Things are not what they seem to be.
MIL.OA. Ce projet de dingue qui est passé pour l'idée d'un fou à son origine a été construit par Jess Cameron. Un visionnaire et mystérieux bonhomme qui mène son équipe d'une poigne de fer.
Cette structure qui semble parfois dotée d'une conscience a donc un dirigeant, ses adjoints, sa police, ses lois, ses corps de métier, son hôpital, son école, son collège et son lycée et même ses lieux de culte. Tout cela pour prendre soin de ses habitants, ses citoyens de la naissance à la mort.
MIL cache derrière ses rideaux et ses light show un terrible secret. Sauras-tu le découvrir ?
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Quelle réalité sordide se cache derrière MIL.OA ?
◘ Traquez les indices qui vous mèneront sur la piste d'I.L.R.P. en restant aux aguêts des rumeurs de MIL.OA.!
◘ Laissez-vous séduire par l'éventail de plaisirs auditifs que vous offre le festival en allant faire un tour du côté des Stages.
◘ Découvrez la vie quotidienne de nos festivaliers, émaillée de suspens, d'amour et de désillusions. Passions, amitiés se tissent dans une ambiance survoltée.
Evénements
◘ MIL.OA est actuellement installé en Allemagne, à Francfort.
◘ Les concerts ont débuté depuis le 7 août !
◘ Une mystérieuse organisation fait pression depuis des mois sur certains musiciens.
◘ Des événements étranges se produisent quelques jours avant le début du festival.
◘Jess Cameron, son créateur, est dans la tourmente après les révélations de son meilleur ami.
◘ Qui est cette jeune femme inconnue qu'il a pourtant l'impression de connaître ?
MIL.OA.
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POLICE
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Gunther Kurtz
Some expectationsLes perquisitions avaient débuté et j'arrivai devant le local technique avec une certaine appréhension, accompagné du staff scientfique de la police de Francfort. Après en avoir parlé avec Jess Cameron, ce dernier avait préféré jouer cartes sur table avec les autorités locales.( Epica→ Consign to Oblivion ) C'était une sale journée pluvieuse, comme il pouvait y en avoir à Francfort en plein mois d'août. Et c'était la journée où j'avais lancé les perquisitions, suite à mon entrevue avec Sean Fitzpatrick et Jason Steiner. Il se passait des choses étranges sur MIL.OA et il fallait que cela arrive trois jours avant le premier jour de concert. J'avais été obligé de boucler tout le périmètre et de filtrer les entrées. Comme c'était pratique alors que les groupes commençaient à affluer pour se préparer au grand jour. Sans compter les fans qui faisaient du camping sauvage autour du site pour être les premiers à entrer le jour J. Avec cela, il fallait compter avec la presse qui avait planté ses objectifs grand angle autour de nous.

Autant dire que j'étais sur les nerfs en descendant de ma voiture pour aller à la rencontre de Fitzpatrick, lequel semblait lui-même assez nerveux. J'avais la scientifique de Francfort en escorte et mes anciens collègues d'Interpol étant donné qu'on allait sillonner le monde. Le Boss, Cameron, avait jugé préférable de ne rien cacher de ce qui troublait le démarrage de son festival. Il y avait ce groupuscule qui revendiquait la liberté pour tous et posait des explosifs dans les lieux culturels. Pas pour tuer apparemment vu la puissance de déflagration, mais pour faire du bruit. Leur slogan était "reconnaissez vos esclaves!" Un délire gauchiste-nihiliste sorti de nulle part, mais bien réel. Cameron, qui se tenait informé de tout, craignait apparemment qu'on soit une cible.

Je pouvais comprendre ses craintes, même si un festival de chevelus itinérants ne semblait pas un support assez représentatif de l'esclavagisme à mon sens. Certes c'était un lieu de rassemblement très important, une petite ville de 300 000 âmes au plus fort du festival, mais il y avait d'autres symboles plus forts à frapper pour un groupuscule gauchiste et nihiliste. Alors pourquoi MIL.OA ? Et surtout contre qui précisément leurs revendications s'élevaient-elles ? Parce que "reconnaissez vos esclaves", c'était une revendication assez vague.

