Things are not what they seem to be.
MIL.OA. Ce projet de dingue qui est passé pour l'idée d'un fou à son origine a été construit par Jess Cameron. Un visionnaire et mystérieux bonhomme qui mène son équipe d'une poigne de fer.
Cette structure qui semble parfois dotée d'une conscience a donc un dirigeant, ses adjoints, sa police, ses lois, ses corps de métier, son hôpital, son école, son collège et son lycée et même ses lieux de culte. Tout cela pour prendre soin de ses habitants, ses citoyens de la naissance à la mort.
MIL cache derrière ses rideaux et ses light show un terrible secret. Sauras-tu le découvrir ?
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Contexte actuel
Quelle réalité sordide se cache derrière MIL.OA ?
◘ Traquez les indices qui vous mèneront sur la piste d'I.L.R.P. en restant aux aguêts des rumeurs de MIL.OA.!
◘ Laissez-vous séduire par l'éventail de plaisirs auditifs que vous offre le festival en allant faire un tour du côté des Stages.
◘ Découvrez la vie quotidienne de nos festivaliers, émaillée de suspens, d'amour et de désillusions. Passions, amitiés se tissent dans une ambiance survoltée.
Evénements
◘ MIL.OA est actuellement installé en Allemagne, à Francfort.
◘ Les concerts ont débuté depuis le 7 août !
◘ Une mystérieuse organisation fait pression depuis des mois sur certains musiciens.
◘ Des événements étranges se produisent quelques jours avant le début du festival.
◘Jess Cameron, son créateur, est dans la tourmente après les révélations de son meilleur ami.
◘ Qui est cette jeune femme inconnue qu'il a pourtant l'impression de connaître ?
MIL.OA.
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 Under my skin (pv Mai-Lin)

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Alek Svenson
Under my skin ~ Mai-Lin & AlekI've been hiding for far too long
Seems like forever been singin' on this song
I've been tryin' too hard, too long
Seems like forever been singin' on this song
Like forever been singin' on this song

Yeah, yeah! Oh

Looks like obscene what one has done
Has turned another man to a rolling stone
I've been strucked out, lying on the crowd
With the bitter taste of lovin' in my mouth

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( H.E.A.T. → A Shot At Redemption )
La vie au grand air, il n'y a rien de mieux pas vrai ? C'est ce que je préférais quand j'étais dans l'armée. Crapahuter dans les endroits sauvages et reculés pour y trouver un endroit où établir un camp de base, bivouaquer au milieu de nulle part, avec pour seule compagnie une bande de frères d'armes et les animaux, la végétation locale et surtout, ces putains d'étoiles qui sont toujours au dessus de nos têtes même quand on ne les voit pas. L'immuable beauté de l'Univers infini, cette voûte constellée de planètes déjà mortes, pour certaines, mais aussi de déchets de merde produits par notre civilisation et qui menacent à tout instant de nous tomber sur la gueule, ça reste une puissante source d'inspiration pour les poètes et d'expectation pour les scientifiques. Il n'y a que dans la nature, et loin de toute lumière artificielle que le vide intersidéral et ses mystères s'imposent à l'homme allongé sur le dos les yeux rivés vers cet océan stellaire.

Posé dans le champ qui jouxte le camping du Festival, mon harmonica dans une main, ma canette de bière dans l'autre, je savoure les effets de la ligne de coke que je me suis envoyé avant de sortir de la caravane, je savoure l'instant de quiétude et d'acuité qui me lie à cet infini. Il est assez tard pour que le festival en préparation qui génère du bruit et des lumières jusqu'à une heure avancée de la soirée se soit progressivement assoupi. Le dernier pub a dû fermer, les scènes sont éteintes, vides comme des autels démesurés tapis dans l'ombre et dédiés aux divinités encore endormies. Tout est paisible. Lle seul bruit que je perçois et celui des grillons qui chantent dans l'air doux de cette nuit d'août. Une harmonie trompeuse qui pourrait donner l'illusion que je suis serein et heureux. Ou me donner envie de l'être. Mais l'être humain n'est pas si simple. Il désire toujours ce qu'il ne peut avoir et dédaigne ce qui lui est offert. Une bonne santé, une certaine notoriété, des amis, l'opportunité de vivre ma passion et d'en vivre de façon correcte, tous ces dons que me fait la vie, plus d'un homme me les envierait. Pourtant, je convoite ce que je ne peux pas avoir. Du moins, je convoitais. Et maintenant ?

Maintenant, je tue tout désir en moi, à coup de dope, d'alcool et de sexe. C'est du moins ce que me dit Lars. Je m'anesthésie et me coupe de mes émotions. C'est plus simple. Je les garde pour la musique. Quand je fais de la musique, que j'en écris, que je chante, mes émotions me sont utiles. En dehors de ça, elles ne font que m'empêcher d'avancer, me clouer de douleur et de manque. Mon pote me dit que tôt ou tard, à me murer ainsi dans l'indifférence, à me couper de mes sentiments, je finirai par perdre l'inspiration. Peut-être qu'il a raison. Mais ce moment n'est pas encore advenu et je ne manque pas d'idées. Si un jour cette funeste prédiction devait se réaliser, j'aurais alors la solution de me faire sauter le caisson avec une de mes armes. Chassez le naturel, il revient au galop. J'ai pris goût au tir et à l'odeur de la poudre. Hormis sur scène je ne me déplace jamais sans mon glock. D'ailleurs, je l'ai sur moi, je le sens contre mon flanc  bien sagement rangé dans son holster. Eh ouais,c'est mon côté bourrin de bidasse. Gros connard, dirait Dave, notre gratteux, qui abhorre cet aspect de ma personnalité.

Ce même côté qui fait que tous mes sens sont à présent en alerte. Quelque chose a bougé derrière les buissons. Je roule sur moi-même et me planque derrière une vieille souche.





