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 A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single Malt (PV Gunther)

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Catherine Fernier
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MessageSujet: A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single Malt (PV Gunther)   Mar 18 Sep - 10:58

A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single Malt I know nobody knows
Where it comes and where it goes
I know it's everybody's sin
You got to lose to know how to win ( Aerosmith → Dream On )
La seule chose que la brune aux yeux céruléens avait gardé de son ancienne vie c’était une collection de fringues de luxe assez impressionnante. Juste une petite caravane comme elle aimait à dire à son mari qui ne comprenait absolument pas cette passion, même s’il pouvait régulièrement en apprécier le résultat sur son épouse. Evidemment, elle les mettait à disposition du festival si besoin, mais elle n’avait pas pu s’en séparer parce qu’elle aimait être bien habillée. Les matières nobles, les coupes parfaites mettant sa silhouette en valeur, les dizaine de pantalons, de chemisiers, d’escarpins, de manteaux, de robes, c’était son petit jardin secret, son antre. Elle y retrouvait l'opulence dans laquelle elle avait grandi et une certaine étiquette, un chic qu’elle avait vissé au corps. Elle avait été habituée à toujours faire attention à son apparence depuis qu’elle était née, ou presque. Oui parce que le vomit et la morve, c’est le lot de tous les enfants et même avec une petite robe, c’est pas classe. Mais elle avait toujours été apprêtée comme une princesse et sa mère lui avait transmis le goût des belles choses ainsi qu’une certaine idée. Certes l’habit ne fait pas le moine, mais il y contribue, c’est la première image qu’on donne de soi et elle est importante.

Dans sa famille, l’apparence était loin de tout faire, il fallait aussi être intelligent, cultivé et riche pour faire partie du cercle, et si possible posséder un nom à particule ou très connu. Mais même ainsi, n'est pas accepté n'importe qui au sein de l’aristocratie écossaise et anglaise. Dire qu'elle avait évolué dans ces sphères d'élite durant des années pour finir dans une caravane du plus grand festival itinérant de rock, dire qu'elle avait tout abandonné pour être avec Max et que sa famille ne voulait plus entendre parler d'elle. Dire qu'elle avait une thèse en histoire de l'art passée à l'université d'Edimbourg où elle avait fait ses études à part quelques années d'Erasmus aux Etats-Unis et à Paris. Elle en riait bien à présent de tout cela, dans ce monde du rock n roll qu’elle avait choisi, mais c’était un poids qu’elle avait porté durant toute sa jeunesse et il en restait quelque chose en elle.

Ce matin là, elle sortit de son dressing à roulette vêtue d’un pantalon portefeuille taille haute en lin bordeaux et d’une chemise en satin noir rentrée dans le pantalon avec des richelieu en cuir vernis, des chaussures avec lesquelles elle pouvait courire après ses enfants. Elle avait noué un foulard dans les mêmes tons autour de ses cheveux ainsi tenus et portait des perles aux oreilles, un bracelet en or blanc et un collier assorti. Ses ongles manucurés étaient bordeaux, mais elle n’était que très légèrement maquillée. La caravane sentait le gâteau et les enfants jouaient à se courir après autour. Max l’embrassa en partant travailler et elle observa ses enfants un long moment, assise sur les marches de leur petit chez eux jusqu’à ce que le four sonne. Un sourire étira ses lèvres et elle rentra s’occuper de ce qu’elle avait mit à cuir. Elle ressortit quelques minutes plus tard avec une assiette remplie de cookies et un sourire avenant sur les lèvres.

__ Michel, Isobel, venez avec moi, nous allons accueillir Monsieur Gunther Kurtz. C’est notre nouveau chef de la police, alors si vous n’êtes pas sage, il vous jettera en prison.

Les deux gamins s’arrêtèrent de courire et la regardèrent, un peu effrayé. Elle sourit et s'accroupit à leur hauteur.

__ Je plaisante, il est certainement très gentil et vous, vous êtes mes anges d’amour, soyez polis, c’est tout ce que je vous demande.

Michel qui connaissait l’humour légèrement décalé de sa mère fut rassuré, mais pas Isobel qui ne semblait pas vouloir suivre Kat.

__ Il a un chiot...

Isobel emboîta le pas de son frère avec un grand sourire et la brune aux yeux azurs ne prit même pas la peine de se retourner pour voir si son petit monde suivait. Elle connaissait très bien l’effet de son annonce sur les deux marmots et elle avait des cookies, ce qui ne gâchait rien.