Fort de ces nouveaux éléments, j'avais remis les prises de Fitzpatrick et le témoignage de Steiner à Interpol, confiant en l'efficacité de mes anciens collègues et avec l'approbation du patron. Et nous arrivions devant le  local technique où un Sean nous attendait passablement nerveux, comme si une horde de piranhas biotechnique allait bouffer son matériel. Lui aussi, je pouvais le comprendre. Le type était un maniaque qui avait ciselé son truc pour l'ouverture du festival. Et voilà que nous débarquions pour tout remuer dans sa boutique. Mais Cameron avait été très explicite : la sécurité du public, des groupes et des Miliens primait sur tout. S'il fallait ajourner l'ouverture du festival, il y était prêt. Malgré tout ce que cela devait signifier comme perte financière de l'entreprise qu'il dirigeait. Je commençais à apprécier mon patron pour son éthique. Le gars aurait sans doute des comptes à rendre dans les hautes sphères, mais malgré tout, il faisait passer la sécurité des festivaliers, des artistes et de son personnel avant toute considération financière.

Je savais que ce n'était pas que des mots, puisqu'il m'avait demandé quelles mesures de protection j'avais pris en ce sens, tant sur le festival que concernant Steiner, sa famille,  sa collègue Mai-Lin Asheito et Fitzpatrick. Tout était sécurisé, le périmètre, les témoins qui étaient protégés par plusieurs de mes gars jours et nuit, y compris la famille Steiner qui nécessitait à elle seule trois personnes, le père dans son échoppe, la mère à l'hôpital et le petit à la crèche. Etant donné notre effectif, on avait réduit sur le camping et les hôtels qui avaient leur propre service de sécurité. Mais comme le périmètre large était bouclé, cela ne devait pas poser de problème.

Je m'avançai vers Fitzpatrick pour serrer sa main tendue:

- Bonjour Monsieur Fitzpatrick, voici le service scientifique de la Police de Francfort et le lieutenant Kramer d'Interpol, nous allons vous demander de mettre vos installations et votre matériel à la disposition de ces messieurs et dames.

Il serra ma main puis hocha la tête en signe d'assentiment tandis que les services entraient dans son local. Puis il s'assit sur un parpaing censé empêcher les festivaliers de se garer et se passa les mains sur le visage. Sans doute était-il loin de se douter que sa découverte des derniers jours allait donner lieu à tant d'investigations. Sa formation et son parcours ne l'y préparaient guère, contrairement aux miens. Il y en avait un autre qui ne devait pas être trop surpris, c'était Steiner. Steiner qui lui aussi devait vivre les affres d'une perquisition au même moment, à quelques jours de l'ouverture du festival.

Je compatissais à la détresse visible de ce technicien qui bossait avec acharnement depuis trois mois à la réussite de ce festival. Détresse sans doute partagée par tous les Miliens, leur boss y compris. Je commençais à comprendre que MIL.OA. formait une grande famille et que ce qui pouvait toucher l'un de ses membres n'était pas anodin pour les autres. Simplement, la détresse que Cameron avait pu cacher, Fitzpatrick, lui, l'exprimait ouvertement par son attitude abattue. Je pris le temps de m'asseoir à côté de lui et Kella vint poser son museau sur ma cuisse.

- Ils ne font que leur boulot. On doit s'efforcer d'écarter tout danger, tu comprends ? Ce que tu as trouvé n'est pas anodin. On te doit tous une fière chandelle... 