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( H.E.A.T. → A Shot At Redemption )
Il y a une silhouette allongée, là dans les herbes. Une grande silhouette immobile. L'adrénaline se répand dans mes veines et tous mes sens sont en alerte. Quelle idée farfelue m'est venue de couper à travers champs pour regagner ma caravane de toile dans le village des employés ? J'aurais pu sagement suivre le chemin éclairé et jalonné qui partait du Larsen pour regagner mon petit chez moi très sympathique. Mais la fatigue faisant, j'ai voulu faire au plus court et courir comme une sauvageonne à travers les buissons, m'amusant à les sauter ou à les éviter en zigzagant. C'était cool au début, et même sur la plus grande partie du chemin, mais ça l'est moins maintenant que je longe le camping des musiciens. Alors que je m'apprêtais à bondir par dessus un genêt, je me suis arrêtée net dans mon élan et je me suis aplatie au sol , mais ce con de buisson assez haut et sec s'est mis à bouger sous ma poussée.

La silhouette a roulé sur elle-même, preuve terrifiante qu'elle est "vivante" ou dotée d'une sorte de vie, et a disparu derrière une souche. Je tente de calmer ma respiration et les battements de mon cœur. Pas si facile quand on est stoppé en pleine course. Je me retiens de faire ce que tout être humain stupide ferait: hurler "y a quelqu'un ? Sortez de là!" Pourtant j'en ai tellement envie. Au lieu de ça je rampe en contournant l'espèce de clairière dans laquelle était allongée la forme humanoïde. Je tente de me raisonner. C'est p'têtre un zico en train de cuver sa cuite ? Non, réflexes trop rapides! Un pochtron serait resté immobile. A coup sûr, c'est un esprit de la nuit. Une de ces créatures décrites par mon grand père et qui vous liquéfie les tripes d'un seul regard. Je frissonne malgré moi. J'ai beau ne pas vouloir croire à ces légendes, depuis ce matin je suis flippée.

Ce matin aux aurores, y avait cette silhouette à l'arrière du bar, qui fouinait. Ça a même alerté le type qui tient le magasin de goodies juste à côté du bar et il a essayé d'arrêter le type mais il s'est fait retourner comme une crêpe. Pourtant le mec a rien d'un chétif, plutôt trapu et musclé, le cheveu ras, peu bavard, qui vient prendre son café toujours à la même heure, pas bavard, pas engageant plus que ça, même si toujours correcte et gentil avec moi. Je pense qu'il voit en moi une sorte de collègue puisque son bazar est à quelques mètres du Pub. Le pauvre s'est pris une sacrée beigne de la part du ninja mais il a quand même pris la peine de me conseiller la prudence avant de disparaître en direction du poste de police. J'ai acquiescé sans répondre que j'avais pas besoin de ses conseils pour me méfier, ni même de la protection de Monsieur Ouahouah le chef de la Police. L'inquiétude du type et son désordre étaient bien réels et le bousculer encore plus serait méchant.

Toute la journée j'ai été aux aguets dans le bar et même lorsque des gars venaient prendre rendez-vous pour un tatoo. Je n'ai pris aucun client pour ce soir. Je préférai attendre de pouvoir parler à mon voisin coupe en brosse de ce qu'il avait appris au sujet du ninja. Au fil de la journée et en voyant défiler des rockers, des techniciens, des metalleux bien sympas, je m'étais un peu détendue et ce soir je n'avais qu'une hâte, rentrer dans ma maison de toile pour faire mon salut à la lune et quelques exercices de combat puis un peu de méditation. Et puis voilà que se dresse, enfin non, on ne peut pas dire ça. Voilà que gît cette espèce de cadavre vivant sur mon chemin. Voilà qu'il roule et disparaît.

Je rampe et sur mon chemin je trouve un long bout de bois, une branche pas trop tordue que je pourrai utiliser comme bâton de combat. Je le prends d'une main et le mets le long de mon corps en essayant de faire le moins de bruit possible. J'ai complètement contourné la clairière et me voilà derrière le truc qui m'a arrêtée dans ma course. Je visualise le corps du délit au clair de lune. Il n'a rien d'un esprit. Ou alors un esprit qui a un beau petit cul que je mâte de l'arrière. Je lui tombe dessus avec mon bâton et je lui bloque la nuque.

- Un geste et je te pète la nuque, espèce de trou du cul ! que je marmonne à son oreille en plaquant ma branche contre son cou.

Mais ma joie de tâter ses fesses contre mes cuisses est de courte durée. Je murmure à son oreille d'une voix enragée:

- Eh merde! Tu me buttes, je te brise les cervicales. Deal it ?

Je viens de sentir un canon froid contre mon flanc et ce con doit avoir mal au poignet à cause de la rotation.




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Bon sang ! Comment est-il possible que je n'aie rien entendu venir derrière moi ? Rien senti dans l'air chaud de cette nuit d'été ? Je me retrouve plaqué au sol avec un bâton qui m'écrase la nuque et le poids d'un corps sur mon bassin. Je vois l'ombre qui s'arque-boute sur moi, cambrée les bras tendus sur un bâton. Une voix féminine me susurre des mots doux à l'oreille. Je ne me démonte pas et je lui braque mon glock sur le flanc. Prise inconfortable de la crosse, mais suffisante pour presser la gâchette. Elle l'a senti puisque le ton de ses paroles change et devient plus guttural. Assez sexy je dois l'avouer. Mais le mouvement de recul qu'elle a eu en sentant le froid du canon sur sa peau suffit à me libérer une petite marge de manœuvre. Je pivote sous son corps, mes jambes s'écartent et prennent les siennes en ciseau. Je la fais rouler dans l'herbe sèche et me retrouve à califourchon sur elle, les deux coudes appuyés sur son fameux bâton qui lui pèse à présent sur la poitrine et mon arme pointée sur sa tempe.

- A quoi tu joues, bordel ? Tu veux mourir ce soir ?