C’est ainsi, accompagnée de ses deux enfants avec son assiette de gourmandises qu’elle alla frapper à la porte du nouveau venu.

__ Veuillez nous excuser Monsieur Kurtz, c’est Catherine Fernier, la femme du chef des pompiers. Je vous apporte des cookies, mais si on dérange, je peux les poser devant chez vous et nous repasserons plus tard.
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Gunther Kurtz
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MessageSujet: Re: A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single Malt (PV Gunther)   Mer 19 Sep - 18:11

A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single Malt I know nobody knows
Where it comes and where it goes
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Je suis parti au lever du jour pour mon footing quotidien et j'ai couru mes dix kilomètres comme d'habitude. Les écouteurs dans mes oreilles je cours, je cours. Ça me change les idées et il est important de rester en forme pour accomplir mon travail aussi bien que possible. Je cours aussi le soir pour me fatiguer dans l'espoir de mieux dormir mais cela ne fonctionne pas toujours. Parfois Kella m'accompagne et court à mes côtés avec le harnais . Mais ce matin, je me suis mal réveillé et je n'ai pas eu le temps de la préparer et d'enfermer Socks  dans le chenil pour qu'il ne fasse pas de bêtises. Je me demande donc ce que je vais retrouver à la maison comme catastrophe. Je cours à un bon rythme lorsque j'arrive dans l'allée qui mène à mon mobile home.

Je ralentis un peu parce qu'il y a du monde devant mon entrée. J'entends déjà le grondement d'avertissement de Kella et les jappements joyeux de son fils derrière la porte de ma maison sur roues. J'ai une visite. C'est incroyable. Une dame très élégante et deux enfants. Le petite fille est toute jeune et le garçon pas beaucoup plus vieux. La femme qui les accompagne porte un plat. Je les interpelle en me mettant au pas progressivement et en soufflant.

- Hey bonjour ! C'est Monsieur Kurtz que vous voulez voir ? C'est moi !

Je m'éponge le front avec mon bras et je tends une main moite à ma visiteuse.

- Bonjour Madame, bonjour les enfants. Tout va bien ? Vous avez un ennui ? En quoi puis-je vous aider ?

Kella qui a reconnu ma voix émet un petit jappement intrigué, couvert par les aboiements de son petit.

- Paix ! Kella! Socks ! Nous avons des visiteurs.

Aussitôt mes deux compagnons se taisent.
Puis je fais quelques étirement histoire de décontracter mes muscles.

- Désolé, je reviens de mon footing, je ne suis pas très présentable. Voulez-vous partager un jus de fruit avec moi sur la terrasse qui est derrière mon chez moi ? Vous pourrez m'expliquer ce qui vous amène.

En vérité, j'ai un peu honte de l’intérieur dérangé du célibataire encore empiré par les farces de Socks qui cache mes chaussettes, sales ou pas, pour les ronger. Au moins je sais que la terrasse est en ordre et plutôt agréable avec sa pelouse et ses fleurs. Et puis Socks sera moins turbulent dehors qu'à l'intérieur et Kella moins angoissée. J'ai aussi honte de ma tenue, un jogging et un t-shirt collé de transpiration. Je ne dois pas sentir très bon. J'aurais préféré avoir pris ma douche et être changé pour accueillir cette visiteuse. Cette jeune femme habillée de façon très élégante est également très belle et ses manières montrent une grande éducation. Je ne pensais pas rencontrer une telle personne dans le village. Je ne suis pas vraiment dans le même cas pour le moment et je me sens un peu mal à l'aise.  

Mon regard se porte sur les enfants qui sont certainement les siens parce qu'il y aune ressemblance frappante. Quelque chose dans le regard surtout. Une assurance malicieuse je crois. En les voyant, j'ai un serrement de cœur à la pensée de Gisele que je ne vois pas depuis si longtemps. Je pousse le portillon latéral à mon entrée et les invite à me suivre dans le jardin. Sur la terrasse en tapis de joncs il y a une table et quelques chaises en plastic à l'ombre d'un grand parasol. Des balles et un ballon traînent dans l'herbe ainsi que des jouets de Socks.

- Asseyez-vous, je vous en prie. Je vous demande juste quelques instants pour aller chercher des verres et le jus d'oranges pressées.