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Some expectations
C'était la merde pour Sean depuis qu'il avait découvert des mouchards et des détonateurs à impulsion électromagnétiques dans son local technique. Lui qui s'appliquait à bien faire son job depuis qu'il était arrivé sur MIL.OA avait tout sauf envie d'être le mec qui lève une histoire sur MIL.OA. Ça faisait déjà quelques années qu'il bossait pour Cameron et ça lui plaisait énormément déjà rien que pour la teneur du travail en lui-même, mais aussi parce que ce mec était carré dans le taff et aussi perché que lui. En d'autres circonstances, ils auraient même pu être potes. Parce que le type aimait les femmes au moins autant que Sean, la bonne bière et le metal. Ça faisait déjà des points en commun et Sean était prêt à parier que le boss aimait les courses de bagnole et de moto tout comme lui. Seulement, le boss était le boss et s'il se montrait toujours très sympa et accessible, il gardait quand même une sorte de distance avec son personnel. Ça pouvait se comprendre. Mélanger amitié et boulot n'était pas toujours la chose à faire et certains en profiteraient peut-être pour bosser moins ou comme ça leur chanterait. Ce n'était pas le genre de Sean, bien au contraire, pour ses amis, il était capable de se plier en quatre encore bien davantage qui pour un patron. Mais ça, le Boss ne pouvait pas le savoir avant d'avoir expérimenté l'amitié de Fitzpatrick. Toujours est-il que ça le faisait bien chier d'avoir été celui qui mettait les pieds dans le plat et annonçait cette sale affaire à Kurtz et donnait du souci à Cameron.( Epica→ Consign to Oblivion )
Kurtz ne débarquait pas seul et s'il avait averti Sean qu'il arriverait avec une escorte, le technicien était loin de s'attendre à un tel déploiement de moyens. Cette armada de flics et de techniciens venus de l'extérieur ne lui disait rien qui vaille. Fitzpatrick connaissait les policiers de MIL.OA depuis un bail et il savait qu'eux auraient respecté son travail et pas mis le bordel dans son matos. Même si Kurtz était nouveau, il aurait aussi pris soin de ne pas foutre en l'air les préparatifs de l'ouverture. Mais la scientifique, quand elle débarquait quelque part, elle bouclait le périmètre, parfois des jours durant, et prenait son temps pour tout retourner, analyser, prélever, sans se soucier de tout remettre à sa place. Interpol pourrait même faire des saisies sur son matériel électronique, ses ordinateurs et ses tables de contrôle.

Sean s'était déjà renseigné pour louer du matériel de remplacement. Il avait dû se rendre à l'évidence qu'il ne pourrait pas tout remplacer. Pour la simple et bonne raison qu'il avait fabriqué lui-même 60% du matériel, l'avait adapté au festival, à sa taille hors norme. Quel gâchis. En plus ses brevets exclusifs qu'il n'avait pas encore eu le temps de tous déposer allaient lui filer sous le nez. Tout un travail à refaire pour lui, donc perte d'argent et de temps. Sans compter qu'ils ne seraient jamais prêts pour le jour J et que le matériel de location coûtait une blinde. Si quelqu'un avait voulu saboter le festival, il ne s'y serait pas pris autrement.

Il s'avança, affichant un air maussade pour serrer la main de Kurtz qui avait l'air aussi emmerdé que lui et salua vaguement les policiers qui l'accompagnaient. Pas qu'il leur en voulait de faire leur travail, mais de la façon dont ils allaient le faire.

- Les locaux sont à vous. J'ai essayé de ne rien toucher comme vous m'avez dit. Depuis hier la préparation technique des scènes est gelée. Répondit-il l'air contrarié.

En les voyant entrer avec leurs valises et leurs lampes, Fitzpatrick fut pris d'une phase d'abattement et alla s'asseoir sur le parpaing qui barrait le trottoir devant le local. Kurtz s'assit à côté de lui et tenta de se montrer sympa.

- Si vous le dîtes. J'aurais peut-être mieux fait de tout foutre à la benne sans en parler.
Balança-t-il dépité. Bah ouais, je comprends pour la sécurité. Encore que je me demande comment on va faire pour l'assurer sans certains dispositifs que j'ai mis au point. J'espère qu'il n'y aura pas de saisies trop importantes. Certains de mes systèmes sont irremplaçables dans le délai imparti. Ils ne se trouvent pas dans le commerce. Je les ai fabriqués sur mesure pour MIL.OA et je n'aurai pas le temps de les mettre au point avant le 7.

Entendant le remue-ménage qui se produisait à l'intérieur, Fitzpatrick se leva d'un bond et s'avança dans l'allée qui menait au hangar.

