Things are not what they seem to be.
MIL.OA. Ce projet de dingue qui est passé pour l'idée d'un fou à son origine a été construit par Jess Cameron. Un visionnaire et mystérieux bonhomme qui mène son équipe d'une poigne de fer.
Cette structure qui semble parfois dotée d'une conscience a donc un dirigeant, ses adjoints, sa police, ses lois, ses corps de métier, son hôpital, son école, son collège et son lycée et même ses lieux de culte. Tout cela pour prendre soin de ses habitants, ses citoyens de la naissance à la mort.
MIL cache derrière ses rideaux et ses light show un terrible secret. Sauras-tu le découvrir ?
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◘ Découvrez la vie quotidienne de nos festivaliers, émaillée de suspens, d'amour et de désillusions. Passions, amitiés se tissent dans une ambiance survoltée.
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◘ MIL.OA est actuellement installé en Allemagne, à Francfort.
◘ Les concerts ont débuté depuis le 7 août !
◘ Une mystérieuse organisation fait pression depuis des mois sur certains musiciens.
◘ Des événements étranges se produisent quelques jours avant le début du festival.
◘Jess Cameron, son créateur, est dans la tourmente après les révélations de son meilleur ami.
◘ Qui est cette jeune femme inconnue qu'il a pourtant l'impression de connaître ?
MIL.OA.
Music is Life Open Air

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  [flash-back, Sydney, MARCH 18, 2042] Ghost in the shell (pv Terence Garfield pnjisé)

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Le vieil homme entra d'un pas lent dans l'institut de réhabilitation sis dans un quartier friqué de Sydney. Il n'aimait pas ce genre d'endroit qui lui rappelait trop de vieux mauvais souvenirs, il ne les connaissait que trop pour en avoir fréquenté en visiteur lorsqu'il rendait visite au guitariste de BLIND TIGER. Il se dirigea vers la réception et demanda à voir Térence Garfield. Après en avoir discuté avec les parents du jeune soldat, ils étaient tombés d'accord sur son transfert dans l'un des meilleurs centres psychiatriques de Los Angeles. L'endroit était dirigé par Murtagh Mac Kenzie, l'un des plus brillants psychiatres de sa génération qui avait en outre l'avantage d'appartenir à I.L.R.P. L'affaire était entendue et Monsieur et Madame Garfield étaient même reconnaissants au Mécène de garantir les meilleurs soins à leur fils grandement perturbé.

C'est donc tout naturellement qu'il avait obtenu l'autorisation de transfert et le droit de visite avant le départ de Terence pour les États-Unis. C'était un accord gagnant-gagnant. Le Mécène devait reconnaître cela à l'Organisation: ils savaient exploiter les accidents de la vie de leurs cibles pour les rendre débiteurs. A présent, restait à convaincre Terence d'entrer en contact avec Ivory Masters pour la convaincre sans qu'elle en soit consciente. Murtagh avait sa petite théorie à ce sujet: il prétendait que seul un fou pouvait convaincre un autre fou qu'ils étaient sensés. Le cynisme fait homme, ce Murtagh! Sacré écossais! Mais le compte en banque indécemment garni de Terence pourrait sans doute ouvrir bien des camisoles, même les plus réfractaires. L' ex Punkette n'était pas une patiente facile, mais son point faible était sa passion: la musique. C'était même sa raison de vivre si on en croyait Mac Kenzie. Aussi vitale que l'air qu'elle respirait. Le Mécène ne pouvait que comprendre, lui qui avait longtemps été dans la même dépendance.

Terence Garfield était l'atout maître dans la partie qui allait se jouer avec Ivory et le vieillard avait bien l'intention de l'utiliser d'une main de maître. Lorsqu'il pénétra dans la cellule du malheureux, le Mécène fut frappé par les ravages que pouvaient faire la culpabilité dans le corps et sur le visage d'un homme. Là aussi, il était bien placé pour en mesurer la puissance dévastatrice, lui qui était rongé par ses propres fautes. L'ancien soldat, des écouteurs dans les oreilles, était en train d'écouter de la musique

- Bonjour Terence. Toujours fan de rock à ce que je vois ? Comment allez-vous aujourd'hui ? J'ai vu vos parents hier, ils vous embrassent.