Il ne m'a pas échappé que le plat contient des gâteaux. Ca sent très bon et mon estomac me rappelle que je pars toujours à jeun pour courir.

- Je reviens. Je fais le jus d'orange moi-même après la course. C'est très bon pour la santé. Cachez vos cookies, je vous préviens que Socks est un peu voleur mais sa maman va le surveiller. Attention je vais lâcher mes colocataires. Vous n'avez pas peur des chiens j'espère ? Ne craignez rien, ils ne sont pas méchants ... sauf avec les méchants ...


J'ai entièrement confiance en Kella. Elle adore les enfants en plus. Elle sait remettre son petit en place quand il mordille trop ... sauf pour mes chaussettes, elle n'y arrive pas. Je me dirige vers la porte arrière de mon habitation et la déverrouille. Aussitôt la belle Kella me fait la fête puis va "inspecter " les invités tandis que Socks sort comme une fusée de la maison et se met japper de joie en apportant son os en caoutchouc à la fillette.  Je les abandonne quelques minutes pour aller préparer la boisson. Mais en entrant dans le salon pour aller vers la cuisine ouverte je ne peux retenir un juron.

- Ooohh bon sang ! Socks ! Qu'est ce que tu as encore fait !


Par terre je trouve ce qui reste d'un masque Maori que j'avais acheté dans une brocante. Les traces des petits crocs sont bien visibles. Jamais je n'aurais pensé qu'il pourrait le décrocher du mur. Les coussins du canapé tous déplacés m'expliquent comment il a pu l'atteindre.  Je grogne en allant à la cuisine. Le plus urgent ce sont mes invités qui attendent.
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Dernière édition par Gunther Kurtz le Mar 23 Oct - 21:39, édité 1 fois
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Catherine Fernier
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MessageSujet: Re: A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single Malt (PV Gunther)   Jeu 20 Sep - 14:44

A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single MaltI know nobody knows
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Kat frappa doucement à la porte. Il était tôt, avec deux petits enfants, fini les grasses matinées et elle avait tout juste pris le temps de préparer les cookies. Mais pour seule réponse, elle entendis les deux chiens, l’un qui aboyait, très fort, juste derrière la porte. Elle aurait presque fait peur à défendre ainsi la maison de son maître. Mais il en fallait plus pour impressionner la brune qui comprit très bien que la chienne fait tout simplement son job. De plus, celle-ci était cloîtrée derrière une porte qui devrait tenir le coup. Elle entendait aussi les jappements excités d’un chiot, nettement plus amical, celui-ci sortirait bien pour jouer. Mais c’est une voix venant de derrière elle qui lui répondis finalement et la fit sursauter. Quand aux enfants, un peu impressionnés par le raffut de Kella, ils s’étaient reculés attendant sagement que leur mère leur dise quoi faire.

L’élégante brune aux yeux céruléens resta quelques instants dubitative face à l’homme en face d’elle. Sa tête lui disait quelque chose, très vaguement et elle se perdit quelque peu dans cette constatation que le visage de Gunther lui était étrangement familier sans qu’elle puisse le relier à quoi que ce soit.

__ Hé bien quelle autorité monsieur Kurtz.

La jeune femme sourit et s’avança, tenant son assiette sur une main et tendant l’autre au chef de la police tandis que les enfants la suivaient en se cachant derrière elle. Un peu stressée par cette arrivée, et aussi par le fait que du coup, elle ne tombait pas très bien, elle se mit à parler beaucoup et vite.

__ Tout va bien rassurez vous. Nous sommes simplement venue vous souhaiter la bienvenue à Miloa. Catherine Fernier, enchantée. Et voici Michel et Isobel. Maxime a dû aller inspecter le site avec son équipe. C’est mon mari, le chef des pompiers. Je suis certaine qu’il se fera une joie de partager une bière avec vous une autre fois.
__ Bonjour Monsieur Kurtz.
__ Bonjour Monsieur Kurtz. C’est vrai que si on n’est pas sages vous allez nous mettre en prison ?