- Ils vont me mettre un bordel sans nom dans l'entrepôt. Ne les laissez pas tout saccager. J'ai déjà passé en revue tout l'inventaire et je n'ai pas trouvé d'autre bidule du genre de ce que je vous ai amené. A quoi bon tout retourner ? C'était peut-être juste une sale blague pour empêcher l'ouverture du festival. Vous croyez pas qu'on s'affole pour pas grand chose ? Vous savez, il ne faut pas se fier à tout ce que Steiner dit. Il a l'air complètement flippé ce type. C'est un brave gars, mais à mon avis, il tourne pas rond.

Sean ne savait pas trop s'il devait le dire ou comment le dire, mais le fait était qu'il avait vu Steiner le filer toute la journée d'hier, suite à l'entrevue dans le bureau de Kurtz. Ça l'avait passablement énervé et s'il n'avait pas foncé sur le Jason, c'était pour ne pas rajouter de problème à ceux déjà existants pour MIL.OA. Mais ça le démangeait grave d'aller lui coller une droite.


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Gunther Kurtz
Some expectationsLes perquisitions avaient débuté et j'arrivai devant le local technique avec une certaine appréhension, accompagné du staff scientfique de la police de Francfort. Après en avoir parlé avec Jess Cameron, ce dernier avait préféré jouer cartes sur table avec les autorités locales.( Epica→ Consign to Oblivion )Fitzpatrick m'exposa les désagréments qu'engendrait la perquisition pour le festival comme pour lui-même. J'étais intrigué au sujet des dispositifs dont il parlait. J'étais loin de me douter que ce festival nécessitait un matériel aussi spécifique et que le technicien avait des compétences aussi pointues. Cameron avait la réputation de s'entourer des meilleurs professionnels, ce qui, soit dit en passant, était plutôt flatteur pour moi, mais je n'aurais jamais pensé que MIL.OA. était un laboratoire d’innovation à la pointe de la technologie. Je hochai la tête d'un air approbateur lorsque Sean précisa qu'il n'avait touché à rien, suivant en cela mes recommandations. Je n'avais pas pu mettre les lieux sous scellés puisqu'il ne s'agissait pas d'une scène de crime, et je n'avais aucun recours pour garantir que les lieux ne soient pas trop pollués par des va-et-vient de techniciens.

- Merci d'avoir respecté mes recommandations malgré le retard de travail que ça implique pour ton équipe Sean. Quand tu parles de systèmes tu veux dire des éclairages, du son et de la pyrotechnie, c'est ça ? Est-ce que tu pourrais m'en dire plus à ce sujet ? Qu'est-ce que tes dispositifs ont de différent des autres utilisés pour les concerts ?

Peut-être que ce genre de précision n'était pas à négliger et pouvait ouvrir sur une piste autre que terroriste. Après tout, l'espionnage industriel motivait aussi les malfrats et si les inventions de Fitzpatrick pouvaient rapporter un pactole à une boîte spécialisée dans ingénierie du spectacle, c'était une possibilité à explorer.

- Tu as pris la bonne décision en venant m'en parler, au contraire. C'est aussi ça être un professionnel responsable.

Je me retournai en entendant un grand remue-ménage dans l'entrepôt et Kella dressa les oreilles, la truffe aux aguets tandis que Fitzpatrick se dressait prêt à aller voir ce que l'équipe scientifique remuait dans son local. Je posai ma main sur l'épaule du technicien pour le retenir de faire une bêtise. Le lieu de la perquisition était interdit d'accès aux civils et il n'avait pas le droit d'y pénétrer sauf si sa présence était requise par le service de police.

- Laisse-moi aller voir de quoi il retourne. Je te tiens au courant.


Flanqué de Kella sur mes talons, j'entrai dans l'entrepôt et trouvai une équipe technique en effervescence. Deux agents avaient appliqué cette poudre pour prendre les empreintes sur différents dispositifs rangés dans les rayonnages et soigneusement étiquetés par Sean. Un troisième balayait le matériel avec une lampe à lumière noire et un quatrième prenait des clichés. Un autre type venait de renverser une rangée de barrières au sol, ce qui avait provoqué le raffut et était en train d'examiner un dispositif électronique qui y était relié avec précaution. Tous portaient des gants et des combinaisons. Leur chef s'interposa immédiatement entre moi et le bazar.

