleurant.

Le mot saucisson ne m'est pas étranger non plus et en l'entendant, je sens mes papilles frétiller et la salive qui tente de déborder de mes babines. Je redonne un coup de "ouaf" deux fois pour montrer que je comprends l'idée. Manger du saucisson toutes les deux ? Ce serait bon. Quelle excellente idée. Je secoue la tête pour montrer ma joie à cette pensée. Mais voilà que l'humaine en profite pour passer par ma droite et essayer de sortir de la pièce. Je pourrais lui sauter dessus et la plaquer au sol en lui prenant la nuque entre mes mâchoires. Manœuvre très risquée pour la proie si on ne maîtrise pas ses mandibules et ses crocs. Je me souviens que les humains qui prennent la substance qu'elle porte sur elle sont imprévisibles, encore plus que les humains de base et qu'ils sont aussi très rusés. Mais je ne veux pas l'effrayer, ni la blesser. Elle pourrait se débattre et sans que je le veuille, mes crocs acérés perceraient sa chair.

Alors, en une fraction de seconde je trouve un compromis. Je ne vais pas vraiment lui sauter dessus mais sauter à côté d'elle en pensant à l'idée de "saucisson" parce que cela m'aide. Je la suis hors de la pièce en jappant joyeusement et en faisant des bonds "ouaf ouaf". Je suis bien déterminée à la suivre partout où elle ira jusqu'à ce que quelqu'un comprenne qu'elle a besoin d'oublier sa tristesse.

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