Michel s’était lancé en premier pour arrêter sa mère et la petite brune avait suivi le mouvement avant de se cacher à nouveau dans les jambes de sa mère après sa question qui fit rougir de honte sa génitrice, consciente que c’était entière sa faute. Il lui fallait toujours un petit temps d'adaptation face aux inconnus et Kat respectait cela. Elle n’on plus n'apprécierait pas franchement que de parfaits inconnus vienne l’embrasser ou lui pincer les joues. Et comme tous les enfants, quand elle ne comprenait pas quelque chose ou qu’elle avait un doute, elle demandait, tout simplement, quitte à ressortir les petits mensonges paraissant anodins que les adultes pouvaient utiliser. La menteuse préféré changer de sujet au plus vite :

__ Ne vous inquiétez pas, j’ai l’habitude, aussi incroyable que cela puisse paraître, mon mari transpire aussi quand il court.

Kat sourit d’un air espiègle, essayant ainsi de détendre l'atmosphère et de faire en sorte qu’il se sente à l’aise. Elle ne l’était pas elle même totalement, elle avait vraiment l’impression d’arriver comme un cheveu sur la soupe et pourtant il était très aimable et accueillant malgré les circonstances. D’autres auraient été plus grognons et l’auraient renvoyée chez elle avec ou sans cookies. Le fait qu’il soit en nage et en survetement ne la dérangeait pas, il rentrait de footing, c’était on ne peut plus normal, Max aussi courait tous les jours, elle était donc bien placée pour comprendre leur besoin à tous les deux de rester en forme et pour ne pas s’en offusquer. S’il courait en costume trois pièce, en restant sec et en sentant la rose, là ça aurait été très étrange.

__ C’est très gentil à vous de nous inviter, mais vous devez rêver de prendre une douche, nous pouvons repasser dans un quart d’heure.

Gunther était déjà parti dans le jardin et les enfants lui avaient emboîté le pas sans attendre, pensant aux cookies et au jus de fruit plus qu’à la bienséance. la brune haussa les épaules avec une moue mi résignée mi amusée et passa le portillon. Evidemment, il avait un jardin clos, avec deux chiens cela vallait mieux. Michel se jeta sur le ballon et Isobel sur l’assiette que sa mère venait de poser sur la table.

__ Nous ne sommes pas les méchants !

La jeune femme aux yeux azurs souriait toujours. Elle avait confiance en Gunther et en son chien policier, c’étaient des bêtes bien dressées qui ne mordaient que si on leur demandait ou presque. Aucun risque donc, surtout s’il le confirmait lui même. De plus, elle veillait au grain. Elle s’accroupit aux cotés d’Isobel et tendis sa main au berger malinois pour qu’elle la renifle, invitant sa fille à faire de même. Mais Socks qui à priori n’avait pas sauté sur la table pour voler les gâteaux, venait faire à la fillette une proposition qu’elle ne pouvait pas refuser. Cependant, il se rendit rapidement compte qu’elle avait un cookie entamé à la main et ne manqua pas de lui chiper. Heureusement, son enthousiasme à jouer n’avait pas faibli et empêcha Isobel de fondre en larmes. Elle se saisit du jouet et le lança aussi loin qu’elle put, soit, à trois mètres de la, deux mètres que Socks eut tôt fait de parcourir, aller retour pour recommencer. Michel rappliqua bientôt, délaissant le ballon et les trois enfants se mirent rapidement à jouer ensemble comme s’ils appartenaient à la même meute depuis toujours, sans se poser de questions. Pendant ce temps, les mamans faisaient connaissance. Une fois les présentations faites, et l’odeur de l’humaine analysée par le fin odora de la chienne, Kat tendit une main pour la caresser.

__ Bonjour ma belle. Alors dis moi, c’est qui le gentil flic et le méchant flic dans votre duo ?

C’est alors que Kat et Kella tournèrent la tête en même temps vers l'intérieur du mobile home en entendant Gunther pester. A priori, le chiot a fait une grosse bêtise.

__ Tout va bien Monsieur Kurtz ? s’enquit la jeune femme en passant la tête par la porte, découvrant ainsi le désordre. Ah oui, il a vraiment mis le bazar. Laissez moi vous aider...
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Gunther Kurtz
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MessageSujet: Re: A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single Malt (PV Gunther)   Lun 24 Sep - 19:53

A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single Malt I know nobody knows
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Je suis en train de presser mes oranges tout en écoutant les voix joyeuses des enfants et  de Socks dans le jardin. C'est quelque chose qui me rappelle de bons souvenirs. Lorsque Gisele et ses cousins jouaient dans notre terrain au bord du Main. Je souris aussi en entendant la question de mon invitée à Kella. Je crie de la cuisine:

- Hey! Pas  de méchant flic ou de gentil flic dans notre duo ! On alterne selon les circonstances mais je mords moins bien les mollets qu'elle !


