Things are not what they seem to be.
MIL.OA. Ce projet de dingue qui est passé pour l'idée d'un fou à son origine a été construit par Jess Cameron. Un visionnaire et mystérieux bonhomme qui mène son équipe d'une poigne de fer.
Cette structure qui semble parfois dotée d'une conscience a donc un dirigeant, ses adjoints, sa police, ses lois, ses corps de métier, son hôpital, son école, son collège et son lycée et même ses lieux de culte. Tout cela pour prendre soin de ses habitants, ses citoyens de la naissance à la mort.
MIL cache derrière ses rideaux et ses light show un terrible secret. Sauras-tu le découvrir ?
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◘ Découvrez la vie quotidienne de nos festivaliers, émaillée de suspens, d'amour et de désillusions. Passions, amitiés se tissent dans une ambiance survoltée.
Evénements
◘ MIL.OA est actuellement installé en Allemagne, à Francfort.
◘ Les concerts ont débuté depuis le 7 août !
◘ Une mystérieuse organisation fait pression depuis des mois sur certains musiciens.
◘ Des événements étranges se produisent quelques jours avant le début du festival.
◘Jess Cameron, son créateur, est dans la tourmente après les révélations de son meilleur ami.
◘ Qui est cette jeune femme inconnue qu'il a pourtant l'impression de connaître ?
MIL.OA.
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 [AVALON/Frankfurt J1/07-08]

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Jaroslaw Malkovitch
[AVALON/Frankfurt J1/07-08]Enfin nous y voilà ! Après tant de sacrifices et d'espoirs parfois déçus, mon groupe va monter sur cette scène mythique qu'est la symphonic stage de MIL.OA ! Tous nos efforts et aussi ceux d'Irina pour nous y faire une place vont enfin porter leurs fruits. Je pense aussi à tous ceux qui travaillent dans l'ombre pour permettre la magie de cette soirée. Je pense aussi à ce que j'ai appris au sujet de certains d'entre eux, et cela me pousse encore davantage à honorer tout ce travail. En donnant le meilleur de nous même au public ce soir !

Nous entrons sur scène dans l'obscurité la plus totale puis prenons nos places respectives, en silence, silhouettes mystérieuses dans le contre jour que vient de créer la poursuite de scène à la lumière blafarde. L'écran s'allume derrière nous et apparaît au public médusé le clip de notre titre phare, celui qui nous a fait connaître du grand public. En voyant le logo du groupe qui s'affiche et s'ouvre sur l'écran, le public rugit d'une clameur guerrière et scande:  
Lords of the wolves ! Lords of the wolves ! Lords of the wolves !

Nous attaquons sans faire de quartier et c'est un déferlement de décibels entre l'intro de Devon aux claviers, les guitares de Tomasz et Mikael qui se déchaînent, moi qui martèle ma basse en gruntant ou en reprenant les chorus et soudain la voix de Darius s'envole, magnifique de puissance et de pureté, narrant le monde fantasy que nous avons créé et dans lequel nous sommes des guerriers de la lumière contre les ténèbres. Une thématique qui peut sembler naïve mais que je sais plus que jamais bien réelle depuis ma rencontre avec un certain Ralf Wagner. Les solis se succèdent tandis que nos deux guitaristes rivalisent en se répondant. La voix d'Adela notre guest soprano s'élève bientôt en contre point de celle de Darius, notre paladin timide et secret dont le talent explose pourtant lorsqu'il est devant un micro. Quel duo de rêve. Moi-même je me suis laissé porter par mon solo de basse. Le premier morceau s'achève, nous liant à la foule par un faisceau d'énergie électrique qui nous transcende. C'est ça la puissance de la musique ! Nous porter sur les ailes d'un rêve, d'une fantaisie partagée. Je frissonne en secouant ma tignasse, torturant ma basse autant que les méandres de mon âme.