- Qu'est ce que vous venez foutre Kurtz ? Enfilez au moins une tenue et des gants. Et virez moi ce clébard. Il va polluer les investigations avec son ADN !

Je fronçai les sourcils en ordonnant à Kella d'aller m'attendre près de la voiture.

- Va garder la voiture, Kella. Protège !

Cela voulait dire qu'elle devait rester devant ma voiture de service et veiller sur les humains à l'extérieur du bâtiment. Je savais qu'elle protégerait Fitzpatrick par exemple, surtout de lui-même. Elle me fixa de son beau regard, comme pour s'assurer d'avoir bien compris ce que je voulais puis sortit sans tarder du local. J'enfilai une combinaison qu'on me tendait.

- C'est quoi cette histoire d'ADN ? On n'est pas sur une scène de crime !

Le chef de la scientifique me toisa d'un air dubitatif.

- Je crois que vous n'avez pas pris la mesure des choses, Kurtz. On explore la piste terroriste, donc tout lieu où se sont déroulés des événements inhabituels est potentiellement une scène de crime.

J'avais du mal avec le ton condescendant de ce type, un certain Schtoffler, mais je devais reconnaître que l'efficacité de la police scientifique nous était souvent d'un grand secours que je bossais à Interpol. Il poursuivit :

- On a les ADN de tous vos techniciens dans nos fichiers. C'est un local à accès strictement limité, pour des raisons de sécurité, on est bien d'accord ? Aucun festivalier, aucun personnel non accrédité ne peut pénétrer dans ce hangar ?

- Bien entendu, vous avez bien vu qu'il est fermé par un digicode électronique dont seul ce personnel a le code et qu'il est surveillé par des caméras.

- Il manque deux heures d'enregistrement à vos fichues caméras.

- Quoi, comment ? Non c'est impossible, je les ai visionnés trois fois, dont une avec Cameron, et l'enregistrement est continu.

L'agent secoua la tête.

- Cameron n'est pas flic, et vous, mon vieux, vous êtes sacrement rouillé. Bon en même temps vous n'avez pas notre équipement. Deux heures manquent et elles ont été remplacées par ce qu'on appelle du repiquage. Une séquence dupliquée et remontée. C'est très bien fait, mais avec un lecteur de haute définition on voit très bien le léger saut d'image. Les caméras ont été neutralisée pendant deux heures.

Je me grattais la tête un peu perplexe et surtout piqué au vif de n'avoir rien remarqué en visionnant les bandes.

- Et pour l'ADN ? Vous allez me dire que vous avez trouvé plein de traces n'appartenant pas à notre personnel ?

L'agent tiqua ostensiblement et hésita à me répondre, se demandant visiblement s'il devait m'en dire plus. Il se déplaça vers le lieutenant d'Interpol pour avoir une conversation à voix basse avec lui. Kramer se frotta le menton et répondit.

- Kurtz est un pitbull. Si on ne lui donne pas un morceau il ne va pas nous lâcher. Et Cameron c'est pire. Ils ont été honnêtes avec nous. A ce stade de l'enquête on peut les mettre dans le coup, mais quand je dirai stop, ce sera stop.

Puis les deux hommes revinrent vers moi. Kramer prit la parole.

- Ecoutez, Kurtz, au stade où en est l'enquête, je peux juste vous dire qu'on a trouvé quatre ADN différents qui n'ont rien à foutre ici. Pas des techniciens, pas vos hommes. Des individus qui n'ont aucun droit d'accès à ce hangar. On en a déjà identifié un. Pour l'autre, les recherches se poursuivent.

J'écarquillai les yeux d'étonnement.

- Quatre ? C'est énorme ! Comment est-ce possible ? Et comment avez-vous pu identifier deux ADN aussi vite ? Il s'agit de grands criminels répertoriés dans vos fichiers ?

- Pas précisément non. En revanche on va faire une enquête de personnalité sur le personnel technique pour savoir s'ils auraient pu emmener des "visiteurs" dans le local. Vous savez, genre un technicien qui voudrait épater sa petite amie, ou faire plaisir à son gosse.

Je m'insurgeai.

- C'est peu probable, Cameron est très clair à ce sujet. C'est un coup à se faire virer.