Le vieil homme s'assit sur le fauteuil en face du jeune patient, devant la fenêtre qui ensoleillait la pièce aux murs blancs.

- Il fait beau aujourd'hui. Je suis certain que le surf doit vous manquer. Je vous apporte des nouvelles du Capitaine Steiner. Lâcha-t-il laconiquement.                  



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Qu'est-ce qu'il me voulait encore, le vieux ? Je commençais à en avoir assez de voir sa tronche dans ma chambre. La sienne et celle de mes parents. Mon père particulièrement, qui essayait toujours de minimiser les conséquences pour ne pas perdre la face. A l'entendre, c'était presque de la faute de Steiner s'il s'était trouvé sur la trajectoire de ma balle. Sauf que le pauvre gars s'était pris une balle en pleine nuque, ce qui l'avait laissé paralysé, en plus de l'assourdir. La balle était entrée à la base du crâne et ressortie juste en dessous de son oreille droite. Un vrai carnage. C'était il y a déjà quelques temps. Peut-être trois ans, je ne savais plus. Je traînais d'hôpitaux psychiatriques en centre de désintoxication depuis. Bien sûr j'avais été réformé et j'avais retrouvé le vide de la vie civile de gosse de riche que j'étais. Fils d'un père self made man, un capitaine d'industrie qui s'était bâti un empire dans le matériel de chantier, fait un nom dans le monde très musclé des syndicats du bâtiment. Une figure paternelle écrasante disait mon psy. Lui aussi m'emmerder à toujours me trouver des circonstances atténuantes là où je n'en avais aucune.

Une soirée d'anniversaire trop arrosée et j'avais foutu ma vie en l'air avec celle d'un autre, un homme bien, le lendemain matin, trop con que j'étais, trop fier surtout pour me faire porter pâle à l'entraînement. Je devais vivre avec ça, maintenant. Et je m'y prenais plutôt mal, d'une tentative de suicide à l'auto-destruction programmée. Avec l'image de ce type au visage ensanglanté qui hantait mes nuits. C'était bien la seule justice dans l'histoire et je portais cette malédiction comme une peine méritée parce c'était la seule chose sensée dans ma vie désormais. Porter ce fardeau qui ne ferait pas revenir l'autre et n’allégerait en rien la peine de sa famille. Par chance, il n'avait laissé aucun orphelin mais il y avait ses parents, ses frères et sœurs. Tout le mal que je pourrais me faire n'égalerait jamais leur peine. Ça, ni mon père, ni mes psys ne voulaient le comprendre. Ma mère peut-être un peu mieux. Elle aussi avait perdu son fils dans un sens le jour où j'avais tout brisé, d'une seule détente, pour un geste trop nerveux, une impulsion mal maîtrisé sur une gâchette.

Dans ce monde de dingue où on me forçait encore à vivre, mon seul refuge était la musique que j'écoutais en permanence pour ne plus penser. J'aimais entrer dans l'univers de ces artistes et ne plus être cet homme lâche et inconséquent, redevenir un petit garçon en admiration devant ses idoles. C'était futile peut-être, mais ça me coupait du reste du monde, en attendant de pouvoir le quitter. Je trouverais bien un moyen un jour. Une manière que les autres, ceux qui voulaient me garder en vie, ne pourraient pas contrer.  En attendant, je m'oubliais dans le metal et je dessinais pour évacuer, vider cet écœurement que j'avais de moi-même.

- Je ne vous salue pas, l'ancêtre. Encore vous ! Je vous avais déjà dit que je ne voulais pas y aller dans votre foutu centre de réhab. Je l'ai dit à mes parents aussi, qu'on me foute la paix. Qu'on me laisse crever.

Je posai mon bout de craie grasse, la seule chose qu'on m'autorisait pour dessiner, car ces cons avaient peur que je me plante un crayon  dans l’œil. A raison, je devais l'avouer. J'avais fait preuve de beaucoup d'imagination pour en finir lors d'une bonne demi douzaine de tentatives.  