Je plonge mon regard dans celui de la fille, deux grands yeux noirs et bridés. Je détaille son visage au clair de lune. Un petit nez mutin, des lèvres joliment ourlées sur une rangée de dents régulières et bien blanches. Elle me fixe avec intensité. Je sens une peur bien réelle dans ce regard mais aussi une froide détermination. Le bâton se révèle n'être qu'une branche d'arbre banale qu'elle aura ramassée en chemin, sans doute pour se défendre.

- Ok, je vais ranger mon arme doucement. Tu ne bouges pas.

Je m'exécute et glisse mon revolver dans son holster puis je prends le bâton à deux mains et le lui arrache avec difficulté et le jette loin de nous, dans les buissons.

- J'étais juste en train de profiter du clair de lune, en train de mâter les étoiles et toi tu me tombes dessus par derrière. Tu cherches les emmerdes ou c'est ta technique de drague ?

Je prends conscience qu'il s'agit probablement d'un énorme malentendu. C'est vrai, à part un énorme malentendu ou une bagarre d'ivrognes, qu'est ce qui pourrait m'arriver sur MIL.OA ?  C'est un festival de musique, pas un repaire de maffieux ou un camp ennemi. Dave a raison, c'est dangereux pour tout le monde que je me promène avec mon arme sur moi. J'aurais pu tuer cette fille. Je prends conscience de la stupidité de mon choix au sujet du fait de sortir armé. Je suis capable de me défendre sans ça. Même si je dois bien avouer que la fille m'a eu par surprise et que sans mon glock il m'aurait été plus difficile de me sortir de ma fâcheuse position.

Je me redresse, toujours assis sur la fille et je lui souris.

- Comment as-tu fait pour approcher si furtivement ? D'habitude je ne me laisse pas surprendre aussi facilement. Et où as-tu appris à te servir d'un bâton pour te défendre ?

Je lui tends la main et lui propose:

- Maintenant on va se relever lentement et s'expliquer calmement.





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La situation bascule à tous les sens du terme. Le mec n'est pas un gros baraqué tout en muscles mais il a assez de répondant pour me faire rouler dans l'herbe . Avant que j'ai compris ce qui m'arrive, le voilà à cheval sur moi, pesant de tout son poids et m'écrasant les seins avec le bâton. La vache, ça fait mal. Mais le pire, c'est qu'il pointe son flingue sur ma tempe à présent. La rage n'est une arme que si on la canalise pour en faire une force mentale de dissuasion. J'ai conscience qu'il pourrait presser la gâchette et cette certitude me glace, réveillant des sensations flippantes en moi. Je le fixe du regard. Mes yeux s'accrochent aux siens et le dévisagent sans aucune pudeur. Je pourrais le tuer, même s'il me troue le cerveau dans le même instant. La mort est là, à portée de main. Elle me suit comme une ombre. Au clair de lune je détaille son visage. Une tignasse blonde, surmontée d'une espèce de crête. Une sorte de punk. J'aime bien les punks et leur musique sans filtre. Que dire, que penser de ses yeux ? Je me suis toujours promis de ne pas m'attarder sur les yeux des mecs que je sais mentir comme des arracheurs de dents. Je préfère mater leur cul ou leur braguette. Ça les déstabilise toujours plus qu'un profond tête à tête avec leur regard qui sait mentir.

Les yeux de ce type me paraissent artificiellement sombres et je comprends qu'il a consommé un truc qui dilate ses pupilles. Il pourrait se déchaîner contre moi. Les réactions des junkies je connais. Quelques secondes s'écoulent, qui me paraissent une éternité. J'attends le déferlement de violence et de propos salasses parce que ça aussi, m'est trop coutumier, mais après ce flot d'adrénaline qui m'a fait passer du statut de maîtresse des armes à celui de vaincue, une sorte de trêve s'insinue dans le tableau. Il me demande si je veux mourir ce soir. Je ne réponds rien et je me contente de sourire légèrement en dévoilant ma dentition parfaite sans le lâcher du regard. La suite me surprend et me frustre presque. Il range son arme et m'en informe poliment. C'est presque louche à mon sens. Cette politesse. Il me demande de ne pas bouger. Sérieux ? J'aurais mille possibilités de bouger là, alors qu'il croit me tenir sous le poids de son corps. Ce mec sait se défendre contre un ennemi identifié, voilà ce que je pense. Il l'a prouvé en me surprenant parce que j'étais en mode "petite serveuse tatoueuse qui rentre chez elle et croise le grand méchant loup",  mais il serait perdant contre une enragée qui n'a rien à perdre. Et c'est ce qu'il a réveillé en me culbutant dans l'herbe comme un gros con de mec qui a les burnes grosses comme des noix de coco.

Il m'arrache mon bâton, la seule défense qu'il pense à ma disposition. Je résiste un peu pour la forme. J'aurais aussi bien pu prendre appui sur mon pied gauche et le faire pivoter pour le plaquer dos au sol à son tour, mais quelque chose me retient et quand il reprend la parole, je me dis que j'ai peut-être fait le bon choix. Parce que ... parce que voilà qu'il me déballe un discours sur le clair de lune et une séance de méditation que j'aurais dérangée. Pour le coup, je le trouverai presque acceptable. Pathétique de vulnérabilité pour un mec qui sort armé d'un flingue, mais acceptable d’un point de vue purement factuel. le mec se délassait dans son trip et nos chemins se sont malencontreusement croisés. Ok, c'est la faute à pas de chance. C'est peut-être pas foncièrement un connard qui me veut du mal, mais tuuut ! tuuut! Hé oh! Mai-Lin !  Perds pas le contact! Ce type se balade avec un flingue dans un festival de rock. C'est forcément un gros con. Et paf! Voilà qu'il s'enfonce avec ses questions au sujet des techniques de dragues que j'ai pu employer. C'est trop beau pour être vrai! Est-ce que j'ai vraiment sous la main le prototype du parfait winner qui pense que toutes les femelles sont en chaleur à ses basques ?

