Things are not what they seem to be.
MIL.OA. Ce projet de dingue qui est passé pour l'idée d'un fou à son origine a été construit par Jess Cameron. Un visionnaire et mystérieux bonhomme qui mène son équipe d'une poigne de fer.
Cette structure qui semble parfois dotée d'une conscience a donc un dirigeant, ses adjoints, sa police, ses lois, ses corps de métier, son hôpital, son école, son collège et son lycée et même ses lieux de culte. Tout cela pour prendre soin de ses habitants, ses citoyens de la naissance à la mort.
MIL cache derrière ses rideaux et ses light show un terrible secret. Sauras-tu le découvrir ?
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Quelle réalité sordide se cache derrière MIL.OA ?
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◘ Laissez-vous séduire par l'éventail de plaisirs auditifs que vous offre le festival en allant faire un tour du côté des Stages.
◘ Découvrez la vie quotidienne de nos festivaliers, émaillée de suspens, d'amour et de désillusions. Passions, amitiés se tissent dans une ambiance survoltée.
Evénements
◘ MIL.OA est actuellement installé en Allemagne, à Francfort.
◘ Les concerts ont débuté depuis le 7 août !
◘ Une mystérieuse organisation fait pression depuis des mois sur certains musiciens.
◘ Des événements étranges se produisent quelques jours avant le début du festival.
◘Jess Cameron, son créateur, est dans la tourmente après les révélations de son meilleur ami.
◘ Qui est cette jeune femme inconnue qu'il a pourtant l'impression de connaître ?
MIL.OA.
Music is Life Open Air

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 L'heure du vengeur masqué (ouvert aux Miliens)

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PETS
Messages : 1
Date d'inscription : 14/02/2019
Bella
L'heure du vengeur masqué( Redbone → Come on and get your love ) Vous savez pas ce que c'est de naître dans un camion qui transporte du matériel de concert. Y a des caisses noires partout partout, empilées et maintenues par des sangles. Heureusement remarquez, parce qu'un 38 tonnes qui passe sur une bosse, ça secoue un peu dans la remorque. Maman s'était installée entre une longue caisse qui contenait des bâches de toile (on l'a su plus tard quand ils ont gueulé parce qu'elles étaient pleines de trous) et des rangées de tubes métalliques. Elle avait rongé quelques caisses et câbles pour faire une sorte de nid et attendre notre venue. Maman, sa chaleur, l'odeur de sa peau, ses poils tous doux sous le ventre, son cri pour nous rassembler. Qu'est-ce que ça me manque ! Quand elle n'est pas revenue une nuit, qu'est-ce qu'on a gémi mes deux frères et mois blottis les uns contre les autres. Puis  l'un d'entre eux n'a plus bougé. Alors on a changé de nid, les deux survivants. Puis mon autre frère n'est pas revenu du bois un jour.

Depuis, je suis toute seule et je me débrouille. Je grandis. Finalement ce clan d'humains, ce n'est pas si mal. Il n'y a pas trop de prédateurs, à part les chiens. Les humains ne sont pas vraiment des prédateurs, tant qu'ils n'ont pas ces longs bâtons qui crachent du feu. Ne me demandez pas comment je le sais. Je le sais, c'est tout. Ceux-là  ont tout un tas de trucs mais pas ça. Ils bâtissent de sortes de cages ouvertes d'un côté avec un tas de tubes en métal. Ils s'agitent toute la journée et dorment une courte nuit. La journée je vais du côté des petits humains si j'ai un petit creux, mais c'est la nuit que je fais mes provisions.

