Things are not what they seem to be.
MIL.OA. Ce projet de dingue qui est passé pour l'idée d'un fou à son origine a été construit par Jess Cameron. Un visionnaire et mystérieux bonhomme qui mène son équipe d'une poigne de fer.
Cette structure qui semble parfois dotée d'une conscience a donc un dirigeant, ses adjoints, sa police, ses lois, ses corps de métier, son hôpital, son école, son collège et son lycée et même ses lieux de culte. Tout cela pour prendre soin de ses habitants, ses citoyens de la naissance à la mort.
MIL cache derrière ses rideaux et ses light show un terrible secret. Sauras-tu le découvrir ?
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Quelle réalité sordide se cache derrière MIL.OA ?
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◘ Laissez-vous séduire par l'éventail de plaisirs auditifs que vous offre le festival en allant faire un tour du côté des Stages.
◘ Découvrez la vie quotidienne de nos festivaliers, émaillée de suspens, d'amour et de désillusions. Passions, amitiés se tissent dans une ambiance survoltée.
Evénements
◘ MIL.OA est actuellement installé en Allemagne, à Francfort.
◘ Les concerts ont débuté depuis le 7 août !
◘ Une mystérieuse organisation fait pression depuis des mois sur certains musiciens.
◘ Des événements étranges se produisent quelques jours avant le début du festival.
◘Jess Cameron, son créateur, est dans la tourmente après les révélations de son meilleur ami.
◘ Qui est cette jeune femme inconnue qu'il a pourtant l'impression de connaître ?
MIL.OA.
Music is Life Open Air

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 [HEMLOCK/Frankfurt J3/09-08]

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MUSICIANS
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Ivory Masters
[HEMLOCK/Frankfurt J3/09-08]C'est le troisième jour du MIL.OA, mais depuis cinq jours, nous jouons sur la Hope Stage les matins et sur la power les après midis. Nous sommes un petit groupe pour les kids et un outsider pour les critiques. Mais nous sommes venus pour nous faire connaître avec un pass à 30£ et on s'en fout tant qu'on donne du plaisir au public qui est devant nous et qu'on en a à jouer devant lui. Et puis d'un coup on 'est convoqué par Cameron, le boss de la boutique qui nous annonce que Ice & Fire a déclaré forfait et qu'un créneau est libre. Il nous demande si on le veut. OW on pourrait regretter le désistement de ce groupe. C'est toujours triste de renoncer si prêt du but. Mais c'est leur choix ou leur vie. Chacun ses galères. Passé le vague sentiment de prendre la place d'autres, on saute de joie (intérieurement) et on saute sur place devant un Cameron qui se marre. Bien sûr qu'on va relever ce défi inespéré. J'ai une pensée pour ma sœur de punk rock qui a dû renoncer à ce plaisir de jouer sur la Power Stage mais ma joie est plus forte que toute autre émotion. Ouais, c'est un groupe plutôt punk qui devait jouer. Je pense à tous ces fans qui ont pris leur pass en espérant voir Ice & Fire. Il va falloire assurer pour ne pas les décevoir plus qu'ils ne sont déjà. Mais bon, j'ai moi-même fait partie d'un groupe punk  rock avant de faire une carrière solo. On était les dignes héritières des L7, The Donnas et Girlschool dans notre genre. Donc bon, dans notre genre on est aussi punk et fuck the system. Peut-être que ce groupe et sa chanteuse ont voulu faire un grand fuck au système MIL.OA. Ca reste une démarche punk et je respecte, même si finalement je suis in love avec le heavy metal. Mais moi j'aime bien le système MIL.OA et je le fuckerai pas, surtout quand Cameron nous offre le pass total en plus de notre engagement. J'ai plutôt envie de sauter au cou de ce beau gosse intello mais je ne le ferai pas. Faut pas déconner, il aura ma musique mais pas mon cul !
[HEMLOCK/Frankfurt J3/09-08] Litaford2016sweden_638


Dire que j'ai le mors aux dents et la cravache au cul serait à peine exagéré quand j'entre en scène après que les gars se soient installés dans la pénombre. J'ai un peu fumé et pas mal picolé aussi. J'entre en pleine lumière, pas que j'aime attirer l'attention sur moi aux dépends de mes compagnons d'armes, mais bordel, Hemlock je l'ai bâti de sang et de larmes, qui sont sortis de mon corps et pas du leur. Ils sont juste les complices de sa mise au monde. Je les aime et les respecte pour ça. Mais Hemlock reste mon bébé. Même si j'aime mon public, je ne suis pas du genre à m'épancher comme ce bavard d'Ultimate Syn et ses blagues douteuse de jambon dans les fesses. Je déboule sur scène ma gratt en bandoulière et mon cœur bien au chaud. le public est hot hot ce soir, à n'en point douter ! J'attaque avec On the Edge.