Est-ce qu'il a senti le terrain mouvant, ce qui prouverait qu'il est, sinon moins con et abruti de machisme que la moyenne, ou est-ce purement un réflexe de warrior machiste ? A présent, il me demande comment j'ai pu l'approcher incognito et indétectable et tout surpris de s'être fait surprendre, comment je sais m'approcher furtivement et utiliser les ressources de mon environnement pour me défendre. Je souris. Pauvre petit homme sans défense. J'incline la tête et fais craquer mes cervicales. D'un mouvement de buste, je pourrais le retourner et l'étouffer entre mes cuisses.

Sa main tendue me surprend et désarme plusieurs de mes réflexes d'auto-défense mais en réveille d'autres dans le même temps. Ok, il ne se résume peut-être pas à une brute testostéronnée qui veut dominer le sujet. Ok, c'est peut-être autre chose de plus subtile. Il n'en demeure pas moins que ce type a essayé et réussi à me plaquer au sol, qu'il porte un flingue. Il y a peut-être autre chose derrière l'arsenal, mais je ne peux pas évacuer le caractère factuel de l'arsenal. Faussement naïve, je joue la carte du règlement de base de MIL.OA.

- Tu sais que le port d'armes est prohibé sur MIL.OA. Sauf pour les forces de police et encore, je crois que c'est hyper cadré ?

Je me redresse et m'assois à côté de lui, consciente que la façon dont je l'ai abordé n'était pas spécialement soft non plus. Mais j'élude sa question quant à mes compétences en rebondissant sur les siennes.

- Et toi ? Tu le tiens d'où ce flingue, et c'est quoi cette neutralisation genre commando spécial ?

Je le regarde tandis qu'il se frotte la nuque en matant la lune dans le ciel. A présent, il semble si inoffensif, presque innocent. Son profil se découpe dans le crépuscule et je sens en moi la retombée d'adrénaline après l'effroi. Ce relâchement, ce soulagement salvateur et perfide à la fois. Je le mate sans vergogne. Y a pas que son petit cul musclé qui est avenant mais tout ça, ces pensées, c'est pas bon. Jouant avec le feu, je lâche d'une voix neutre:

- Je pourrais te balancer à Kurtz pour le flingue. Je suis sûre que t'as même pas de permis.


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Il faut que je me défasse de ces anciens réflexes à la con et que j'intègre que je suis un simple musicien à présent et plus un bidasse toujours en mode défensive voire offensive. Ma réaction de rouler vers la souche a été très conne et inappropriée, je m'en rends compte à présent. Qui sait comment les choses se seraient passées si j'étais resté allongé à contempler les étoiles ou si, simplement je m'étais redressé, assis et avais demandé " hé, y a quelqu'un par ici ? Salut, faites-vous connaitre." Peut-être qu'elle serait venue s'asseoir à côté de moi et que j'aurais pu lui parler des constellations ? Et lui demander qui elle était et ce qu'elle foutait là toute seule à une heure aussi tardive ?

Au lieu de cela, je me suis terré derrière cette souche et je suis passé pour un type qui avait des choses à se reprocher, un potentiel prédateur. Bien sûr n'importe quelle fille serait partie en courant et aurait recherché de l'activité, regagné une zone plus safe où des gens circulaient et aurait signalé quelque chose de bizarre là-bas dans les buissons près du camping. Mais quelque chose me dit que je n'ai pas à faire à n'importe quelle fille. Celle-ci est du genre qui ne laisse rien passer. Non que les autres n'ont pas du cran. J'ai été entourée de femmes remarquables qui ont du cran et de la combativité. J'ai été élevé par une femme de ce genre. Si je fais le bilan de ma vie, je dois bien plus aux femmes qui m'ont forgé qu'aux hommes. Hormis Pier, qui m'a servi de figure paternelle, et Lars qui est devenu comme un frère, je n'ai pas une haute estime des hommes. Je connais, pour l'avoir  côtoyé, le courage dont les femmes peuvent faire preuve. Mais celle-ci semble avoir un comportement qui va bien au delà. Une kamikaze ? Si j'avais été vraiment animé de mauvaises intentions ou un barge de base, elle aurait pu passer un sale moment. En a-t-elle conscience ?

- Tu vas me dénoncer ? Tu sais que tu aurais pu tomber sur un taré ou un mec bourré ou totalement parti à cause de la dope ?  C'est un monde sauvage, même ici tu sais ? Oui, je porte cette arme et je n'aurais pas dû. Je ne recommencerai plus Madame!

J'emploie un ton entre cynisme et raillerie et c'est à dessein. Je commence à chantonner cette chanson qui me vient à l'esprit

- Mais tu crois vraiment que les mecs dans mon genre sont les plus à craindre ? Balance-moi à Kurtz si tu veux ! C'est qui ce Kurtz d'abord ? Ton père, ton mec ?

Je me sens très con sur toute la ligne, mais j'aurais encore du mal à l'admettre face à elle. Surtout quand elle me reluque de cette façon. Je détourne mon regard du sien qui me détaille et je mate mes mains, nouées à présent autour de mes genoux. Je suis assis à côté d'elle. Une légère brise d'été fait voleter ses cheveux coupés en un carré bien sage. Je tourne doucement la tête pour regarder son profil qui se noie un peu dans l'obscurité. Une apparence fière et bien campée, malgré une silhouette fine et une petite stature. Même moi, qui ne suis pas un type baraqué, je la dépasse d'une bonne tête. Et pourtant je suis intimidé, bien que je sois parvenu à la maîtriser. Un vague sourire flotte sur ses lèvres lorsque je lui parle. Mais derrière, je perçois toute la lassitude du monde.

- Ok, j'ai déconné. Ce flingue est inutile. Je n'aurais pas dû le montrer. Je ne voulais pas te faire peur. Mais je ne l'avais pas sorti avant que tu me tombes dessus. Pourquoi ne pas avoir passé simplement ton chemin ?

Je lève la tête face au ciel si sombre, juste éclairé par la Lune et les étoiles si lointaines et je continue à fredonner cette putain de chanson. Un monde sauvage duquel j'essayais simplement de m'évader. Et voilà qu'elle me tombe dessus... Pourquoi ?