Les petits humains sont plus à ma taille et ils sentent bon des choses à lécher. Leurs parents les regroupent par âge, finalement un peu comme nous. Ceux qui marchent depuis peu vont dans un endroit où ils passent leur journée à pousser de petits cris, à rire et à pleurer, et aussi à remplir les sacs de crottes qu'ils ont accrochés aux fesses. Des mamans leurs changent et les font manger. Dans les poubelles par là, il y a vraiment de bonnes choses entre les sacs de crottes. Et puis il y a les petits d'humains qui savent courir, sauter et se battre. Ceux là vont dans un endroit où une cloche sonne et ils se mettent tous en groupe pour rentrer avec un adulte dans une maison quand elle sonne. Ils restent longtemps enfermés la-dedans. Ils sont bizarres les humains. Quand ils sortent, ils ont des choses bonnes à manger dans leur main et souvent il en font tomber en courant. Et je récupère leurs miettes sauf quand il leur arrive de les ramasser pour les manger. Ça arrive et quand ça arrive, je suis déçue bien sûr, mais ça prouve qu'ils sont malins. On ne laisse pas une miette quand on ne sait pas de quoi demain sera fait. Parfois certains me voient derrière le grillage et me donnent un morceau. Ils sont étranges. Peut-être qu'ils pensent que je suis l'une des leurs ?

Mais parfois je me demande si je ne suis pas l'une d'eux. Juste un peu différente. En fait je ne sais pas. Ils ont moins de poils que moi, mais certains de leurs pères qui pissent partout autour de ce champ, en ont quand même beaucoup. Et si j'étais une humaine ? C'est dur d'être toute seule et je ressens parfois l'appel des bois, mais mon frère l'avait senti aussi et il n'est jamais, jamais revenu. Alors j'ai décidé que j'attendrai d'être plus forte et grande pour tenter  l'aventure. Et puis dans les jours plus humides ou froids, je peux trouver des endroits chauds chez les humains. Ce qu'ils dégagent comme chaleur avec leurs gros blocs de métal en tout genre. Ils en ont pour tout : faire la lumière, le froid, le chaud, et puis le bruit. Ils branchent plein de tiges noires des uns aux autres et ça ronronne et ça fait de la chaleur en tournant. Alors je me cale dans un trou derrière un de ces blocs et je dors au chaud.

Il faut faire le tri et ça fait souvent du bruit parce que je dois renverser les poubelles. Quand j'ai de la chance, la première est la bonne et ça ne les réveille pas. Mais si je dois faire ça avec une deuxième puis une troisième poubelle, là le bruit les fait se lever et ils sortent en criant de leur boite. Quand c'est comme ça, je dois vite me cacher et parfois fuir à l'autre bout du champ quand ils ont un chien. Je déteste les chiens. Sans eux, ce serait le paradis ici.

J'ai repéré un nouvel endroit, là où ils doivent stocker toute la nourriture et les choses qu'ils échangent contre des feuilles de papier sales. Là, vu l'odeur, c'est du premier choix pas un peu flétri ou déjà grignoté.Ce dont je me contente très bien parce que je ne suis pas vraiment difficile, mais là, c'est bien trop tentant pour que ma petite truffe de racoon  y résiste. Alors, je me glisse entre toutes ces énormes boites fermées qui ont, pour la plupart, perdu leurs occupants de la journée, tous partis dormir dans d'autres boîtes et je cherche une entrée, un trou, une fente ou un carré qu'ils auraient laissé ouvert. Ils appellent ça une fenêtre.Je dois me méfier parce que certains de ces humains travaillent tard et que certaines boites sont encore occupées et éclairées. Je trouve un petit carré entrebâillé et je m'y glisse.

Voilà! C'est la joie! Il y a toutes sortes de bonnes pousses tendres rangées dans des boites en bois ouvertes. Il fait un peu frais ici, mais ce n'est pas grave! Je vais me régaler! Un vrai festin que je vais me faire, je vous le dis ! Et puis, un peu plus loin, des boites en carton qui renferment des graines sucrées, je les sens d'ici et après avoir attaqué une botte de poireaux, et quelques carottes tendre, je me rue sur ces boites. J'en fais tomber une rangée avant d'en ronger une et de me taper une ventrée.

C'est là qu'une lumière s'allume et qu'une voix humaine hurle à l'autre bout de la pièce.

- Qu'est ce que tu fais là espèce de voleur !


Saisie de terreur, je mets immédiatement mes pattes en l'air.