Puis retentissent les premiers accords d'Into that Darkness  accompagnés de la voix d'Adela et le public se met à hurler. Je n'en attendais pas tant pour un simple morceau orchestral. Je suis surpris d'une telle réaction, mais la lumière a changé sur scène, est devenue bleutée. J'en comprends la raison en me retournant. Sur l'écran géant, c'est à présent ma trogne figée qui s'étale tandis que retentissent les accents épiques de ma composition. Les viles traîtres ! Ils ont osé m'exposer ainsi, moi qui préfère rester dans l'ombre !

[AVALON/Frankfurt J1/07-08] Pathfinder_Arkadiusz_E_Ruth

Et voilà que Tomasz prend la parole, lui qui préfère d'habitude gratter sa six cordes caché derrière ses cheveux.

- Il fallait que ce soit dit ! On vous présente le Maestro sans qui AVALON n'existerait même pas ! Mister Jaroslaw Malkovitch alias Malko alias The Voïvod Malkovitch!

Je m’incline dans l'ombre pour répondre aux ovations du public mais Mikael me pousse en ricanant et me voilà au bord de la scène, suspendu en équilibre face aux fans déchaînés tandis que le groupe attaque The Whisper me sauvant d'un naufrage médiatique. Je me récupère comme je peux en espérant qu'ELLE n'est pas là dans la foule, à épier notre prestation et mon incapacité à gérer la mise en lumière. Elle, c'est Nina, qui ne cesse de hanter mes rêves depuis que je l'ai croisée à notre arrivée sur le site. Peu d'espoir que mon intérêt pour elle soit réciproque, mais c'était une belle et inoubliable rencontre, de celles qui vous marquent au fer rouge. Peut-être que je devrais prendre exemple sur elle et me laisser le droit d'être juste moi-même malgré le poids que je porte sur mes épaules? Peut-être est-ce un signe qui m'est envoyé ? Ou un ange ? Peu importe. Laissons au hasard sa part de mystère. Si nous devons nous croiser à nouveau, cela se fera qu'on le veuille ou non.

Mais le silence se fait dans l'assistance alors que la scène est à nouveau plongée dans les ténèbres. Les accords de piano empruntés à une sonate de Beethoven se distillent dans l'air lourd sous les doigts agiles de Devon et lui succèdent les voix de guerriers aux abois puis ceux plus rageurs de Pathway composés par moi-même. Le groupe se déchaîne et commence vraiment à entrer dans le voyage qu'il propose au public. Un voyage à travers le temps, l'espace et les dimensions.

Le voyage se prolonge plus de deux heures durant lesquelles le lien avec le public s'est teinté d'une magie qui m'enveloppe dans une sorte d'état second. La foule s'étend à présent à perte de vue sous la lumière des tours de poursuite qui marquent les quatre coins du périmètre. Je suis étourdi de voir l'étendue de cette marée humaine dont je ne distingue que les visages des premiers rangs, aux yeux brillant de plaisir et d'émotion. Une émotion que je partage sans retenue, ma vue se brouillant plus souvent que je le souhaiterais lorsque j'arpente en courant, basse en bandoulière, la largeur de la scène. Le silence se fait à nouveau quand la scène se drape d'obscurité et que les premiers accords de Devon au clavier annoncent Undiscovered Dreams . Je me fonds dans l'obscurité pour écouter les voix d'Adela et de Darius se répondre dans un duo majestueux, exprimant tous mes rêves inassouvis. Je retiens mes larmes mais certains dans le public n'ont pas la même endurance et je vois des visages inondés de pleurs. Cela me touche bien trop. Je recule encore, jusqu'à buter sur le mur d'enceintes.