- Sérieux ? Vous avez des nouvelles fraîches de Jason Steiner ? Sans blagues ? Il continue de nourrir les vertiots au cimetière militaire ? Ahh non, je sais ! Je parie que l'armée lui a décerné une médaille à titre posthume. "Honneur au mort au champ d'honneur, sous les tirs d'un snipper de son propre escadron" ! La grande classe !

Je me mis à rire comme un dément que j'étais.

- Et dite-moi, sa mère, elle se sent mieux du coup ? Elle embrasse la médaille chaque matin ? C'est ce genre de truc que j'ai envie d'entendre vous croyez ? Et vous pensez que ça va aider ces pauvres gens ? Vous êtes bien comme mon père. Me laisser me tirer une balle dans la tête, ça, ça aurait pu les soulager peut-être. Et moi sûrement. Mais bien sûr, vous allez me dire que je dois cesser de tenir des propos aussi déraisonnables.        



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Est-ce que Terence Garfield avait régressé suite à son traumatisme ou n'avait-il toujours été qu'un ado attardé protégé par ses parents richisssimes qui lui avait acheté une place dans l'armée pour canaliser ses ardeurs auto destructrices ? Le Mécène n'aurait su le dire. Il n'était pas psy, bien qu'ayant une longue expérience des méandres de l'âme humaine. La prise de contact n'était pas très positive et Terence avait ignoré les deux tentatives du vieil homme pour amener la discussion sur ses passions, le surf et la musique metal, seconde passion que partageait le Mécène.

Le jeune ex-soldat tournait en boucle sur l'accident de tir tragique qui avait valu à Steiner de perdre l'audition, version officielle qui étayait son retour à la vie civile comme marchant dans un festival rock nommé MIL.OA. Garfield, lui, semblait convaincu d'avoir tué Jason Steiner lors d'un exercice de tir et, dame, on ne pouvait l'en blâmer. La blessure était salement moche. Dans son délire morbide, Terence refusait toute aide médicale et le "vieux" comme il l'appelait ouvertement, allait devoir le mettre face à une réalité. Sans brusquerie inutile mais avec une franchise implacable.

- Vos parents ont fait des démarches et vous ont déclarés inapte à prendre les décisions qui peuvent vous aider à reprendre le cours de votre vie, une vie pleine d'avenir et de promesses. Le juge leur a donné raison, au vu de vos derniers excès suicidaires. Il a proposé de désigner un tuteur légal. Après discussion, vos parents ont exprimé le vœu que celui-ci soit une personne en dehors du cercle familial qui porte depuis plusieurs années vos débordements sans arriver à les endiguer. C'était très triste et poignant, Terence, je dois l'avouer, de voir vos parents désarmés, en larmes, exténués par vos frasques.

Le vieillard se leva pour s'approcher du malade et contempler ses croquis.

- Vous avez un réel talent, Terry. Un talent que vous pourriez exploiter, épanouir pour vous exprimer et vivre. C'est très beau. Sombre mais beau, plein d'émotions. Ce pourrait être votre planche de salut. Mais j'entends dans vos mots que vous refusez tout salut. Aussi, en accord avec vos parents, ai-je accepté d'être votre tuteur, le temps que vous vous rétablissiez et repreniez goût à la vie.

Le Mécène saisit une feuille entre ses doigts décharnés, des doigts qui avaient jadis couru le long d'un manche de guitare avec la grâce d'un ange.

- Je pourrais financer votre carrière, vous soutenir en tant qu'artiste. Après tout, ne me surnomme-t-on pas le Mécène. Je me dois de faire honneur à ce sobriquet.

L'homme au masque se tenait à présent devant la fenêtre, contemplant la lumière vitreuse qui filtrait à travers les carreaux en vers dépoli et le grillage qui dissuadait de toute tentative d'évasion. Il perçut le rire dément du jeune homme comme une lame tranchante qu'il se serait lui-même plaqué sur la gorge. Il lui fallait désamorcer cette bombe à retardement qu'était ce pauvre garçon, victime d'une éducation et d'une dramatique erreur de parcours. Un homme en était mort, il devait faire en sorte qu'un second ne vienne pas alourdir la liste.

