Things are not what they seem to be.
MIL.OA. Ce projet de dingue qui est passé pour l'idée d'un fou à son origine a été construit par Jess Cameron. Un visionnaire et mystérieux bonhomme qui mène son équipe d'une poigne de fer.
Cette structure qui semble parfois dotée d'une conscience a donc un dirigeant, ses adjoints, sa police, ses lois, ses corps de métier, son hôpital, son école, son collège et son lycée et même ses lieux de culte. Tout cela pour prendre soin de ses habitants, ses citoyens de la naissance à la mort.
MIL cache derrière ses rideaux et ses light show un terrible secret. Sauras-tu le découvrir ?
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◘ Laissez-vous séduire par l'éventail de plaisirs auditifs que vous offre le festival en allant faire un tour du côté des Stages.
◘ Découvrez la vie quotidienne de nos festivaliers, émaillée de suspens, d'amour et de désillusions. Passions, amitiés se tissent dans une ambiance survoltée.
Evénements
◘ MIL.OA est actuellement installé en Allemagne, à Francfort.
◘ Les concerts ont débuté depuis le 7 août !
◘ Une mystérieuse organisation fait pression depuis des mois sur certains musiciens.
◘ Des événements étranges se produisent quelques jours avant le début du festival.
◘Jess Cameron, son créateur, est dans la tourmente après les révélations de son meilleur ami.
◘ Qui est cette jeune femme inconnue qu'il a pourtant l'impression de connaître ?
MIL.OA.
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 [TROUBLE/Frankfurt J2/08-08] libre

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MUSICIANS
Messages : 6
Date d'inscription : 23/01/2019
Alek Svenson
[TROUBLE/Frankfurt J2/08-08]Après le passage toniturant et remarquable de  CINMEATIC DOLLS sur la power stage nous devons frapper fort pour marquer les esprits ce soir. J'en ai pris conscience pleinement depuis la veille, MIL.OA. est une machine énorme qui peut permettre à des groupes comme le nôtre de prendre un tout autre essor dans le monde du rock et plus particulièrement du Metal. On nous a parfois qualifiés de groupe "pop rock", à tort, je trouve, car c'est un esprit vraiment metal qui nous anime. On ne suit pas les modes, on fait juste ce qui nous plait, notre musique. Dès le début, les fans nous ont suivis, sentant sans doute la sincérité de notre démarche. Mais nous sommes aussi un formidable combo sur scène, une bête faite pour le live! Et nous avons la niaque qu'il faut pour le montrer ce soir. La rage au cœur et au ventre.

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Je suis étonnament calme ce soir, contrairement à Lars qui semble branché sur 200 000 volts et tape avec ses baguettes sur tout ce qu'il trouve backstage. Dave et Jay parlent de trucs de gratteux entre eux mais sont focus sur ce qui va se dérouler ce soir sur scène. Moi... j'ai l'esprit vagabond ... Entre ma curieuse rencontre avec cette fille, Mai-Lin et mon entrevue avec Blind Tiger tribute hier soir, j'ai la tête pleine de rêves. Des rêves décousus et très différents. J'ai envie de revoir cette fille qui m'a fait réfléchir sur tout un tas de trucs. Une sorte d'étoile filante qui a traversé mon ciel et m'a fait remettre en question pas mal de choses que je pensais acquises. Quant à Sven Myles, le leader des Tiger, lui, il m'a regonflée à bloc, si besoin était. Quel mec sympa ! Et tout le groupe est à l'avenant. Je comprends pourquoi Pier me disait que c'était plus qu'un cover band en hommage à des stars. Ils ont digéré et porté les compos de leurs  idoles d'une manière tout à fait magistrale, et y ont ajouté leur personnalité. J'ai vraiment aimé ce voyage dans le temps qu'ils nous offraient sur scène, et toujours avec une gentillesse incroyable, un respect du public et du groupe auquel il s rendaient hommage.