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MEDICS
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Johanna Steiner
L'heure du vengeur masqué( Redbone → Come on and get your love )Après une journée bien remplie à soigner quelques fractures, coupures et brûlures dont sont victimes Miliens comme festivaliers, je fais une petite pause dans la salle de garde pour passer en revue le planning de la semaine. Rien de très grave en prévision d'ailleurs, même si certains Miliens font un travail dangereux en assemblant les échafaudages des scènes et les différentes structures du site. Monsieur Cameron est très à cheval sur la sécurité de ses employés et les chefs d'équipe veillent à ce que les consignes soient appliquées. Pour autant, il arrive que l'un d'entre eux glisse en escaladant une structure. La chute n'est jamais mortelle grâce au harnais de sécurité obligatoire, mais il arrive qu'une fracture soit au rendez-vous avec un choc sur des tubulures. Heureusement qu'ils portent des casques, évitant ainsi les traumas crâniens.

Enfin, il y a toujours des têtes brûlées, comme Sean Fitzpatrick, ce technicien son et lumière qui a fait une chute l'été dernier et a heurté de la tête une barre métallique. Monsieur avait oublié de remettre son casque après avoir parlé à une hôtesse. Tu parles ! Les hommes je vous jure ! Tout ça pour faire craquer la demoiselle avec sa chevelure magnifique. Il faut dire que l’Ecossais a du chien et ne laisse pas les éléments féminins de mon équipe indifférents. Il fallait les voir se disputant pour prendre en charge le patient... Qui n'avait rien de patient d'ailleurs. Arrivé un peu sonné avec un choc au pariétal droit, le monsieur voulait repartir sitôt que Jess Cameron, qui l'avait amené en personne, avait tourné les talons. Il avait fallu toute la force de persuasion musclée et irlandaise de Daeglan, notre infirmier de choc, pour le maintenir sur le brancard jusqu'à la salle de radiographie. J'avais noté que l'entêtement écossais et irlandais s'équilibraient par des blagues salaces au sujet des tenues de mon équipe féminine et si ce constat me tirait quelques froncements de sourcils réprobateurs, après tout, cela permettait de soigner les coqs hardis qui se perchaient sur les superstructures de MIL.OA.

Mais c'était là les cas les plus sévères et en général, je n'avais que des sutures de bosses ou des brûlures au barbecue à traiter. Sans parler des gueules de bois et coma éthyliques plus délicats, des overdoses plus ou moins graves et de la prévention des MST et autres conséquences factuelles des comportements désinhibés de certains festivaliers. Mais la saison n'étant pas encore ouverte, c'était plutôt calme à ce niveau. De toute façon dans un cas critique, on demandait l'évacuation immédiate vers le centre hospitalier de la ville la plus proche. Le plus gros de mon travail tenait en fait à vacciner les enfants des Miliens, et, plus largement, à faire un suivi sanitaire et psychologique de toute notre communauté. Enfin, pour ceux qui en manifestaient le besoin concernant le pan psychologique. Les convaincre de l'utilité de la chose n'était pas une mince affaire, bien que nécessaire à mon sens. En effet, nous vivions plus ou moins en vase clos comme sur un navire, même si les Miliens étaient libres de sortir de l'enceinte de MIL.OA. durant leur temps libre. Rares étaient ceux qui le faisaient. Ce constat m'avait surprise au départ. C'était comme s'ils répugnaient à sortir du giron familial de notre festival. Puis, en consultant leurs dossiers, j'avais fait un constat étonnant. La plupart d'entre eux avait un passé à problèmes avec pertes de mémoire et troubles psychiques, désordres du sommeil. Je comptais bien rencontrer prochainement mon patron, Monsieur Cameron, pour lui en faire part.