Tomasz me sauve en annonçant le morceau qui clôturera le concert et en hurlant, cheveux au vent " Metal is  ... Metal is ? ..."  Ce à quoi le public finit par répondre "Eternal! Eternal! Eternal! "
Et nous enchaînons en infligeant à notre public déjà conquis, ce leitmotiv auquel nous croyons tous sur scène. Fifth element retentit dans toute sa splendide évidence. Je regagne le devant de la scène pour profiter des derniers instants de la soirée avec nos fans. Je tape quelques mains dans la foule au passage en arpentant le vide de la fosse, au grand dam de mes compagnons qui me jugent inconscients. Peu importe, je me colle aux barrières que les premiers rangs ont investi et je cours tandis que la voix de Darius porte à l'incandescence l'ambiance chaud bouillante de la foule. Je fais quelques arrêts pour mieux pilonner ma basse d'accords rageurs et je souris comme un gosse, face à ces visages qu'on a fait rêver le temps d'une soirée. L'amour est palpable dans cette fosse. Si proche, mais pourtant inaccessible. C'est alors que je vois deux yeux de tigresse ou de biche me sourire. Leur éclat capte mon attention l'espace d'une minute tandis que retentissent les derniers chœurs de la chanson. Ces yeux, ces yeux noirs et malicieux ... A qui appartiennent-ils ? Je les connais.

Mais le service de sécurité m'enjoins de remonter sur scène pour saluer le public complètement surchauffé. Je m'exécute, la mort dans l'âme. Après, il y aura la descente foudroyante dans les backstage, puis celle, plus lente, plus solitaire, dans ma chambre d'hôtel. Mais je souris, je fais bonne figure, comme toujours et je salue main dans la main avec mes complices, ce public qui exige tant de nous mais nous donne mille fois plus. Tellement.

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Keïko Sumato
[AVALON/Frankfurt J1/07-08] La Symphonic stage symbolisait à mon arrivée sur MIL.OA le groupe de cette merveilleuse chanteuse que j'avais rencontrée quelques mois auparavant dans un aéroport finlandais et si j'avais bien l'intention d'assister au concert de Dawn Symphony, je n'aurais jamais pensé en arrivant sur le site que je viendrais dès le premier jour du festival assister à un concert devant cette scène. Mais les hasards des répétitions en avaient voulu autrement. En me promenant en après-midi avant le démarrage du festival, j'avais assisté à une répétition d'un groupe que je ne connaissais pas et dont le talent m'avait subjugué. Ce grand type, leur bassiste était là dans la fosse lors du concert de mon groupe, LOVEGUN. Il était là, contre toute attente. Parce que si moi, j'avais assisté à leur répétition, je n'avais vu que peu de monde aux notres et je ne pensais pas que mon groupe serait suivi par des membres d'un autre. Peut-être était-ce une simple curiosité de sa part, ou une façon de tuer le temps en attendant son heure de monter sur scène mais l'impression que j'avais eu en le regardant jouer s'était confirmée quand il me regardait chanter. Une sorte de fascination de ma part pour ce regard d'orage si mélancolique. Et puis j'adorais ce qu'il faisait avec sa basse ... Un avis partagé avec mon amie Lia bassiste, qui avait décidé de m'accompagner.

L'entrée sur scène du groupe est très mystérieuse et se passe dans la pénombre. C'était sans doute pour mieux surprendre le public  avec cette projection d'un clip très bien fait et qui nous raconte une histoire. L'effet sur le public est immédiat avec une sorte d'enthousiasme contagieux. Je me serre contre Lia et nous nous laisssons porter pendant deux heures par la narration musicale d'un voyage à travers l'espace et le temps, ponctué de passages épiques et de balades, d'intermèdes symphoniques dont nous reconnaissons parfois l'emprunt aux compositeurs classiques qui se lient à des compositions orchestrales du groupe.