- Qu'est ce que tu foutais à cette heure dans les buissons, sérieux ? Et si tu étais tombée sur un sanglier ? Il parait qu'ils sont attirés par les poubelles des campeurs !

J'essaie d'argumenter des excuses fallacieuses pour retarder le moment où elle me dira "je me casse espèce de con et ne recroise plus mon chemin". Je n'ai pas envie que ça finisse comme ça. Elle est toujours immobile dans la pénombre, assise à côté de moi, ce léger sourire aux lèvres.


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( H.E.A.T. → A Shot At Redemption )
Il est vraiment strange ce type et sa présence, là, assis à côté de moi, me fait vraiment un effet bizarre. C'est pas tant le flingue, même si je n'aime pas ces sales engins, sans trop savoir pourquoi, non c'est vraiment lui. Il y a son profil éclairé par la lune et l'autre qui reste dans l'obscurité. Il m'a regardée comme si j'étais, je ne sais pas, une sorte d'apparition. Sans condescendance, contrairement à ses mots qui en sont pleins. C'est à un point tel que j'ai envie de lui plaquer la main sur la bouche et de juste regarder ses yeux. Juste communiquer ainsi. Mais il regarde les étoiles à présent, assis à côté de moi comme si on était deux boy scouts en train de dresser la carte du ciel. Et surtout, il chantonne toujours cette chanson. Ça me touche et ça m'apaise en même temps. Sa voix plus grave  dans certaines inflexions, mais belle, pleine de vibrations bien qu'il n'utilise qu'une infime partie de sa puissance, c'est très beau dans la nuit.

J'ose à peine briser ce petit moment de partage pour répondre à ses questions. Bon il s''est excusé plusieurs fois pour le flingue. C'est déjà ça, mais j'en rajoute une couche pour l'emmerder un peu. Je dois être folle, j'ai envie de le pousser un peu, de tester sa patience.

- Oui, c'est très con d'avoir un flingue ici. Surtout qu'il y a des gosses dans le camping. T'imagines, si t'en blessait un ? Et  puis c'est trop con de la part d'un mec qui admire les étoiles. Je sais pas, ça fait tâche ...

Je penche la tête vers lui et je rigole doucement à ses petites phrases toutes faites de macho man. Il croit réellement que j'ai besoin de ses conseils pour prendre soin de moi ?

- Tu sais un mec dopé, je l'aurai neutralisé en moins de deux. D'ailleurs si t'avais pas sorti ton flingue, je t'aurais neutralisé hé, me mec dopé ! Parce que t'es un petit peu chargé non ?

J'ai l'habitude de voir les mecs qui ont sniffé avant de se pointer au Larsen. Le gérant les garde aussi toujours à l’œil comme potentiels fouteurs de merde et me demande de les lui signaler. Ce que je fais rarement. Cafter, même à Jerry qui est la bonne pâte par excellence, c'est pas mon genre. Mais le plus souvent, il les capte rapidement. Lui aussi a l'habitude. Je hoche la tête en écoutant la suite de ses conneries.

- Ouais mais tu m'as fait peur et ça, ça craint parce que j'aurais pu te péter la colonne avec mes jambes par simple réflexe face à ton gun. Tu t'es mis en danger tout seul, mec. Hé mais ! Pourquoi j'aurais dû passer mon chemin, sérieux ? Les champs t’appartiennent, sale con ! Et le ciel aussi ? T'es vraiment ...


Je le regarde à présent sans retenue et je vois juste un mec qui a l'air plus que paumé sous le clair de lune. Un type qui n'est pas vraiment lui-même ou peut-être au contraire terriblement lui-même. La came a des effets très divergents selon les individus.

- J'me fous de tes putains de sangliers, connard! C'est pas eux qui m'ont retournée comme une crêpe et m'ont braqué avec un flingue ! J'aurais pu te tuer, merde! Tu aurais pu me tuer ou tuer quelqu'un. Qu'est ce que toi, tu foutais à cette heure-là, allongé dans les buissons.


Est-ce qu'il a conscience que son comportement était mille fois plus louche que le mien? Moi je marchais, enfin non, je sautais par dessus les bosquets, simplement pour aller d'un point A à un point B. Mais il se tourne vers moi et je décèle autre chose dans ses yeux, que les ravages de la dope. Un vaste océan stellaire, dans ses iris clairs qui me fixent, brillants comme deux orbes arrachés à l'azur du jour. Dans la nuit, sous la lumière laiteuse, ça a quelque chose de tellement irréel, magnifique, magnétique... Mon regard descend imperceptiblement sur sa bouche, ses lèvres, sa moustache, son menton garni d'une petite barbe blonde. C'est qui ce mec ? Je m'approche un peu... Un peu trop  peut-être ... Je m'en fous  ... On n'a qu'une vie ... qu'une mort ... Et ce soir, je choisis la vie.

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Alek Svenson
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Seems like forever been singin' on this song
I've been tryin' too hard, too long
Seems like forever been singin' on this song
Like forever been singin' on this song

Yeah, yeah! Oh

Looks like obscene what one has done
Has turned another man to a rolling stone
I've been strucked out, lying on the crowd
With the bitter taste of lovin' in my mouth

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( H.E.A.T. → A Shot At Redemption )
Un silence fragile s'est installé entre nous et j'ose à peine la regarder de peur de briser ce moment indéfinissable. Il y a quelques minutes, nous nous roulions dans l'herbe sèche, chacun essayant de prendre le dessus sur l'autre. Nous luttions pour notre vie que nous pensions menacée, mais aussi peut-être bien contre nos propres fantômes. Je connais les miens, mais quels sont les siens ? Contre qui a-t-elle entraîné ce corps gracile à se battre avec autant de rage et de désespoir ? C'est une rencontre improbable qui aurait pu très mal tourner mais qui s'enlise dans une sorte de reprise de souffle des deux côtés. Le silence des étoiles lointaines au dessus de nos têtes, la lune qui s'étale comme un disque d'argent cabossé dans le dais sombre du ciel. Je perçois son souffle régulier, presque rassurant à mes côtés. Je retiens un petit sourire en achevant ma mélodie murmurée. Si elle était l'ange de la mort, venu me chercher ce soir ? Un ange léger et furtif qui voulait m'emmener là haut, bien loin ? Je suis assis sur l'herbe sèche mais je sens la gravité se modifier autour de moi, comme si tout flottait dans une irréelle apesanteur. Ok, j'ai un peu chargé en coke pour oublier bien des choses, m'oublier.