Je suis en train de ranger le plan de travail lorsque Catherine  apparaît sur le pas de la porte. Je ne l'avais pas remarqué sur le premier moment mais les traits de son visage me rappellent quelque chose. Pourquoi?  Une affaire ? Et quelle affaire ? Mon "braincomputeur" se met en activité. Souvenir du temps où je travaillais pour Interpol. Nous avions un équipement hightech  mais rien ne remplace jamais la célérité de connexion d'un enquêteur de terrain qui peut faire des interconnexions qu'une machine ne fera que quelques semaines plus tard. Parfois trop tard.

C'est le facteur humain. Le fait qu'on discute entres collègues qui n'ont pas forcément des intérêts communs sur le plan professionnel. Par exemple une affaire résolue sur un trafic de drogue l'avait été bêtement par un rapprochement inattendu. Les dates de passage d'un groupe de rock dans différentes capitales européennes et l'inondation du marché de la drogue par une merde sans nom qui avait fait déjà 15 victimes parmi des jeunes. C'était en discutant avec un collègue de la brigade audio visuelle que j'avais fait le recoupement. Il m'avait parlé de cette tournée d'un groupe qui était piraté à chaque concert, filmé sans autorisation et dont les vidéos étaient revendues à prix d'or. Les types opéraient avec des go-pro hyper sophistiquées intégrées dans leurs bonnets. J'avais trouvé ça très drôle et ingénieux et les fraudeurs s'étaient finalement fait serrer au août  parce que les bonnets devenus peu crédibles, ils avaient continué avec des casquettes.

Malheureusement c'était beaucoup plus aléatoire avec un coup de vent. A trop vouloir être gourmands ... ils avaient fini par se faire prendre et leur dernier film s'était terminé par leur arrestation. Quand mon collègue m'avait parlé des dates de la tournée, j'avais tiqué. Ces dates me rappelaient quelque chose. De retour dans mon bureau, j'avais ouvert le dossier stup en cours et les dates où nous avions été alertés par des pics de malaises par overdose coïncidaient avec celles du groupe. Pour moi c'était clair, il y avait un lien. Bien sûr, j'avais demandé le visionnage des films pirates et après de longues heures à m'user les yeux sur des concerts metal, j'étais tombé dessus. Les pirates, sans le vouloir, avaient filmé des transactions sous le blouson à l'entrée des concerts. Assez pour identifier les dealers et les coffrer. Peu de temps après, le réseau tombait en son entier. Après avoir écarté toute complicité avec ce réseau, les cinéastes "amateurs" ont été placés sous protection dans le cas où les trafiquants essayeraient de faire pression. Une légère remise de peine fût négociée en échange de leur témoignages rendant authentiques les prises de vues.

C'est ainsi qu'on peut résoudre de façon inattendue des affaires insolubles: en rapprochant des informations qui a priori n'ont aucun lien. Pourquoi le visage de Catherine Fernier me semble -t-il soudain si familier? J'en suis presque certain: c'est parce qu'elle m'a aidé à résoudre une affaire. Mais laquelle, laquelle bon sang ? Ma mémoire est si embrouillée depuis l'accident. C'est en voyant sa silhouette agréable se dessiner dans le contre-jour que j'ai eu ce flash mais est-ce le bon moment de poser des questions alors que ses enfants jouent dans le jardin ?  Pas du tout. Il y aura d'autres possibilités. Nous sommes voisins. Quel voisinage agréable d'ailleurs. Et touchant. Elle m'a parlé de son mari que je connais de vue. Jess Cameron nous a présentés. Je me dis qu'il doit moins suer que moi car il est plus jeune et sa condition physique a l'air excellente. Quelle jolie famille. Des enfants adorables. La question de la fillette m'a fait sourire. La Police a toujours l'effet de produire la crainte et certains parents utilisent cette crainte comme levier. Mais je préfère toujours expliquer mon travail comme celui d'un protecteur des plus vulnérables. Une petite discussion avec ces bambins pourra les rassurer même si j'ai l'impression que Kella et son fils sont déjà acceptés par la petite tribu Fernier.

La maman me propose de l'aide pour réparer le désordre de Socks. Je suis douteux qu'on puisse restaurer cette antiquité que j'aimais beaucoup.

- Hu ! Je ne sais pas si quelque chose est à tenter. Un lion a attaqué ce pauvre masque Maori que vous voyez vers le canapé.