L'effet est magnifique et le voyage majestueux, alternant l'exaltation d'une aventure avec des moments de réflexion plus intimes et calmes. Pour nous, dont la culture est admirative des grands compositeurs classiques, c'est un bonheur et Avalon nous offre un mariage avec cette passion et une autre qui coule dans nos veines depuis l'enfance: le metal. C'est presque magique et je me tourne plusieurs fois vers Lia pour constater qu'elle partage ma sidération. Bien sûr d'autres groupes ont déjà magnifié cette union entre metal et classique. Cela n'a rien de nouveau. Au Japon nous avons des groupes de ce genre et nous sommes fans des groupes européens ou américains qui proposent ce mélange. Mais Avalon raconte en plus une histoire nouvelle, contrairement à ces groupes qui reprennent des légendes de la littérature, du cinéma ou autre. Ici, on nous propose un nouveau voyage, celui d'un groupe. Parfois c'est naïf, comme un serment que des enfants se seraient fait. Le metal est éternel. Oui bien sûr. Chaque musicien qui fait du metal, chaque fan, veut s'en convaincre. Mais oser l'ériger en cinquième élément en lieu et place de ... ben voyons, l'amour ! Parce que la référence à un fameux film nous revient tous en tête. Il fallait le faire et y croire !

Les musiciens d'Avalon nous baladent durant deux heures dans ce rêve que Lia et moi partageons sans réserve. L'alternance de moments épiques, lourds ou rapides, souvent rapides et de mélodies douces et rêveuses nous transporte. Mais quel que soit le tempo, le caractère mélodique très harmonieux et travaillé nous prend aux tripes. Cette musique n'est pas simple, elle demande un travail de l'auditeur, mais sait aussi saisir le désir primal qui sommeille en lui. La voix du chanteur, que j'avais déjà repéré en répétition, est sublime et je sens ma Lia touchée au cœur. Les envolées du jeune homme avec la soprano qui lui répond sont tout simplement des moments de grâce assez rares. Pourtant ce n'est pas sur ce beau jeune homme que se focalise mon regard mais sur le bassiste qui semble préférer l'ombre que le devant de la scène. Mais le choix de ses complices a l'air d'être tout autre tandis que son visage s'affiche sur le grand écran. Je suis émue en scrutant ses traits en grand format. Quelque chose dans ce visage me touche et m'émeut. Je le trouve beau, tout simplement.

Je me fige et Lia le perçoit. Elle me taquine."Ce type a quelque chose de lupin, non ? " me chuchote-t-elle à l'oreille. Je me tourne vers elle et lui démontre ma surprise par un haussement d'épaule "Comment ça, lupin ?" Elle me regarde et se met à rire avec malice "Ben ouais, il y a du loup en lui, genre chef de meute. T'aime ça hein ma Kei ? " Je noie le poisson d'un froncement de sourcils " C'est toi qui le dit, Lia ! T'es mordue ? " Elle se marre, fait un signe négatif de la tête et mime une sorte d'orgasme en me désignant le chanteur. "Non, moi celui que je mordrais bien c'est lui!" Je la pousse alors sans ménagement pour la faire avancer en direction du chanteur et elle réplique alors pour protester "mais en fait, j'aime bien le gratteux qui vient de parler aussi. Il a une voix à dissoudre ma petite culotte, tu trouves pas ?"  L'air pensif, un vague sourire aux lèvres, me voilà en train de mater le dit gratteux. C'est vrai qu'il a quelque chose, mais en l’occurrence, moi ce qui me fascine c'est son jeu de guitare. Ce mec se balade avec une aisance sur sa six cordes- quels putains de solis! - que c'en est presque outrageant pour mon modeste talent. J'étais guitariste avant de devenir chanteuse, mais Dark Moon a pris le poste parce que sa maîtrise à la gratte était bien meilleure, même s'il m'arrive de l'accompagner sur plusieurs morceaux. Je dois avouer pourtant que même son talent est bien loin de la virtuosité de ce mec à la longue tignasse noire et au visage fermé. Bon d'ailleurs, niveau virtuosité, tous les membres sont bien au dessus de notre niveau. C'est à se demander pourquoi ils ont été programmés le jour de l'ouverture.