Kramer eut un sourire un peu sarcastique.

- Vous seriez surpris de voir ce que certains types sont prêts à faire pour emballer une jolie fille ou faire taire son gosse qui réclame un privilège.

Je fronçai les sourcils en réfléchissant à ce qu'impliquaient les paroles de mon ancien collègue.

- Vous affirmez que deux suspects sont déjà identifiés. Pouvez-vous m'en dire plus ?

Kramer eut un rictus amusé.

- Pour l'un, sans problème ! C'est un Procyon lotor ... Un raton laveur si vous préférez ... Quant à l'autre, c'est une femme... D'où les investigations au sujet de l'entourage des techniciens. Nous allons nous attacher à déterminer si l'un d'eux est en relation avec elle. Pour les deux autres, ils ne sont pas encore identifiés. On sait juste qu'il s'agit deux deux individus mâles, un adulte et un enfant.

Kramer me tapa sur l'épaule, l'air vaguement désolé.

- On dirait bien que votre lieu hyper sécurisé est un vrai hall de gare, mon vieux.  Même pour les bestioles à poils.  

Puis il s'éloigna à nouveau pour converser avec son équipe. J'étais sous le choc. Est-ce que notre système de sécurité était aussi merdique que Kramer semblait le croire, ou est-ce qu'il y avait des employés indignes de notre confiance. D'autres points me troublaient. Comment se faisait-il que la scientifique ait un fichier ADN de tous les techniciens travaillant sur le site ? Voulant en avoir le cœur net, je me rapprochai de Kramer.

- Comment se fait-il que la scientifique aie dans ses fichiers tous les ADN des membres du staff technique de MIL.OA. ? Vous n'allez pas me dire que tous sont des repris de justice !

Kramer se tourna vers moi, visiblement contrarié de m'avoir dans les pattes.

- Je crains fort que vous ne dépassiez le cadre de votre juridiction, Kurtz et je vais vous demander de sortir !

- Mais bordel, il s'agit de collègues de travail en quelque sorte ! J'ai le droit de savoir si je bosse avec des criminels !

Le lieutenant plissa ses yeux d'épervier et rétorqua avec ironie

- Si c'était le cas, vous vous en seriez rendu compte, Kurtz, non ? Après tout, vous êtes flic, pas vrai ? Il va sans dire que tout ce que nous nous sommes dit doit rester entre nous. Maintenant je vais vous demander de sortir. J'ai une enquête à mener. Nous vous tiendrons au courant.


Tandis que j'étais fermement invité par deux agents armés à me diriger vers la porte du hangar, je notai en passant devant les barrières jetées à terre que trois policiers s'activaient auprès de boîtiers noirs reliés à des vérins fixés à ces barrières. Ces mêmes boîtiers étaient reliés à une console sophistiquée. Était-ce un des dispositifs dont m'avait parlé Fitzpatrick ? Je devais absolument parler au technicien. Mais en sortant, je fus bien contrarié de le voir en grande conversation avec un inconnu.