Je plaisante pour détendre l’atmosphère mais je suis vraiment contrarié parce que ce masque est quelque chose de précieux. Une sorte de porte-bonheur. Le gardien de la tribu Kurtz. Gisele l'aime beaucoup. J'ai fini le pressage des oranges et rangé les restes dans le composteur. Le pot est bien rempli et, après l'avoir placé sur un plateau avec des verres et des glaçons,  je l'apporte dehors en passant devant Catherine. Lorsque je la croise, l'impression de connaissance que j'ai eu plus tôt revient en force. C'est troublant. Je sers mes invités et j'appelle les enfants. C'est un plaisir de les voir courir avec Socks en tous les sens et trop drôle de voir Kella qui les suit du museau comme si elle regardait un match de tennis. En bonne mère attentive, elle donne de la voix dès que son chiot veut garder le jouet et je suis fier de voir qu'il le lâche aussitôt pour le céder aux petits.

- Allez ! Venez goûter à ça ! Vous me direz ce que vous en pensez !

La bonne odeur de l'orange est mêlée à une autre moins agréable. C'est moi qui sens comme une chèvre. Je me tourne vers mon autre invitée.

- Venez vous asseoir vous aussi Catherine. Je vais vous laisser surveiller ce petit monde pendant que je vais prendre une douche. C'est mieux pour tout le monde.


J'ai dis ces mots en levant mes yeux au ciel et en flageolant pour mimer un malaise en riant.

- Je n'en ai pas pour très longtemps ! Douche militaire ! Vous connaissez !



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Catherine Fernier
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MessageSujet: Re: A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single Malt (PV Gunther)   Mar 25 Sep - 12:58

A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single MaltI know nobody knows
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Kat sursauta en entendant Gunther l’interpeler depuis la cuisine, surprise, elle mit une main sur son cœur en reprenant son souffle. Elle pensait pourtant avoir parlé assez bas, mais elle avait oublié que niveau isolation sonore, les mobile home étaient souvent très succincts et qu’on entendait à peu près tout. En tout cas, il lui avait fait une peur bleue l'espace d'un instant, mais elle savait que ça n'était pas le but de son interventions et elle éclata de rire à la plaisanterie du chef de la police. Elle répondit, tout en regardant Kella d’un air complice.

__ C’est tout le problème avec les bipèdes, ils n’ont pas la gueule à la bonne hauteur.

L’ancien policier d’Interpol la fixait, et l’ancienne étudiante en histoire de l’art le fixait aussi, sans savoir trop ce qu’il cherchait ni ce qu’elle cherchait à découvrir sur ce visage, ignorant toujours pourquoi il lui rappelait quelque chose. Elle devait tirer un tête de trois kilomètres de long à essayer de remettre le puzzle en place, mais impossible. D’autant qu’elle surveillait du coin de l’œil sans en avoir l’air ses enfants qui jouaient avec les chiens et qu’elle essayait, en vain, de ne pas le regarder avec trop d’insistance quand même. Parce que ça n’était pas très poli et que cela pourrait être parfaitement mal interprété et que Max était un homme adorable, mais un peu jaloux quand même, bien qu’il avait dû mettre de l’eau dans son vin et surtout faire confiance à sa femme au fil des années passées avec une aussi séduisante créature que Kat. Si non il aurait passé son temps à se battre. Pour pas grand chose d’ailleurs avec une épouse folle amoureuse de lui, et strictement hermétique aux autres hommes. Mais elle se montrait toujours avenante et gentille si bien que, peut-être, parfois, certains essayaient de profiter de la situation. Sauf que la brune aux yeux azurs était une personne optimiste et enthousiaste, très ouverte et à l’écoute des autres, mais pas non plus complètement naïve, même si parfois elle mettait du temps à se rendre compte que quelque chose clochait. Elle refusait de voir le mal chez la plupart des gens, sauf peut-être avec ceux qui faisaient du mal aux enfants, là elle avait du mal à envisager de pouvoir les pardonner. Mais elle savait mettre de la distance quand cela s’avérait nécessaire, la plupart du temps avec tacte et tempérance, mais si cela ne suffisait pas, elle savait se défendre. Enfin non, mais elle pouvait essayer. Probablement. Les mots pouvaient être des armes… Bon, cela ne fonctionnait pas avec tout le monde.