J'ai la good vibe, mes zicos rivalisant de prouesses pour gagner les faveurs du public, et peut-être les miennes, mais là ils peuvent se la mettre profond parce que JE choisis qui vient dans mon lit. Même si je les trouve tous sexy, je m'en tape. Ce n'est pas le critère qui a motivé mon choix dans les auditions. Bon c'est vrai que quand Gus et moi on fait côte à côte un chorus avec nos warlocks, j'ai un peu la culotte qui mouille mais pas plus que ça. Je ne mélange pas la scène et les sentiments. Ca n'exclue pas le cul. Peut-être qu'on pourrait avoir plus qu'une nuit de temps en temps si je le virais. C'est à réfléchir. Mais l'amour c'est pourri , c'est pas nouveau. Si ça devait sauver le monde, depuis le temps, ça aurait marché, non ?  La musique le rend plus supportable, that's all !


Tiens, pour le coup on enchaine avec Fatal. Et là je me déchaine en provocation, usant de tout le charme que mon bustier et ma gueule d'ange peuvent générer comme fantasme tant sur scène que dans le public.
Je m'en tape qu'on puisse me traiter de chienne! Et quoi, sans blague, les mecs qui se dandinent sur scène en mettant leur bassin en avant ou en masturbant leur gratte, est ce qu'on les traite de chiens en chaleur ? Et ceux qui exhibent leurs pecs ou leurs tablettes de chocolat ? Moi je montre mon joli balcon à la fosse et j'emmerde les bien pensants.


Gus pose son chapeau sur sa tête pendant que j'enfile mon blouson rouge plastic trop plastic et nous voilà partis dans un duo de gratt endiablé après la partie de clavier de Ray. On pourra dire que ce morceau n'a ni queue ni tête mais ça me va bien. Juste un putain de délire entre mes zicos , moi et le public. On prend tous notre pied à travers la musique et ça c'est aussi bon que le sexe. C'est peut-être con que parce que je suis une fille, certains y verront un délire nympho alors que si un mec avait pris ma place, le morceau aurait été qualifié de génialement délirant, mais je m'en fous. Je m'éclate dans mon délire, moi. Et ceux qui partagent la scène avec moi tout autant, parce que si ce n'était pas le cas, vu leur talent, ils auraient mis les voiles depuis longtemps. C'est ce qui compte et avec ça, l'engouement du public. Je ne veux pas savoir ce qui le motive. Je ne vais pas me faire chier à psychanalyser mes fans. Si certains pensent qu'ils aiment ma musique à cause de mes fesses, il y a maldonne parce qu'ils ont plein d'autres façons de mater de jolis petits culs sans se forcer à venir écouter une musique qu'ils n'aiment pas. Et quoi, si Hemlock leur offre la possibilité de combiner les deux, ça emmerde qui ? Sérieux, les mecs quand des babydolls viennent mater vos torses et votre ceinture, en plus d'apprécier votre musique, ça dérange personne, non ?

Bon, ok, je suis remontée à bloc là, avec les grimaces dégueulasses de certains mecs dans le public. Et d'ailleurs, il n'y a pas que moi. Ca commence à tanguer sévère dans la fosse et des coups partent ici et là entre les gros bourrins et les fans sincères. Pour calmer les esprits on entame Broken dreams, une balade nostalgique dédiée à mes anciennes stage mates, mes copines du groupe punk de mon adolescence. On s'est séparées trop vite, trop tôt après seulement quatre ans de rêve. La faute à notre jeunesse, notre inexpérience, et aussi aux abus dans lesquels ont est toutes tombées plus ou moins.