Mais est-ce que cela suffit à tout expliquer ? Ce voile qui se déchire, cette impression qu'un air nouveau entre enfin dans mes poumons après des années d'apnée. Je suis juste bien là, à côté de cette fille que je ne connais même pas. Les genoux repliés sous mon menton, la tête perdue dans la voûte céleste. Je baisse la tête, ferme les yeux, et lentement, timidement, un sourire se dessine sur mes lèvres. Je suis sur une terre étrangère, en chemin pour une aventure musicale telle que je n'en ai jamais connue, à la veille d'affronter enfin ce public qui hurle mon nom. C'est ce que je devrais craindre le plus. Mais en cet instant, ce que je redoute, c'est de voir cette inconnue mystérieuse s'évaporer dans la nuit, sans un mot, sans savoir ... Qui elle est ? Est-elle seulement réelle ? Elle est tellement silencieuse, immobile statue au profil altier. J'ai l'impression que si je la touchais, elle s'évanouirait dans l'ombre, m'abandonnerait à une solitude encore plus cruelle. Est-ce que j'ai imaginé tout ce qui a précédé ? Cette fille n'est-elle qu'une vision? Pourquoi n'a-t-elle pas déjà pris ses jambes à son cou en m'insultant ? Pourquoi reste-t-elle là assise à côté de moi, à ma portée, au mépris du danger ?

Contre toute attente, c'est elle qui brise le silence et répond comme un lointain écho à mes mots. Les siens sont plein de bon sens et révèlent qu'elle a écouté les miens. Elle a entendu ma passion pour les étoiles. C'est tellement inattendu. Et elle ne semble pas s'en moquer comme d'autres l'ont fait. Mais elle a aussi remarqué que j'étais pas clean et ça, c'est moins cool. Ça pourrait l’écœurer ou la faire fuir. Et voilà que le mystère s'épaissit un peu plus. Elle prétend qu'elle aurait pu me casser en deux sous l'effet de la peur. Est ce qu'elle me sous-estime ou est-ce moi qui n'ai pas vraiment cerné ce qu'elle est ?  Je suis perdu. Peut-être bien qu'elle aurait pu me tuer. Je sais, pour l'avoir vécu au combat, quand je montais sur la ligne de front, combien l'adrénaline peut décupler les forces d'un combattant désespéré. Nous aurions pu, sans doute, nous donner la mort mutuellement, et on nous aurait retrouvés au petit matin, raides et blafards  dans la rosée, comme deux amants maudits. L'image me tire un sourire triste qui se tarit bientôt lorsqu'elle se met à m'insulter. C'est comme un disque magnifique qui déraille. Une machine folle qui s'emballe. Ce que je foutais à cette heure-là ? Ici ? Mais je croyais qu'elle avait compris. Je cherchais à me sentir encore vivant! Juste ça !

Je me tourne vers elle, l’œil brillant, l'égarement, l'étonnement s’inscrivent en moi tandis que je croise son regard puis le perd encore. Tandis qu'elle se rapproche, se penche sur mon visage. Ses lèvres effleurent les miennes. Quelque chose déchire le ciel. Je ne connais même pas son prénom. Je tends mon visage vers le sien. Mes bras se dénouent de mes genoux et l'enlacent tendrement. La caresse de sa bouche sur la mienne. Plus rien n'existe de cette bataille où nos corps se sont entremêlés. Plus rien, sauf peut-être l'appel irrépressible de la vie. Je serai doux et tendre, oui, belle inconnue qui a croisée ma trajectoire, telle une étoile filant dans les hautes herbes. Une comète étrange et belle, perdue, cette nuit sur la Terre. Je te  désire et te veux mienne. Prends-moi ... Et si nous ne sommes que deux entités perdues dans le vaste univers, aspirant à un peu de chaleur, un peu de rêve et ... d'amour ... Ce n'est pas les étoiles qui vont en rougir ... Peut-être nous demain, confus de notre audace... Qu'importe! Seule cette nuit compte, en cet instant... et tes bras qui m'enlacent à leur tour, le parfum de tes cheveux, ton corps qui se presse contre le mien...

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Mai-Lin Asheito
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( H.E.A.T. → A Shot At Redemption )
J'ai fini de l'insulter et je bascule dans une sorte d'état second. Peut-être l'effet de l'adrénaline après coup. Ce n'est plus ma raison qui a le contrôle mais une sorte d'appel mystérieux. Physiquement, il ne me laisse pas indifférente, mais il y a autre chose de bien plus viscéral et obscur. Je m'attendais à une bordée d'injure en retour, à des objections de défenses de macho primaire et débile, et peut-être que mon bon sens l'aurait préféré à ce qui se produit. Le silence, des mots avortés, esquissés par ses lèvres, un geste, un mouvement à peine perceptibles mais que j'ai bien décelés. Il y a songé, mais il renonce. Un sourire esquissé sur ses lèvres tandis que le mien nait sur les miennes. Quand je me suis rapproché, il n'a pas reculé. Il aurait pu. Tout comme moi, j'aurais pu lui arracher la moitié de la joue en le mordant. Ce type m'a prise au dépourvu, agressée, diront même certains.