__ Il y a un lion en liberté dans MIL.OA ?! Alertez la sécurité !

La brune prit un air effrayé puis se mit à rire. Elle observa les morceaux du masque avant de faire la grimace, il était salement amoché. Il n’aurait plus jamais la même allure qu’avant, mais peut-être qu’en recollant le tout avec soin, il pourrait retrouver sa place. Les dégâts causés par le chiot feraient partie de l’histoire de ce trophée désormais, cela était certain ! Elle reposa son regard sur Monsieur Kurtz et se rendit alors compte qu’il mettait les peaux des oranges dans un composteur.

__ Vous avez un composteur ! Génial ! J’ai un potager en pot, si vous voulez je vous donnerais des graines ! J’ai de la colle forte aussi, on verra si on arrive à réparer ça… il sera peut-être encore plus effrayant finalement. Cela dit, si ça peut vous rassurer, d’un point de vue artistique, il n’a aucune valeur à part celle qui lui conférez, les maori ne portent pas de masques rituels, c’est donc un faux. Leurs masques sont leurs tatouages et les sculptures de visages sont destinées à la protection des lieux ou des objets, généralement intégrés dans l’architecture de la maison ou de la pirogue. Si j’en crois la forme qui est bien celle d’un masque et non d’un pilier ou d’un bas relief, il ne s’agit pas d’un élément décoratif, mais d’un objet destiné... aux touristes.

La jeune maman espérait ne pas avoir trop écorné la valeur sentimentale de cet objet probablement important pour Gunther, mais elle se devait de rétablir la vérité. Elle s’installa et n’eut pas besoin de rappeler les enfants qui se précipitèrent à table après avoir bien joué avec Socks. Elle sourit en écoutant le policier plaisanter sur son odeur, effectivement, une douche s’imposait, mais elle se garda bien d’en rajouter. Sur l’invitation de Monsieur Kurtz, elle s’assit après avoir installé Isobel à table, car autant Michel était parvenu à se hisser seul sur un chaise, autant la petite semblait en difficulté dans son escalade.

__ Je connais. Mais prenez votre temps, je veille au grain avec Kella.

La chienne avait un sacré tempérament et plus d’autorité encore sur son fils que Kat sur ses rejetons. Socks se plaça en embuscade à côté des enfants pour récupérer la moindre miette de cookie susceptible de leur échapper des mains. Mais lorsque la petite fille lui tendit carrément son biscuit, ne résistant pas à ses yeux de chien battu et pensant certainement qu’il n’avait pas été nourri depuis trois jours, la brune aux yeux céruléens intervient.

__ Non ! Les cookies c’est pas pour les chiens, le chocolat et le sucre en général, c’est très mauvais pour eux ma chérie.

Quelques miettes, quelques restes, cela pouvait passer, mais si la gamine se mettait à lui donner tout son petit déjeuner, Socks allait vite perdre de sa vitalité, ce qui serait dommage, sauf pour les faux masques maori peut-être. Et puis il fallait qu’il reste des gâteaux pour Gunther à son retour et connaissant Isobel et la capacité des chiens à obtenir ce qu’ils voulaient et à ne pas savoir se restreindre pour manger n’importe quoi, il y avait fort à parier que l’assiette entière allait y passer. En plus donner à manger à table à un animal était une bien mauvaise habitude et autant Kat ne savait pas comment le policier dressait ses bêtes, autant elle ne voulait pas être responsable d'annihiler ses efforts. Néanmoins, la brune était en train de réfléchir à leur faire un gâteaux spécial pour eux aussi, quelque chose de sain et de gourmand avec une majorité de protéines. Elle trouverait bien une recette.
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MessageSujet: Re: A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single Malt (PV Gunther)   Mar 23 Oct - 21:43

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Sous la douche, je me détends et je souris en repensant aux paroles de Catherine. C'est rare de trouver quelqu'un qui répond à mon humour. Ma femme savait le faire avant cet accident. Maintenant, elle ne me voit que comme un fou qui a mis notre fille en danger et qu'elle doit tenir à distance. Je m'ébroue en me rinçant, autant pour chasser l'eau que pour pour me débarrasser de cette douleur qui me colle à la peau.