Je ne regrette pas d'être là où j'en suis aujourd'hui, mais j'ai toujours un petit pincement au cœur. A l'époque on avait le sentiment qu'on allait changer le monde. Le morceau apaise peut-être un temps la foule, mais je ne peux pas jouer d'affilée des balades nostalgiques. C'est pas bon pour le moral. J'ai un peu envie de me marrer ce soir merde ! D'autant plus que je viens de repérer des flics en uniforme qui ont investi l'entre fosse, certainement pour prévenir les mouvements de foule suite au début de baston. Ni une ni deux, je fonce dans le fond de scène et je change de blouson encore une fois et me coiffe d'un képi de flic. Me revoilà gueulant "Catch me". Bien sûr je ne garderai pas longtemps mon couvre-chef durant la prestation puisque je le balance sur un flic qui arpente le bas de scène en lui faisant une belle langue après m'être fendu d'un  solo bien provoquant à la guitare. Je continue de vociférer cant catch me tandis que la foule fait de grosses vagues. Même notre bassiste commence à s'en alarmer et pourtant il en a vu d'autres. Imperturbable en apparence, bien que je me marre , je continue le show avec Hit et  Falling out ... luv.

Je suis tellement partie dans mon délire que je ne vois pas les types qui commencent à escalader les barrières et à déborder le service d'ordre. Les flics arrivent en renfort et Gus me donne un coup de coude dans les côtes pour me faire redescendre. Le son régie se coupe et un technicien annonce la fin du concert … pour des raisons de sécurité … Putain, c'est pas vrai ! Voilà qu'ils balancent un chanson de Bon Jovi pour faire diversion …  J'ouvre grand les yeux et je vois le bordel total qui commence à déborder sur scène et le baston  qui se généralise dans l'entre fosse. Gus me tire en arrière pour me ramener vers les back stage tandis que notre bassiste et notre batteur viennent à la rescousse. Mais je me prends les pieds dans un cable! Bordel de merde de chiasse ! Je tombe à plat ventre sur la scène et je vois des godasses qui courent de tous les côtés.

C'est quoi ce délire ? Je me prends un grand coup de latte dans les côtes et j'ai le souffle coupé. Je vois Gus qui se fait entrainer par un gars de la sécurité. Il gueule et se débat en tendant les bras vers moi. Il y a comme un voile tandis que je me prends un coup de godasse sur la tête et je sens vaguement des bras que me prennent en me soulevant sous les aisselles. "Putain il va sentir mes poils" C'est la première pensée qui me vient tandis que je me marre.  Un type avec des yeux de chien battu me fait face et puis finalement je sens le contact de sa chemise, bleu nuit … et d'un écusson de la … police. Des bras qui me portent, je sens des impacts indirects. Il se prend des coups. On avance, on va vers la sortie. Je ne vois que les lumières aveuglantes des lights et sa figure "accrochez-vous à moi, madame"  C'est quoi cet accent tordu ? C'est qui ce vieux en uniforme ? J'entends un chien qui aboie. On est derrière la structure de scène. Je reconnais pour avoir vu avant le concert. Il y a une bagnole de flics tous gyrophares allumés. Puis les lumières et le son se coupent totalement.  Je me retrouve dans une semi obscurité avec les seuls va et vient des gyrophares bleus. Et face à ce mec qui me porte à présent jusqu'à la bagnole.

- Putain merde, le concert est déjà fini ? Je me marre encore, mais ça fait mal aux côtes quand je rigole.

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Gunther Kurtz
[HEMLOCK/Frankfurt J3/09-08]Les deux premiers jours du festival s'étaient déroulés sans accroc et pourtant on avait accueilli des groupes pouvant susciter des débordements pour diverses raisons. Lovegun et ses demoiselles pouvaient provoquer des débordement hormonaux, Blind Tyger, de par le fait qu'ils étaient un tribute à un groupe mythique, être controversés par les fans de cette légende, ou provoquer un mouvement de foule extatique, Avalon avait des fans ultras, drainés par Suszli leur guitariste fiché comme gauchiste actif, Cinematic Dolls avait une base fan plutôt agitée, Trouble avait même fait monter un gamin sur scène à mon grand dam mais le chanteur géra plutôt bien la situation délicate et la qualité de leur prestation cloua le bec aux pires prévisions, Dawn Symphony, par sa seule notoriété, aurait pu mettre le feu aux poudres, mais ils ne mirent le feu qu'à l'ambiance, ce qui me convenait parfaitement. Tout allait bien. Mais ce troisième jour, j'avais un mauvais pré-sentiment suite à l'annulation du concert et de toute la tournée d'Ice & Fire. Je redoutais que des fans déçus viennent saborder le show du groupe qui les remplaçait au pied levé. Ce fût bien le pire bordel mais pas pour ces raisons.
[HEMLOCK/Frankfurt J3/09-08] Litaford2016sweden_638