- Vous ne voyez que le verre à moitié vide, Terry. Alors qu'il est aussi à moitié plein. Jason n'est pas mort. Il commence une nouvelle vie, moins solitaire et marquée par la destruction. Il évolue à présent dans un univers qu'il a toujours affectionné. Un univers que vous aimez aussi passionnément, le saviez-vous ? Vous partagez cette passion pour le rock, le metal, avec Jason. Je suis certain que sa nouvelle vie lui offrira bien des choses que l'ancienne lui rendait difficilement accessible. Une famille, des enfants, des amis, un foyer fixe et stable.

Le vieillard se tourna pour faire face à son détracteur en arborant un sourire bienveillant, s'efforçant de lutter contre les scrupules qui le dévoraient face au demi mensonge qu'il servait.

- Rien n'arrive jamais par hasard. Si vous deviez percuter le destin du Commandant Steiner, c'était pour une raison qu'il ne nous appartient ni à vous, ni à moi de juger. Peut-être était-ce aussi votre rédemption ? Vous étiez engagé dans une voie qui ne vous convenait guère. Une voie dans laquelle vos parents vous avez poussé bien malgré vous. Ils ont pensé vous rendre service et se sont lourdement trompés. Etre parent n'est jamais une mission aisée. Ils ont compris leur erreur et vous soutiendront dans la voie que vous choisirez, celle qui vous convient le mieux. Pour peu qu'elle ne vous mène pas à cette funeste destruction que vous pensez comme la solution unique à vos problèmes.

Le vieil homme saisit dans sa main, celle nerveuse du jeune dessinateur.

- Vous êtes l'avenir, Terence. Votre talent rendra ce monde meilleur. Tout comme Jason le rend meilleur à présent, en travaillant pour un projet bien plus rayonnant et pur que de servir une cause armée, si justifiée fut-elle. Une cause qui ne convenait pas plus à cet homme droit et généreux que vous n'avez pas eu le temps de connaitre, qu'à vous, qui êtes traversé par de si belles émotions, des scrupules, des remords qui ne font qu'attester de votre valeur humaine.

La main arachnéenne du Mécène pressa davantage celle de Terence.

- Sa mère, ses parents, sa famille se réjouissent qu'il ait enfin trouvé une voie plus sereine dans une nouvelle vocation. Laissez-vous une chance d'offrir la même chose à la vôtre en guérissant et en traçant votre véritable voie. Si c'est ce que vous appelez ne pas être déraisonnable, alors je confirme. Mais se donner la chance de réaliser son rêve, n'est-ce pas justement à la fois déraisonnable et tout à fait authentique ? Réfléchissez à tout ça, Terence, avant que je vous explique plus avant les autres raisons qui vous mèneront au centre de réhabilitation tenu par mon ami Murtagh Mac Kenzie. Los Angeles, la bien nommée, fera des miracles sur vous et aussi vous permettra d'en accomplir quelques uns.

L'autre main tremblante du Mécène s'empara de la craie posée sur le bureau et la tendit au patient.

- Voilà la clef de votre liberté et de votre renaissance, et peut-être celle d'autres. Signez ces papiers, Terry. Si vous avez une once de considération pour Jason Steiner, signez afin de pouvoir l'aider à se réadapter.


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Qu'est- ce qu'il pouvait me saouler, ce vieux ! J'aurais bien remis mes écouteurs pour ne plus l'entendre mais quelque chose me disait que ça ne ferait que prolonger sa visite et que, peut-être, même il appellerait les mâtons pour me confisquer mon lecteur. J'aimais trop ma play list pour m'en passer. C'était ma seule fenêtre de liberté. Alors je l'écoutais, tout en prenant bien soin de donner l'air du contraire. Je me mis à fouiner dans la corbeille à papiers que j'avais fait déborder avec les feuilles de papiers de dessins que je trouvais à chier. Je les sortis toutes roulée en boule et commençai à en bombarder le vieux.