J'ai toujours fait ça pour chasser les idées noires qui s'accrochent à moi après une "sale affaire". Mon amour me disait souvent que je ressemblais plus à Kella qu'à un foutu humain dans ce moment. Le souvenir d'Hilda et de ces moments de complicité douce qu'on partageait me fait tellement mal. Mais je n'ai pas le droit de le montrer. Je suis responsable. De tout. C'est ce qu'à conclu la commission psychiatrique. Ils ont aussi dit que je devais me pardonner et me reconstruire.

Ce nouveau travail est une étape vers cet démarche. C'est aussi une tentative de réhabilitation envers ma famille. Je dois aller de l'avant et la découverte de ces nouveaux voisins et un peu de baume pour mon coeur. Je ne dois pas me laisser aller à des pensées noires. J'imagine Socks le lion en train de s'acharner sur le masque, qui est un faux, selon la révélation, de Catherine. Son explication me laisse penser qu'elle s'y connait dans le domaine. Mon esprit fouille dans les souvenirs de trafic d’œuvres d'art que j'ai eu sur mon parcours. C'est peut-être ça ? Il est possible qu'elle soit intervenue en qualité d'expert ? Mes souvenirs sont tellement confus. Quel bordel.

Je me sèche et j'enfile une tenue civile toute propre. Je ne prends mon service que dans l'après-midi. Je sors de la salle d'eau et traverse le salon. Mon pied bute sur le masque abîmé. Je le ramasse avec soin et l'apporte sur la terrasse où je découvre la belle petite tribu en train  de siroter le jus de fruits en croquant les cookies. J'en prends un au passage et je mords dedans.

- Oh félicitations au chef de cuisine ! C'est délicieux ! Mais je vois que Socks est de mon avis!  Espèce de vilain petit gourmand ! Arrête de loucher sur les gâteaux ! N'y pense même pas ! Tu as eu ta ration ce matin et tu attendras ce soir !


Immédiatement le chiot se retire pour aller mordiller un jouet sur la pelouse et Kella émet un jappement approbateur avant de se coucher à mes pieds. Je me tourne alors vers Catherine et, après avoir avalé une gorgée de jus d'orange, je me risque à lui poser la question que me brûle les lèvres.

- Dites-moi Catherine, est-ce qu'on ne se serait pas croisés quelque part ? Quelque part ailleurs qu'ici ?

C'est assez étrange comme question, venant d'un flic qui est censé se souvenir de tout. Je me frotte le front et je poursuis avec un certain malaise tout en observant les enfants qui ont quitté la table pour retourner jouer avec Socks.

- Cette question doit vous paraître étrange venant d'un policier, mais j'ai de gros problèmes avec ma mémoire depuis quelques temps ...  

Je me sens mal, je ne me sens pas tout à fait prêt à affronter ce passé confus et douloureux . Ma vue se brouille d'un voile de larmes que je veux cacher. Je tourne le visage vers la pelouse et je dis d'une voix nouée:

- Vos enfants sont vraiment adorables. Tous les enfants le sont en un sens, mais peu ont ce respect des êtres vivants que je vois chez Michel et Isobel. Kella et Socks sont éduqués pour ne jamais mordre un enfant mais je peux avouer que parfois leur patience est mise à rude épreuve par certains. Qui aimerait se faire tirer les oreilles, les poils ou la queue par de petites mains ? Ou encore servir de cheval sans avoir demandé sa permission à l'animal ? Et quand je les vois jouer ainsi, je vois de la retenue et du respect pour la sensibilité animale. Vous avez des animaux vous-même ? Chez vous ? Ou peut-être leur père et vous même avez grandi dans ce respect de tout ce qui est vivant ?


Je tapote le bord de la table d'une main nerveuse et je respire un grand coup. Puis je me tourne vers mon invitée.

- Pourrais-je inviter un jour votre clan au complet à partager la gastronomie de mon pays. Je vous ferai une bonne choucroute. Bon, je dois bien avouer que ses origines lointaines seraient plutôt situées en Chine, mais nous avons su y associer de la bonne bière et quelques charcuteries typiques. Ça reste un plat qui tient chaud au cœur et au ventre. Je tiens de ma grand-mère une recette de fermentation du chou très typique dans le single malt.

Je hausse les sourcils en tripotant mon verre.

- Voulez-vous venir aussi goûter cette spécialité ? Je sais qu'aux States vous aimez mieux la viande grillée des grands barbecues . Max est originaire de New York, n'est ce pas ? J'ai cru reconnaître son accent.


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A Mountain of Home Made Cookies and Two Squirts of Single Malt (PV Gunther)
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