A se demander ce que va donner Ultimate Syn, ce groupe qui clôture le festival sur la Symphonic. Je suis d'accord pour convenir que Dawn Symphony méritait de figurer en Headline, mais qu'est-ce qui peut être plus fort qu'Avalon et eux pour faire la clôture ? Peut-être que Lia en a une idée, mais ce n'est pas le moment pour débattre de ce sujet, parce que nous sommes toutes les deux happées par ce que nous voyons et entendons. Je suis tellement émue de voir le bassiste sortir de l'ombre et sourire- un sourire à me damner, en passant, mais je ne dis rien pour éviter les moqueries de Lia- puis sauter dans l'entre-fosse pour toucher des mains le public. Il passe à quelques centimètres de moi sans me voir, mais moi je ne perds rien de son expression de bonheur et mon visage s'illumine aussi d'un sourire. Je sens mes yeux me piquer. Quelle prestance, quel profil, quel pffff oouuu sex appeal. Est-ce que je suis la seule touchée ? Certainement non ! Lia se perd, portée par la beauté de la voix du chanteur qu'elle dévore des yeux, vacille et s'agrippe à mon épaule. Nous rions toutes les deux et scandons "Metal is eternal like the fire, wind and water!". Et le voilà qui revient, le beau bassiste ténébreux et lorsqu'il passe devant moi, son regard accroche le mien, s'attarde. J'ai certainement rêvé ...

La foule pousse fort dans le coin, menaçant de renverser les barrières. Immédiatement le service d'ordre réagit et un vigile empoigne l'épaule du bassiste pour lui faire comprendre qu'il doit remonter sur scène. Son regard ne me quitte pas tandis qu'il s'éloigne. Puis je le perds tandis qu'il remonte sur scène d'un mouvement souple et félin. Un loup ? Peut-être oui ou alors une panthère noire aux yeux gris bleu. Je suis comme tétanisée et m'accroche à mon amie tandis que la foule nous porte en avant puis en arrière. Après les dernières note, Lia exulte "Quel putain de groupe! Et les mecs sont tous des virtuoses ou quoi ? En plus le lead guitare et le chanteur sont de purs canons ! Faut qu'on tourne avec eux au Japon! Ils vont faire un malheur !" Je lui réponds comme dans un rêve ... "Oui, il faut qu'on contacte leur management."  Puis je noie le poisson en ajoutant "Musicalement et physiquement, ils sont tous canons !" Et c'est vrai. Je le pense sincèrement. Mais un seul m'a touché sur les deux plans et il joue de la basse à cinq cordes. Je sais que je vais tout faire, outre tenter un contact entre nos deux managements, pour arriver à lui parler. Au moins de sa musique...


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Jaroslaw Malkovitch
[AVALON/Frankfurt J1/07-08]Le premier concert d'Avalon dans un festival international se clôt tandis que la lumière des poursuites caresse une dernière fois le public. Notre public, notre raison d'être sur scène. Nous faisons notre musique parce que cela nous est vital d'exprimer nos pensées, nos rêves par le biais de notre art. Mais que serait-il sans le public avec lequel nous le partageons. Des notes, des paroles, des sentiments ensevelis dans un enregistrement, dans un carnet. Sans le public qui vient nous voir, achète nos albums, nous ne serions rien que des fous rêveurs qui jettent au vent des mélodies et des mots.

Ce public qu'on a si longtemps cherché et espéré se tenait devant nous ce soir. Nous le devons à notre travail avant tout, mais aussi à ceux qui ont cru en nous, à commencer par notre manageuse, ma cousine Irina, qui a lâché son poste de directeur artistique chez Ocean Records pour nous soutenir et m'aider à fonder Drake Records, notre label indépendant qui a édité notre dernier album et éditera les suivants, à commencer par ce live dont nous rêvons depuis longtemps sans jamais avoir les conditions techniques suffisantes pour le faire. Jess Cameron nous en a donné la possibilité avec une scène enfin à notre mesure, des techniciens parmi les meilleurs pour la prise de son live. Un staff light virtuose. Tout cela, aucun lieu de concert ne nous l'a jamais offert.