Cette journée avait été plutôt calme finalement et c'était une bonne chose tout bien réfléchi, parce j'avais des soucis à la maison. Jason n'allait pas bien ces derniers temps et je devais me montrer patiente et à l'écoute pour l'aider. Tandis que j'annotais le planning pour supprimer quelques inscriptions sauvages de Daeglan qui aurait passé sa vie à l'hôpital si je ne veillais au grain, mon téléphone vibra et je lus avec un sourire tendre le message de Jason. "Boîte de lait de Dylan au tiers ce matin, pas eu le temps d'en acheter une. Encore au boulot jusqu'à minuit. Peux-tu passer au magasin du village avant rentrer maison ? Je t'aime ma belle. A très vite." Jason était un vrai papa poule et je me doutais bien qu'il avait zappé à cause de la perquisition de sa boutique, prévue aujourd'hui par le chef de la police. Le connaissant, il avait dû criser devant son stock tout mis en désordre par la police et était en train de tout remettre en ordre pour pouvoir ouvrir le lendemain. Je répondis à mon homme "pas de souci, je passe après la fin de mon service, la boutique de Betty sera encore ouverte. je t'aime. Ne te tue pas à la tâche!"

Je passai rapidement au vestiaire pour me changer et prendre mon sac à main puis d'un pas résolu, je sortis de l'hôpital, bien décidée à acheter la boîte de lait mais aussi quelques victuailles pour faire un bon repas en amoureux. Ensuite je passerai à la crèche avant sa fermeture pour aller chercher l'autre homme de ma vie. En sortant du vestiaire, je tombai nez à nez avec un ... Daeglan remonté comme une pendule.

- Tu viens de modifier le planning !

Je lâchai un soupire. Il ne tombait vraiment pas bien.

- Heu ouais, et je t'arrête tout de suite ! Personne ne fait 72 heures d’affilée dans mon service. C'est le règlement ! Surtout qu'on n'est pas en période de grosse affluence. Tu as besoin de repos comme tout le monde !

- Ahh ouais, sauf toi apparemment ! Tu passes des heures à l'administratif ! En plus de tes heures de service en médecine ! J'avais prévu de t'aider, dis toi bien ! Tu passes ton temps à courir! Tiens d'ailleurs, là, tu cours encore! Et où tu cours si vite ?

- Je cours rejoindre ma famille et me reposer, tu vois. Moi-même je me repose ! Et laisse-moi passer, je dois passer au magasin de Betty avant la fermeture.

- Faire des courses ? Ton mec peut pas s'en charger ? Il doit pas y avoir affluence dans son magasin à cette période. Je t'accompagne. J'ai fini aussi et je dois m'acheter quelques provisions.

Je levai les yeux au ciel et bousculai Daeglan pour m'élancer vers la sortie.

- Fais ce que tu as à faire. Et mêle toi de tes fesses l'Irlandais !

Au pas de course, je remontai la rue qui menait à la zone de troc du village, avec sur les talons un infirmier échevelé. J'avais du mal à saisir pourquoi mon collègue de travail préféré n'arrivait pas à apprécier mon mari et ne se réjouissait pas comme tous mes amis de mon bonheur. Est-ce que je lui demandait s'il était heureux au bras de ses conquêtes successive, moi ?

Je poussai un soupir de soulagement en voyant encore de la lumière dans la boutique épicerie de Betty. Ouvrant la porte, je ne vis pourtant pas la propriétaire dans le magasin. Je me dirigeai vers le rayon dédié à la petite enfance et cherchai la marque de lait habituelle pour mon fils, tandis que Daeglan filait vers le rayon ... Vins et spiritueux ... quand un remue ménage dans l'arrière boutique se fit entendre, suivi d'une exclamation. Je reconnus la voix de Betty. Anxieuse après les révélations que Jason m'avait fait le matin même, je pris un balai dans le rayon entretien et me dirigeai vers le bruit, suivi de Daeglan qui s'était muni d'une ... pelle de déneigement, article incongru en plein mois d'août, mais qui pourrait se révéler utile. Je n'étais pas mécontente, finalement, qu'il m'aie suivie.

- Betty ? Tout va bien ?

Je poussai la porte de l'arrière boutique. Je trouvai notre épicière tétanisée et je vis son bras se tendre pour pointer du doigt.

- Là ... Y a un rat gros comme un chien qui bouffe mes céréales, Jo !


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