Mais ses gestes n'étaient en rien emprunts de cette destruction prédatrice que je sais exister en beaucoup d'hommes. Il n'a pas voulu maîtriser une femme, mais un agresseur Ses mots ont été pleins de cette arrogance supérieure qu'ont la plupart des hommes face à une femme. Je les ai déjà entendus de mon père s'adressant à ma mère lorsqu'elle ne se comportait pas comme une épouse prudente, en son absence, et qu'il l'apprenait. Ces reproches qui auraient dû aller à ceux qui distillent la peur et la soumission et non à leur victime potentielle ou avérée. Mais non, mon père abdiquait et était consentant silencieux de cet état de fait. Un femme ne sort pas la nuit pour rejoindre ses amis dans certains quartiers sans vouloir des ennuis. Ce n'est pas sa place.

Mais bordel! Pourquoi ce ne serait pas moins sa place qu'à un type tout seul qui peut se faire braquer par d'autres types malintentionnés. Qui a édicté cette loi selon laquelle si un mec se fait violer et taillader, c'est qu' il n'a pas de chance et si une femme subit le même sort, c'est qu'elle n'était pas "à sa place" dans le contexte ? Et ce gars m'a balancé des propos du même acabit. Rien que pour ça, j'ai la rage contre lui. J'aurais aimé qu'après mes insultes il se déchaîne et me donne raison de le voir comme un gros con. Mais rien n'est venu que ce silence qui sonne bizarre à mes oreilles, comme une abdication. Oui j'aurais pu le prendre comme le signe que le gros con était à bout d'arguments verbaux et redouter qu'il passe à d'autres, plus physiques et c'est juste ce silence qui enveloppe tout. Un gamin contemplant les étoiles, replié sur son corps, comme s'il cherchait à s'oublier et reconnecter quelque chose.

Je suis déstabilisée mais assez lucide pour savoir que rien dans son attitude ne me contraint à rester là. Rien physiquement du moins. Même si d'aventure, il pouvait se l'imaginer dans sa tête de petit mâle formaté. Moi je sais que je peux courir vite, lui mettre mon pied dans la gueule ou les burnes s'il me course et aller là-bas vers ces lumières qui persistent dans le camping. J'ai déjà affronté pire que ça, je le sens instinctivement. Mon corps et mon âme ont été plus corrompus qu'il ne pourrait le faire. Pourquoi ? Est-ce qu'il est si vil ? J'ai rencontré des types mus par autre chose. Enfin, non, pas tant que ça. Un au moins. Et pourtant, déjà , les apparences étaient trompeuses. Mais ce qui me touche, c'est ce silence. Ce repli qui vaut tous les aveux, toutes les excuses. Et peut-être mon désir de muer une histoire qui aurait pu être sordide en quelque chose de bon. Ça m'est déjà arrivé. Mais ce soir je m'efforce de ne plus y penser. Depuis des mois en fait, j'essaie de ne pas laisser ce manque entrer en moi et me faire de mal.

Cette nuit il y a ce mec dont j'ai percuté la trajectoire et qui se mure dans le silence tandis que je lui déballe ma haine. Et ce silence désarme tout. Peut-être que c'est un stratagème très poussé pour me leurrer. Mais je m'en fous. Lorsqu'il s'approche à son tour pour m'embrasser, je ne résiste pas et j'ai juste envie de lui. Je l'enlace tandis qu'il répond à mon appel. Sans brutalité, dans une douce étreinte. Je sens son visage qui se perd dans mes cheveux, ses bras qui m'attirent contre lui. Il n'y a rien de violent, juste une étrange sensation d'abandon et une plus douloureuse, de trahison. Mais est-ce moi que je trahis, ou un espoir avorté de retrouvailles avec un autre ? Qu'importe. Je n'ai pas encore osé. Peut-être après ce soir, serais-je plus éclairée sur ce choix incertain ? Il faut parfois confronter ses doutes à une évidence pour prendre une décision. C'est lâche de ma part de faire de cet homme l'instrument de mon choix ou peut-être pas. Si ce soir il devait balayer mon espoir comme une tempête envahit une rivière souterraine.

Je bascule avec lui dans l'herbe sèche, mes mains se glissant sous son blouson, son T-shirt, pour rechercher la chaleur de sa peau. Nos lèvres font à présent plus que s'effleurer, même si je le sens hésitant dans ses gestes.


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( H.E.A.T. → A Shot At Redemption )
Il n'y a qu'une brise d'été, chaude et douce qui serpente entre les hautes herbes de cette clairière. Il n'y a que les étoiles et leur chant perpétuel, inaudible au commun des mortels. Rien de fou, rien de tempétueux dans la nature qui nous environne. Juste la quiétude d'une belle nuit d'été. Toutes les petites bêtes se sont tues autour de nous et je ne perçois plus que le craquement des brindilles sèches sous nos corps qui s'enlacent. Le souffle léger de cette fille à la peau douce qui se colle à moi. La folie est intérieure, la tempête se déchaîne en nous. Quelques minutes auparavant nous nous battions, nous invectivions, avions manqué de nous tuer et à présent nous nous embrassons à perdre haleine, bien conscients de ce qui va se produire, l'appelant même de toutes les fibres de notre être.

Je suis un séducteur selon Lars. J'aime enjôler et attirer les filles dans mon lit. Il a raison, même si je le fais sans arrière pensée. Je ne suis pas du genre à calculer et à vouloir collectionner les trophées. Je ne me vante jamais de ma dernière conquête. Les autres s'en chargent à ma place, ce qui ne me procure aucune satisfaction particulière. Ça me gonfle même à vrai dire, tout ce tapage autour de mes talents de tombeur. Pour moi il s'agit juste de plaisir, comme lorsque je me descends une bonne bouteille de vodka ou que je me fais une ligne. Le sexe m'apporte du plaisir et puisqu'il en apporte aussi à mes partenaires, pourquoi se priver et se torturer avec de pseudos considérations morales ? Les filles sont sur la même longueur d'onde que moi. Elles s'offrent un moment de plaisir avec moi. Je me fous bien des raisons qui les motivent. Que ce soit parce qu'elles me trouvent sexy ou parce que je suis chanteur dans un groupe qui commence à avoir un certain succès. Ça ne me dérange pas plus que ça qu'elles aillent se vanter d'avoir baisé avec Alek Larson, le chanteur de TROUBLE. Ça les regarde. Elles comme moi, y trouvons notre contentement et c'est tout ce qui compte. Tout va bien du moment que chacun repart satisfait.