Cameron m'avait convoqué pour me demander de renforcer la sécurité ce soir-là. Selon lui il pouvait y avoir des débordements de fans déçus d'être privés de leurs idoles, Ice & Fire mais aussi des dérapages liés à la personnalité de la chanteuse du groupe remplaçant qui voulait "mettre le feu à la scène et au public". Il m'avait fait un topo qui, dans les grandes lignes, suggérait qu'on remplaçait une punkette rock brune hyper provocante par une autre, blonde, déguisée en metalleuse mais pas moins punk and destroy que l'autre. Inutile de dire que je n'étais pas vraiment serein en mettant en place mon équipe qui devait appuyer le service de sécurité déjà sur les lieux. Quand Ivory Masters fit son entrée, je pensais malgré moi "Argh mein Got!"

Cette fille avait de quoi mettre le feu au pantalon de tous les mecs de l'assemblée. Même les vigiles avaient du mal à tourner le dos à la scène pour se focaliser sur le public. Caché dans l'ombre des piliers de jeux de lumières, je sentis immédiatement une tension électrique entre le public et le groupe, plus particulièrement la chanteuse. Je ne suis pas vraiment connaisseur en la matière, mais si le professionnalisme et le talent me semblait au rendez-vous, rien à dire de ce côté, la chanteuse ne mesurait pas les dangers de surexciter une foule composée à 60% de mecs en chasse. Parce que des fantasmes, elle en nourrissait, et si certains étaient sensibles à ses qualités vocales, d'autres s'intéressaient davantage à sa gorge qu'aux belles mélodies qui en sortaient. La façon dont elle laissait ses musiciens l'approcher pour mieux les repousser n'arrangeait pas les choses.

Quand une bagarre éclata dans la fosse, je sentis que la situation était sur le point de déborder le service de sécurité et je donnai l'ordre à mes hommes de se déployer. Mais au lieu de calmer la foule, cela la rendit encore plus houleuse, d'autant plus que cette Ivory se foutait de notre gueule en s'affichant avec un semblant d'uniforme et une casquette de flic qu'elle m'envoya dans la figure. Son jeu de scène provocant à l'excès fit basculer la foule déjà bien chauffée dans une sorte de mouvement de houle qui déborda les barrières, en partie pour investir la scène et toucher l'idole, en partie pour provoquer les forces de l'ordre en présence.

J'avais récupéré la fausse casquette de flic et dans le désordre général, mes hommes essayant d'éviter qu'il y aie des blessés, j'avisai le groupe en détresse sur scène, submergé par un flot de fans déchaînés. Certains des membres avaient commencé à se replier dans les coulisses, ce qui me paraissait une sage décision. Je vis la chanteuse se faire submerger malgré la tentative d'un guitariste de l'aider. Lorsqu'elle chuta sur la scène, je m'élançai en jurant entre mes dents. Elle risquait de se faire piétiner, ni plus ni moins. J'eus à peine le temps de la soulever en passant mes bras sous les siens pour lui éviter le pire mais elle avait déjà reçu des coups de godasses à semelle épaisse. Je la sentais complètement ko contre moi et une vilaine plaie sur son crâne commençait à saigner.

Dans la confusion générale, j'entendis le technicien de la régie annoncer la fin prématurée du concert, et je reconnus la voix de Fitzpatrick. Cela me fut confirmé par l'extinction des rampes de lumière et le retour de l'éclairage tamisé. Je compris qu'il essayait d'apaiser la foule mais je doutais que cela fonctionne. Elle pouvait tout aussi bien se déchaîner dans sa frustration de voir le concert avorté. Il balança ensuite une musique de fond. Essuyant quelques coups des hystériques qui se ruaient sur nous, je traînai ma pauvre victime sur l'arrière et sortis par une porte dérobée qui donnait derrière la scène. Là où étaient stationnés nos véhicules de police. Kella, qui était avec un de mes adjoints me rejoignit aussitôt, inquiète, la queue en panache, prête à aider. J’ordonnai à Warner, un de mes adjoints qui tenait la radio, d'appeler une ambulance pour transporter Miss Masters qui semblait encore consciente mais peinait à respirer. Son regard d'un bleu si clair me fixait intensément et elle murmura "Putain merde, le concert est déjà fini ?"