Je suis bien, je me sens bien, comme cela ne m'est pas arrivé depuis longtemps. Comme si j'avais vécu en apnée durant plusieurs années, trop longtemps, et que je refaisais enfin surface pour prendre une grande bouffée d'air. C'est bon, ça fait du bien et j'ai envie de me laisser porter par le mood. Accoudé à un rack, je contemple la foule plongée dans une semi-obscurité. Ce public qui sera bientôt nôtre, Une assemblée composite, faite d'hommes et de femmes dont je vais effleurer les rêves, les bonheurs, les blessures ce soir. Parce qu'on l'a souvent dit dans les critiques de nos albums, nos chansons parlent de sujets auxquels tous peuvent s'identifier. Et on est assez fiers de ça en fait. On ne fait pas du metal concept, ni des albums qui parlent de monstres, ou de héros. Juste des personnes qui pourraient être chacun d'entre eux. Et ça ne nous empêche pas d'aborder des sujets brûlants, comme les relations humaines, la manipulation, la maltraitance, la mort, la vie à travers tout ce qu'elles ont de plus tragique et poignant.

Je finis ma bière, à portée de main avant de me préparer à entrer sur scène avec les autres. On ne fait pas d'entrée en trois actes comme certains groupes. On va à l'essentiel. On est juste une bande de mecs venus offrir sa musique à des fans qui l'aiment. Je n'ai jamais eu aucun goût pour la mise en scène et les artifices. Je suis juste un musicien. Je respecte la théâtralité de certains groupes qui le font très bien. C'est presque une histoire qu'ils racontent en la mettant en scène comme un film. Nous on raconte juste des petits bouts de vie de gens ordinaires et ce qui est incroyable, c'est que ça plaise à autant de monde.
Après le sample d'intro, Lars ouvre les hostilités en martelant ses caisses claires, imprimant un rythme que les fans identifient très vite comme annonçant "the silence". Ce type a un beat absolument dingue que j’épouse en sautant comme un diable, ma voix hurlant les premiers mots du titre. J'invite le public à frapper dans ses mains, en me dandinant frénétiquement. Nous sommes déjà unis sur scène dans une même transe de plaisir et le public accroche immédiatement. Les riffs incisifs de Dave ajoutent à la ferveur et je sais déjà qu'on n'a pas foiré notre entrée. A la fin du morceau, je salue le public avec force courbettes et sourires, pas avard de démonstration délirantes.

Mais voici qu'un vent fort se lève sur le champ de bataille. Chanter contre le vent, c'est un truc que j'ai déjà vécu. S'il rabat le son, le public entendra mal. Mais les ingé de MIL.OA font merveille en activant d'autres captations. Je dois bien reconnaître qu'ils ont un crew formé à bosser dans les conditions les plus défavorables. Ca tombe bien, TROUBLE aussi. Lars me fait un signe du pouce pour me dire qu'il va gérer, Dave trafique son micro de guitare tandis que je présente Jon, notre génial claviériste. J'ôte mon -t-shirt parce qu'il commence à faire sérieusement chaud sur scène et dans la foule, j'ai l'impression que ce n'est pas mieux. On balance "On the run"

Malgré toutes les recommandations de notre manager, je saute de la scène pour me retrouver sur la barrière qui nous sépare du public. Je me retrouve à 10 centimètres des fans dont un qui me tend une bière ! Une bière bien fraîche ! Ça ne se refuse pas ! Après avoir bu une gorgée, je lui rends et je saute carrément dans le public  pour chanter et danser avec lui. C'est incroyable, l'énergie que peut dégager une foule qui vous porte! Je prends toute cette ferveur en pleine face, elle traverse mon corps et me galvanise. Aucun geste agressif, aucun manque de tact ou d'appropriation déplacé de la part de ces gens qui m'entourent, juste un énorme, magnifique bain d'amour et de partage ! Un amour qui me pousse à prendre un fan par les épaules pour danser avec lui. Mais il est temps que je regagne la scène pour permettre aux fans placés plus loin de profiter de notre groupe au complet. Je saute la barrière et rejoins mes complices qui délivrent une prestation impeccable. Le public est à nous. Je poursuis le morceau en les faisant chanter, je saute, esquisse quelques pas de boxe pour le fun, souvenir d'une autre époque, à l'armée, puis j'exulte et dans une cabriole finale je conclus la chanson. Pris d'une joie bien compréhensible, Lars quitte sa batterie pour venir saluer le public avec nous et me tape l'épaule. Un large sourire éclaire son visage. Il est heureux comme un gosse qui vient d'ouvrir son plus beau cadeau de Noël, et ça n'a pas de prix à mes yeux. Je les présente tous à la foule, tellement fier de faire partie de ce groupe, d'avoir de tels amis pour partager ma passion.