Je leur dois, nous leur devons beaucoup et je me sens reconnaissant envers tout le crew du festival jusqu'au chef charpentier qui a supervisé la construction des infrastructures de scène. Ici, tout est hors dimensions, pensé par un géant qui aurait vu les choses en grand. Je sais qu'un homme se cache derrière ce gigantisme. Cette grand messe du metal à laquelle mon groupe a pris part ce soir. A mes yeux c'est un pionnier, un visionnaire. Et je sais que mon avis est partagé par nombre d'artistes à travers le monde du rock.

Mais s'il a su réunir les meilleures conditions pour les concerts, lui aussi ne pourrait rien sans le public qui supporte les groupes et vient les voir jouer. Nous devons tout au public qui nous permet de vivre de notre art, et nous devons lui donner le meilleur. Ce soir, je suis fier parce que nous avons donné le meilleur de ce que nous savons faire actuellement. Nul doute que nous avons des progrès à faire, beaucoup de progrès. Mais ce soir, nous devons savourer ce premier succès à grande échelle. Les gars sont pleins d'idées pour fêter ce premier concert. Seul Tomasz demeure en retrait, malgré son petit sourire explicite qui dit qu'on a été sacrement bons ce soir. Et moi qui suis encore soucieux du devenir de Nina et de son groupe, volatilisés quelques jours avant leur prestation annoncée. Et attendue en vain ...

Pourtant, sans oublier, la vie reprend ses droits. Les rencontres, les impressions également. Il y a cette fille aux yeux en amande, ces yeux noirs qui sont venus assister à une de nos répétitions sur la Hope stage. Cette fille que j'ai vu et entendu chanter avec son groupe, quelques heures auparavant. Elle nous a renvoyé la politesse en venant avec une autre membre de son groupe. L'occasion est trop belle de partager des impressions de professionnelles de l'extérieur, même si elles sont jeunes. Elles ont prouvé que le talent n'attend pas forcément les années. Je fais alors quelque chose que je n'aurais jamais cru possible. Je tape sur l'épaule d'un membre de notre road crew et je lui demande d'aller vite chercher deux jeunes fans asiatiques qui étaient au premier rang pour les inviter dans notre loge.

Tomasz qui enfile un T-shirt propre et sec à la place de celui qu'il porte et ressemble à une serpillière bonne à essorer fronce les sourcils.

- Irina aime pas qu'on invite des groupies back stage !

Il a raison, mais je n'aurais jamais cru qu'il se souciait des opinions de ma cousine qu'il s'applique à haïr avec dévotion.

- Depuis quand te soucies-tu des avis d'Irina ?

Il hausse les épaules.

- Bah, c'est une pimbêche frigide, mais elle a raison sur ce coup-là .

Je me marre en essorant mes cheveux.

-  Eh! Respecte ma cousine, toi !Aah bon, tu devrais lui dire ... Mais pourquoi penses-tu qu'elle a raison ?

Il prend un air grave et répond, sentencieux, de sa voix d'outre tombe:

- Nous sommes comme les athlètes de haut  niveau : le sexe ça pompe notre énergie et notre concentration. Mais finalement, tu as raison, vas-y Malko. Si ça la fait chier, fais-le. Je te suis. Elles sont deux si je me souviens bien ? Allez mec, allons-y ! Effrayons un peu les kids !

Je hoche la tête d'un air désolé.

- Qu'est-ce que tu peux être lourd, Tomasz ! On n'est pas Alice Cooper, on va pas faire peur aux kids ! Et j'ai pas l'intention de baiser non plus, ce soir !

Au même moment, je sens qu'une grosse main me tapote l'épaule. C'est Jerry, le mec du crew.

- J'ai trouvé ces demoiselles au snack frite et je leur ai transmis ton invitation. Dit-il en me désignant les deux jeunes femmes hilares qui n'ont sans doute rien manqué de ma dernière tirade. Comme façon de briser la glace, on aurait pu faire beaucoup mieux. Sous les ricanements de mes compagnons, je les salue vaguement en me mettant en quête de bouteilles de jus de fruit à leur offrir.

- Bonsoir mesdemoiselles, je peux vois offrir un jus de fruit ? Dis-je en exhibant deux bouteilles de jus d'orange.

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