- Oui, mais vous en ferez d'autres. Ce qui compte c'est de vous soigner maintenant. On va aller dans un endroit plus calme, à l'hôpital. Tout va bien, c'est passé. Vous avez été extraordinaire.


Que pouvais-je dire d'autre à une chanteuse qui venait de manquer de se faire piétiner par son propre public ? Je ne voyais qu'une femme hébétée avec un regard de petite fille à qui on vient d'annoncer qu'elle ne verra pas la fin du film parce que le cinéma est tombé en panne. Bon, c'est elle qui a en partie provoqué ce désastre mais nous ne sommes pas exempts de responsabilité et je sais que le débriefing de Cameron, cette nuit, sera sévère. Probablement sans appel et sonnant le glas de ma carrière sur MIL.OA. Comme si j'avais besoin de ça après l'affaire des micros et des détonateurs à impulsion magnétique déjà en cours. Mais pour le moment, je ne voyais que cette femme, qui obéissant à mes ordres, s'accrochait encore désespérément à mes épaules.

L'ambulance arriva enfin et j'aidai à la hisser sur le brancard et dans le véhicule, puis alors que j'allais sortir pour retourner superviser les mesures nécessaires au retour au calme, elle cria:

- Ehh! Vous, le putain de flic qui a niqué mon concert, tu restes là. Je vais pas toute seule à l'hosto. Allez tous vous faire foutre. Je veux retourner sur scène avec toi. File moi ta veste et ton képi.

Visiblement, elle n'avait pas toute sa tête à cause du coup qu'elle y avait reçu. Jeff, le chef du service de sécurité apparut entre nos véhicules et vint près de moi.

- Tout est sous contrôle, on a fait refluer la foule dans la fosse et on l'a réorientée vers la Hair stage. Calamitys'dogs disent qu'ils sont prêts à jouer malgré l'incident du premier concert. Ils se sont engagés à tout faire pour apaiser les fans. On a appelé des renforts de la symphonic pour boucler le périmètre. Y a quelques blessés légers, et des dégâts sur la scène, mais rien de méchant. Les zicos sont indemnes mais elle, comment elle va ? Ils s'inquiètent pour elle.

Rassuré par le professionnalisme de la sécurité, j'échangeai un regard entendu avec Warner. Personne n'aurait pu prévoir que ça dégénère aussi vite dans un concert qui touchait d'ailleurs presque à sa fin. Mais ce que retiendraient le public et la presse, c'est l'incapacité de la sécurité, de MIL.OA. à gérer une foule de fans un peu trop échauffés. C'était déjà arrivé par le passé, mais pas au point de mettre la vie d'une artiste en jeu.

- Un coup à la tête, mais elle est consciente comme vous pouvez l'entendre ... On va l'emmener à l'hôpital pour un scanner. Je l'accompagne parce qu'elle est très agitée. Ça va aller, vous avez 15 agents de polices en appui et je reste joignable

Je m'adressais autant à mes troupes qu'à Warner. Je savais pouvoir compter sur mes adjoints pour les avoir vus à l'oeuvre durant les perquisitions au local technique et au Larsen. C'étaient des types dotés d'un sang froid assez peu commun, rompus aux émeutes et pertes de contrôles de personnes peu équilibrées. Ils géraient. Je savais pouvoir m'absenter une petite demi-heure jusqu'aux préparatifs du concert suivant. Restait à espérer que le groupe suivant serait moins sulfureux et son leader moins provocateur. Je refermai les portes de l'ambulance et aussitôt elle démarra en trombe en direction de l'hôpital.

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Ivory Masters
[HEMLOCK/Frankfurt J3/09-08]Les jeux de lumière sont un peu bizarres et il y a du larsen dans le synthé ou quoi ? Pourquoi je suis allongée sur une banquette au lieu de chanter ? Tiens c'est de plus en plus bizarre, le flic qui était dans la fosse et à qui j'ai envoyé mon képi de déguisement est monté sur scène et me tient la main, assis à côté de la banquette. Où sont mes musiciens ? Où est mon public ? Qui a éteint les amplis, bordel ? Je vais tuer le mec de la régie !
[HEMLOCK/Frankfurt J3/09-08] Hqdefault
J'ai un peu de mal à respirer d'un coup et si ma tête me lance beaucoup, c'est surtout sur cet effort pour faire entrer l'air dans mes poumons qui mobilise tous mes efforts. Peine perdue. Il y a ce mec en uniforme sombre qui me tient la main et me parle doucement comme pour me rassurer. Sa voix est apaisante, c'est vrai. Grave, avec des accents gutturaux bizarres. Il parle anglais avec ces inflexions de gorge qui me font penser qu'il n'est pas anglais ou américain. A côté de lui, il y a un autre beau gosse, plus jeune avec une tignasse toute bouclée. Lui, il porte un uniforme blanc, une sorte de vareuse à manche courte. Qu'est-ce qu'il est sexy. Il parle à l'autre mec, plus vieux et à la mine sérieuse, mais aussi hot dans son genre. Du moins je trouve. Le jeune dit au vieux que mes constantes sont instables et que mon rythme cardiaque est trop élevé.