Nous sommes en nage et un morceau plus calme s'impose tandis que chacun regagne sa place sur scène. Nous entamons "no return" en sautant tous sur place, le public ne tardant pas à faire de même. Plus calme, peut-être, mais pas moins riche en émotion. Juste au premier rang, au beau milieu de la chanson, un petit bonhomme avec un casque sur la tête me fait des signes insistants. Sans trop y croire, je lui fais signe de me rejoindre et voilà  qu'il est déposé sur scène par des bras parentaux. Je ne sais pas si on doit les taxer d'inconscients pour exposer ainsi leur enfant, ou si, au contraire, le petit apprécie le moment, mais au moins ont-ils préservé ses oreilles. Je le prends dans mes bras sous les cris hystériques de la foule. Il a la banane et je ne saute pas trop, sachant que ce n'est jamais bon d'être secoué pour un jeune enfant. Je le pose à côté de moi et on fait le handhorn ensemble. Je le sens impressionné ce qui est normal. Imaginez, un gamin qui doit avoir cinq ans au plus ! Peut-être qu'en m'agenouillant à côté de lui ? Oui voilà qu'il semble moins tétanisé. On s'en tape cinq. Il frappe dans les mains à présent. Je tente de le faire chanter en lui montrant "hohoooohoo hoohoooohoooo" mais sa voix porte peu. Je regrette presque d'avoir ce fichu retour dans l'oreille et de ne pas capter sa petite voix car je vois vibrer ses cordes vocales. C'est tellement magique et émouvant. Je me sens con et je pense que toute la bande est émue. Dave et Jay se rapprochent délicatement, pas trop près pour ne pas ajouter à sa difficulté. Moi, je nage dans un océan de sensations bizarres, le gosse me sourit mais je le sens un peu perdu. Qui aurait cru que je pouvais être aussi ému et en même temps trouver les gestes et les mots pour le rassurer au mieux ? Je prends son petit poignet délicat sans trop le serrer parce que parfois, je ne connais pas ma force. Puis je finis par le raccompagner vers ses parents, bien conscient qu'il a besoin de leurs bras plus que des miens.

Des bras qui m'on cruellement fait défaut dans mon enfance. Lars, qui sait, lui, a capté ma dérive émotionnelle tandis que j'enfile un t-shirt, tant pour éponger ma sueur que pour endiguer mes frissons. Je reviens pour annoncer qu'on va jouer un titre qui m'est particulièrement cher. A shoot of redemption Et tandis que Lars, Dave et Jay attaquent, c'est plus fort que moi, je vire le T-shirt qui aura passé moins deux deux minutes au contact de ma peau. Lars dit que c'est inconsciemment une façon de me mettre à nu, de me livrer à mes fans. Peut-être qu'il a raison. Pas de pudeur à ce niveau-là, mais pour les sentiments, c'est tout autre chose. D'ailleurs, pour masquer tout ça, hop, une autre cabriole et une re-présentation de tout le groupe, sans oublier les ingés son qui sont aussi cités. J'ai besoin d'un petit remontant que je décide de prendre en compagnie de notre public sur redefined. Toujours plus proche de mon public, je m'assois au bord de la scène pour chanter avec lui.

Nous enchaînons ainsi près de deux heures de concert, mais le temps passe si vite avec des fans en délire que je suis le premier surpris de voir arriver la fin du show. Quand les lumières s'éteignent, j'ai l'impression qu j'aurais pu tenir encore deux heures. Le public aussi en redemande et nous revenons pour délivrer un magnifique Eye of the storm dans lequel je vais jeter toutes mes tripes.


Lorsque les lumières s'éteignent, que tout est fini, je ressens alors ce paradoxe d'une grande plénitude et d'un vide immense. Sentiment que je dois à nos fans, à la scène mais qui ne comblera pas celui du manque qui me ronge. Parce que rien ni personne ne pourrait emplir ce vide que j'ai depuis toujours. Même mes compagnons d'aventure qui m'enlacent, se prennent bras dessus, bras dessous pour saluer notre public bien-aimé. Je prends alors la mesure de ce que j'ai reçu et donné ce soir, mais aussi de ce que je n'ai pas reçu ni donné encore, depuis toutes ces années de solitude. Tandis que je regagne le backstage, plus vite que les autres, presque en fuite, j'essuie les larmes de rage que je ne retiens plus. Il est des blessures que même la musique ne peut soigner. Juste atténuer. Je serai toujours en sursis, suspendu entre l'envie désespérée de vivre et celle de disparaître.

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