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Clarence Willer
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CAMERON AVAIT PENSÉ ME METTRE DANS SA POCHE EN ME DÉROULANT LE TAPIS ROUGE DÈS MON ARRIVÉE SUR LE FESTIVAL ET J'ESPÉRAIS AVOIR DONNÉ LE CHANGE SUFFISAMMENT POUR ENDORMIR SA MÉFIANCE. CE QU'IL IGNORAIT, C'ÉTAIT LA RÉELLE RAISON DE MA PRÉSENCE ICI. IL S'ÉTAIT MONTRÉ INTRIGUÉ PAR MON INTÉRÊT POUR UN FESTIVAL ROCK ITINÉRANT, À JUSTE TITRE. SI J'ÉTAIS MÉLOMANE ET PLUTÔT AMATEUR DE ROCK ET DE METAL, JE N'EN N'AURAIS JAMAIS FAIT UN TERRAIN DE REPORTAGE. MAIS IL SE DOUTAIT AUSSI QU'IL ÉTAIT PEU PROBABLE QUE JE ME CANTONNE DANS L'ACTIVITÉ DE SIMPLE FAN, MÊME SI JE N'ALLAIS PAS BOUDER MON PLAISIR. AUSSI ÉTAIT-IL PRESQUE INÉVITABLE QU'IL EN VIENNE À LA CONCLUSION QUE JE PRÉPARAIS UN PAPIER SUR MIL.OA. IL NE POUVAIT EN AVOIR LA PREUVE MAIS IL SAVAIT QUE C'ÉTAIT ÇA. CE QU'IL IGNORAIT, EN REVANCHE, C'ÉTAIT QUE JE NE ME SERAIS JAMAIS INTÉRESSÉ À UN TEL SUJET SI JE N'AVAIS REÇU PLUSIEURS LETTRES ANONYMES DIGNES DES PLUS GRANDS ROMANS COMPLOTISTES DES ANNÉES 70. JE N'ÉTAIS PAS DU GENRE À PRÊTER CRÉDIT À N'IMPORTE QUELLE ÉLUCUBRATION BALANCÉE PAR UN CORBEAU. MAIS CERTAINS DÉTAILS, VÉRIFIABLES, CERTAINS DOCUMENTS JOINTS, TENDAIENT À RENDRE PLAUSIBLES CE QU'AFFIRMAIT L'AUTEUR DE CES LETTRES. JE N'AVAIS, DÈS LORS, D'AUTRE CHOIX QUE DE ME RENDRE SUR PLACE POUR ÉTAYER CETTE THÈSE OU L'INFIRMER.(Epica→ Consign to Oblivion )
Mon idée était de laisser parler les employés de MIL.OA. en les abordant comme un ami, un simple festivalier, puis ayant gagné leur confiance, de leur dévoiler ma véritable profession et d'être prêt à entendre ce qu'ils avaient à me dire. Il aurait été maladroit de commencer à prospecter du côté des services de police, mais le staff technique me paraissait une bonne première approche. Je décidai donc de traîner du côté de la zone logistique et technique comme l'indiquait le fléchage qui y menait. Je m'étais vêtu d'un simple jean et d'un T-shirt noir sobre et non un de ceux que j'avais à l'effigie de mes groupes préférés. Ça faisait rock et ça passait partout sans que je risque de me faire brancher sur le groupe en question ou de produire une aversion en tombant sur un détracteur dudit groupe.

En arrivant devant l'alignement des trois hangars techniques, je notai que plusieurs structures tubulaires étaient empilées entre deux d'entre eux, tandis qu'une grue était parquée non loin, inerte. Je trouvai cela insolite car nous étions à quelques jours seulement de l'ouverture du festival et j'avais longé deux scènes dont l'assemblage me paraissait inachevé. Devant le hangar principal, plusieurs véhicules étaient stationnés et je reconnus celui de la police de MIL.OA. Les autres étaient noires, vitres fumées opaques, banalisées. Mais mon flair me disait que ça sentait la police scientifique ou les renseignements. Devant le bâtiment en tôle, un type d'une trentaine d'années était en train de fumer sa clope en caressant un chien. Blond, le regard clair, baraqué, plutôt belle gueule. Je reconnus immédiatement l'une des photos figurant dans le dossier que mon corbeau m'avait envoyé. Ce type devait être Fitzpatrick, un ancien coureur automobile reconverti dans l'ingénierie du spectacle après un grave accident de moto qui l'avait plongé dans un coma de plusieurs mois. C'était un des piliers du staff technique sur le festival.

Je m'approchai, l'air d'un festivalier en balade. Le monsieur avait un visage fermé et semblait préoccupé, fumant sa clope tout en caressant machinalement le pelage du bel animal.

- Salut, vous auriez pas du feu, par hasard ?

Je sortis une cigarette de mon paquet et m'approchai pour tendre mon visage devant le briquet qu'il avait dégainé en me répondant.

- Merci bien! Il est beau votre chien. Comment il s'appelle ? Promenade matinale ?

Je me posai à côté du blond pour fumer ma clope tout en contemplant les deux scènes inachevées d'un air impressionné.

- C'est balèze quand même ce festival ! Vous savez combien de monde il y a en même temps ? Je veux dire, de fans qui viennent voir les concerts ...

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