Pardi, avec deux mecs aussi canon qui s'affairent autour de moi, c'est un peu normal. Si seulement on pouvait m'enlever cette enclume qui pèse sur ma poitrine, je leur montrerai bien que j'ai quelques idées pour m'amuser avec eux. J'ai bien des façons de m'amuser avec les gars en uniforme et ça depuis que je suis toute gamine. Je suis prise d'une quinte de toux et je gueule d'une voix rauque:

- Hé, le flic ! Qu'est- ce que tu fais-là à me tenir la main ? Tu sais, d'habitude, les gars dans ton genre, je les fais courir et ils ne rêvent que de me passer les menottes.

Des souvenirs de mon enfance me reviennent, quand je faisais tourner en bourrique les flics du quartier pour des vols à l'étalage. Je piquais à peu prêt tout ce qui me passait par la tête. Des fringues, des produits de maquillage, des bijoux fantaisie, des pièces de bagnole pour mon frangin, ouais, parce qu'on retapait quelques voitures volées avec des pièces tout autant volées, à nos heures perdues. Et les flics du quartier passaient leur temps à me courser pour me prendre avec mes larcins dans la poche. Peine perdue, je courrais plus vite qu'eux et j'étais agile comme un singe pour sauter les palissades des jardins. Une fois, un vieux dur à cuir m'avait coincée dans un cul de sac. Il aurait pu me passer les pinces, mais je lui balançai à la gueule ce que je venais de voler à différents moments de mon après-midi. Des boulons d'enjoliveurs chromés chez Tuning Store et des tampons hygiéniques à la pharmacie du coin pendant que ma pote Macy s'achetait un test de grossesse. J'avais ça dans mes poches : des boulons chromés et des tampons. Je les lui avais balancés à la gueule et, profitant de l'effet de surprise, ma Doc Martins dans les couilles. Il avait hurlé comme un chihuahua en se pliant en deux, le con. Et j'en avais profité pour me casser. C'était comme ça, les mecs en uniforme et moi...

Mais celui-là, il m'a soulevée, prise dans ses bras et transportée loin de tous ces pieds qui me marchent dessus. Pourquoi on me marche dessus, hé ? Je suis pas un paillasson bordel de merde ! Je fixe son regard. Il a de beaux sourcils, bien dessinés, très expressifs. C'est con, pourquoi je me focalise sur ses sourcils. Peut-être pour ne pas bloquer sur ce regard entre doré et vert qui me scrute avec sollicitude ? De loin, quand il me regardait d'un air furibard depuis la fosse, j'aurais pas cru qu'il avait les yeux verts. Je les voyais plutôt noir. C'est cool, j'aime bien les mecs dont les yeux changent de couleur selon les circonstances. Là son regard est clair, et aussi ... inquiet, je dirai. Voilà que son visage devient flou et j'ai soudain très froid. Je suffoque. Le bruit strident qui nous environne et que j'ai enfin identifié comme celui d'une sirène se déforme, s'étire jusqu'à devenir grave, très grave. Je m'accroche au bras de ce mec qui est en train de disparaître dans l'obscurité de ma vision et je lui souffle dans un sourire:

- Je vais crever hein, beau gosse ? Donne-moi un baiser ...

Je me sens partir tandis que je perçois des secousses après l'arrêt des sirènes. Je ressens les vibrations de la banquette qui roule à présent et la voix du jeune mec qui parle de moi à d'autres voix. Une dernière fois, j'entends la voix grave du flic qui dit qu'il va attendre dehors. J'ai comme un sentiment de panique à l'idée qu'il me lâche la main... Ça y est, il l'a lâchée après l'avoir serrée très fort une dernière fois. J'ai si froid. Tout est noir et j'entends de moins en moins les voix autour de moi. Je me laisse glisser ...
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