- Vous voulez de la vie et de l'art! Tenez en voilà! Mes parents ont toujours trouvé ça nul, ce que je dessinais! Une perte de temps ! Une occupation de gonzesse ou de fiotte dégénérée, pour mon père. Une dérive pour fuir mes responsabilités selon ma mère. Je crois pas qu'ils aient sincèrement changé d'avis.


Je l'écoutais déblatérer au sujet des décisions que lui et mes parents avaient pris au sujet de MA vie et je trouvais ça de plus en plus gerbant. Leur façon de gommer la gravité de ce que j'avais fait et de me faire passer pour un malade irresponsable parce que j'avais envie de crever après ça, était totalement inacceptable à mes yeux et c'était ça qui me rendait encore plus dingue.

- D'accord, je vois. Si vous avez déjà tout décidé pour moi, je ne vois pas la nécessité de venir m'emmerder dans ma cellule. Foutez-moi la paix et laissez moi dessiner en écoutant de la musique. Et si même ça, ce peu de liberté qui me reste, ça vous déplaît, alors laissez moi en finir et disparaître. On n'en parlera plus, de ce petit enfoiré de Terence. Et ne m'appelez pas Terry, seuls mes parents le font et j'ai horreur de ça!


Je rêvais où quoi ? Il me proposait de financer mes études et ma carrière dans les arts graphiques ? La bonne blague ! Je me saisis d'une craie noire et d'une feuille de papier vierge. D'un geste rageur, je commençai à dessiner en l'écoutant encore. Les poils de ma nuque se hérissèrent d'effroi lorsque je compris qu'il essayait de me vendre un bon gros mensonge absolument immoral. Je continuai néanmoins de me taire, ma rage graphique décuplée par ce que ses mots suscitaient en moi. Puis il dériva sur les parents qu'il dépeint comme aimants et voulant faire amende honorable en me soutenant à présent dans la carrière artistique qui s'ouvrait soit disant à moi. Je bouillonnais. J'apposai le dernier trait de crayon à mon dernier chef d'oeuvre en date et le lui mis sous le nez.

- Vous appréciez toujours autant mon talent, espèce de vieux fou ? Dites-moi à votre avis qui est le plus cinglé de nous deux ? Celui qui veut crever ou celui qui doit affronter ce putain de monde en portant un masque ?

J'avais dressé un portrait de sa lune d'enfariné au masque blanc et je l'avais nommé " le mur de la honte". Mais quelque chose venait de percuter mon esprit un peu engourdi par les injections forcées qu'on me faisait- je refusais de prendre mon traitement par voie orale. Le vieux lascar venait de parler de Steiner et de me décrire la supposée vie idyllique qu'il était censé vivre. Là on était plus dans la quatrième dimension. On entrait dans la dimension non répertoriée. J'avais vu la blessure de l'officier. Une blessure qui ne laissait même pas l'espoir d'une vie de légume.

- Et moi je suis Mao Tsé-Tung ! Vous avez peut-être réussi à faire croire ça à mes parents, mais moi je ne gobe pas vos conneries. Ce pauvre gars est mort de chez mort. Ma balle lui a explosé le côté du crâne. Je sais pas à quel jeu vous jouez, espèce de tordu, mais je sais reconnaître un grand malade quand j'en vois un. C'est vous qui devriez être sous camisole chimique. Maintenant si vous crachiez votre valda, que je sache ce que vous me voulez exactement ? Je vous dirai non de toute façon, parce que j'ai pas envie de vous aider, face de pet ! Mais vous pourrez repartir en vous disant que vous avez essayé. Vous repartirez en me laissant à ma vie de merde entre musique et dessin. On aura fait notre taff tous les deux. C'est le seul deal que je suis en mesure d'accepter. A prendre ou à laisser. Répondis-je en me marrant.

C'était tellement surréaliste que ça en devenait fun. Mais un petit bout de conscience me disait quand même que ça craignait un max et que c'était vraiment pas cool de m'amuser aux dépends de la mémoire du type que j'avais,accidentellement, flingué. J'étais vraiment le seul à lui accorder valeur et respect dans cette maison de fous ?

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