Lars me trouve cynique et prétend que je ne fais que me mentir à moi-même, perdre mon âme dans ce genre de comportement destructeur. Que ce n'est qu'une fuite en avant, un moyen de me protéger, de ne pas m'attacher parce que je crève de trouille. Lars m'emmerde avec ses raisonnements psy à deux balles. Lui, il en fait tout autant, bon à la différence qu'il y met les formes. Il se comporte avec chaque fille comme si elle était une "fiancée" et garde toujours le contact durant un petit moment avec ses conquêtes. Il a de ce fait, une liste de contacts sur les réseaux sociaux assez impressionnante. Il lui arrive d'avoir un coup de cœur pour certaines et il reste abstinent quelques jours avant de se rendre compte que "ce n'était finalement pas la bonne". Parce que ce mec a toujours l'espoir qu'il y ait quelque part "la fille" qu'il attend. Ça se respecte et j'ai fini par comprendre qu'il ne couche pas que pour le sexe mais parce qu'il est vraiment en quête de quelque chose. Et ça semble donner un sens supplémentaire à sa vie. Alors pourquoi pas. Mais ce qui m'emmerde c'est qu'il vienne me donner des leçons et essayer de m'imposer sa vision des choses.

Ça le regarde s'il croit dur comme fer que parmi 8 milliards d'êtres humains, deux sont faits l'un pour l'autre. Ce qui est déjà totalement barge comme idée en soi. Personne n'est fait pour personne. On naît seul, on avance seul et on meurt seul, fondamentalement. On croise juste des personnes avec lesquelles quelque chose se passe, en bien comme en mal, et ce quelque chose nous donne provisoirement le sentiment qu'on n'est plus seul au monde parmi la multitude. Je ne crache pas sur l'amitié, sur l'amour. C'est ce qui nous permet de ne pas devenir dingues. La haine, même, nous aide à rester en vie. Tous ces putains de sentiments en fait, qu'on éprouve pour les autres ou envers soi-même, c'est ce qui donne un sens à notre vie. Mais ça ne nous rend pas moins seul fondamentalement, face à la peur, la mort, la souffrance. On se retrouve toujours face à soi-même.

Aussi cette quête me fait un peu beaucoup sourire. Cette illusion qu'on va trouver sa moitié, son âme sœur, et fusionner avec elle. C'est très con et aussi très égoïste. Très con parce qu'en admettant qu'elle existe, comment croire qu'on a une chance de la trouver parmi les 8 milliards de péguts qui peuplent la planète, pas vrai ? Ahh, c'est vrai qu'il y a le destin ! Et des gens assez cons pour y croire ! Foutu destin ! Moi j'appelle ça le hasard, le chaos. C'est plus réaliste. Et puis, vouloir fusionner avec son âme sœur, c'est très égoïste. On a deux individus au début et ils ne feraient plus qu'un sur le plan spirituel et mental? Ça craint un max, quand bien même les deux sont d'accord. Ça reste une sorte de génocide des individualités. Je ne sais pas à quoi ressemble l'amour, mais si c'est ça, je ne veux jamais aimer. Il me semble que ça doit être tout le contraire. Aimer ça devrait être vouloir que l'autre vive pour lui, plus libre, plus indépendant. N'est-ce pas d'ailleurs ainsi que se définit l'amour parental ? Bon, je dois reconnaître que je suis loin d'être un expert dans le domaine, avec les parents que j'ai eu.

La vision de Lars, partagée par bon nombre de personnes, me semble réserver bien des souffrances et des désillusions, comme si l'échec était inscrit dans le processus dès le départ. Ne rien attendre me semble encore la meilleure façon de ne pas être déçu et donc d'être satisfait. Ça ne veut pas dire que je le suis pour autant. Je trimbale cette sensation de vide intérieur depuis toujours et il n'y a qu'un remède qui l'apaise assez durablement: la musique. Et quelques autres choses beaucoup plus provisoirement : l'alcool, la dope et le sexe. Je m'arrange pour ne pas manquer des quatre. Ça fonctionne plutôt bien la plupart du temps. Parce que j'ai le sentiment d'avoir le contrôle, sentiment illusoire selon Lars, bien entendu.

Et putain, s'il avait raison ? Je contrôle que dalle ce soir. La peur, insidieuse, s'invite en moi en même temps que le plaisir indéniable que je prends aux caresses indécentes de cette fille et à celui, encore plus puissant que j'éprouve à lui en donner. Paradoxalement, c'est cette peur qui rend le plaisir encore plus fort. Ce sentiment de ne rien contrôler tandis que mes mains se glissent sous son T-shirt pour caresser sa poitrine. Tandis que je sens ses mains fébriles déboutonner mon jean.

Plus aucun contrôle non plus quand je fais glisser le sien sur ses hanches pour découvrir un petit tanga en dentelles qui ne résiste guère à mes mains impatientes. Je fais ce que je sais faire et bien. Mais c'est différent des autres fois. Elle est là devant moi, allongée sur l'herbe sèche, les jambes écartées, me regardant avec ses yeux brillants de convoitise. Elle fixe avec avidité mon sexe dressé, promesse d'un plaisir à venir. Mais je la prive pour le moment de cette vue en rampant contre elle, tel un serpent, faisant glisser mes mains sur ses seins puis le long de ses hanches jusqu'à caresser son ventre puis ses cuisses tandis qu'elle soupire tout en rivant son regard au mien. Ma tête s'immisce entre ses jambes tandis que je pars à la découverte de son intimité.



Mes caresses lui tirent des gémissement de plaisir qui trouvent écho dans les miens. Ses mains s'envolent et viennent fourrager dans ma tignasse en bataille.



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