Things are not what they seem to be.
MIL.OA. Ce projet de dingue qui est passé pour l'idée d'un fou à son origine a été construit par Jess Cameron. Un visionnaire et mystérieux bonhomme qui mène son équipe d'une poigne de fer.
Cette structure qui semble parfois dotée d'une conscience a donc un dirigeant, ses adjoints, sa police, ses lois, ses corps de métier, son hôpital, son école, son collège et son lycée et même ses lieux de culte. Tout cela pour prendre soin de ses habitants, ses citoyens de la naissance à la mort.
MIL cache derrière ses rideaux et ses light show un terrible secret. Sauras-tu le découvrir ?
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Quelle réalité sordide se cache derrière MIL.OA ?
◘ Traquez les indices qui vous mèneront sur la piste d'I.L.R.P. en restant aux aguêts des rumeurs de MIL.OA.!
◘ Laissez-vous séduire par l'éventail de plaisirs auditifs que vous offre le festival en allant faire un tour du côté des Stages.
◘ Découvrez la vie quotidienne de nos festivaliers, émaillée de suspens, d'amour et de désillusions. Passions, amitiés se tissent dans une ambiance survoltée.
Evénements
◘ MIL.OA est actuellement installé en Allemagne, à Francfort.
◘ Les concerts ont débuté depuis le 7 août !
◘ Une mystérieuse organisation fait pression depuis des mois sur certains musiciens.
◘ Des événements étranges se produisent quelques jours avant le début du festival.
◘Jess Cameron, son créateur, est dans la tourmente après les révélations de son meilleur ami.
◘ Qui est cette jeune femme inconnue qu'il a pourtant l'impression de connaître ?
MIL.OA.
Music is Life Open Air

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 [Terminé]Péril en la demeure (pv Gunther, feat Sean Fitzpatrick/pnjisé)

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Jason Steiner
Péril en la demeureFinished with my woman 'cause she couldn't help me with my mind
people think I'm insane because I am frowning all the time
All day long I think of things but nothing seems to satisfy
Think I'll lose my mind if I don't find something to pacify

Can you help me occupy my brain?
Oh yeah

I need someone to show me the things in life that I can't find
I can't see the things that make true happiness, I must be blind

Make a joke and I will sigh and you will laugh and I will cry
Happiness I cannot feel and love to me is so unreal

And so as you hear these words telling you now of my state
I tell you to enjoy life I wish I could but it's too late (Black Sabbath → Paranoïd )
Ce matin-là j'étais arrivé de bonne heure pour organiser mon  magasin en vue de l'ouverture de MIL  qui arrivait à grands pas. Je devais ranger mes stocks dans l'arrière boutique et mettre en valeur les nouveautés que j'avais reçu en matière de goodies et autres produits dérivés de MIL  mais aussi  des groupes qu'on avait sous licence. Je devais aussi vérifier que tout était légal et authentique. En somme j'avais un boulot de dingue à abattre en peu de temps. Mais je préférais nettement avoir trop de travail que pas du tout. Quand je m'ennuyais, je gambergeais et ce n'était pas bon pour le moral.

J'étais dans l'arrière boutique aux aurores et c'est en charriant des cartons côté arrière cour que je vis quelqu'un qui se comportait bizarrement, à fureter d'une porte de service à l'autre de mes collègues commerçants. Un peu comme s'il repérait les lieux. D'ailleurs cet enfoiré prenait des photos avec son gsm. J'avais posé le carton au sol et je m'étais rapproché discrètement, histoire de lui tomber dessus comme il faut. Même si j'étais réformé suite à mon accident, je gardais de beaux restes en matière de close combat et d'approche furtive. Aussi avais-je pu fondre sur le type louche sans aucun bruit et lui coincer le bras droit derrière le dos de façon à lui faire lâcher son portable. De mon autre bras libre, je lui avais fait une clef en lui serrant le cou.

Je comptais bien l'amener jusqu'au poste de Sécurité mais cet enculé ne manquait pas de ressources et il m'avait décroché en même temps un grand coup de coude dans l'estomac et un coup de boule dans le nez. Plié en deux, le nez pissant le sang, j'avais relâché mon étreinte quelques instants et le salaud en avait profité pour me mettre un royal coup de genou dans les burnes et par une prise de je ne sais quel art martial me faire une prise au bras qui m'avait envoyé valdinguer contre le mur après une sorte de pirouette. Le gars n'était pourtant pas bien grand ni corpulent. Tout mince et tout sec. C'est alors que la petite serveuse du pub d'à côté fit son apparition et ouvrit le vantail arrière du débit de boisson. Le bruit fit immédiatement fuir mon agresseur. Il disparut en une fraction de seconde en sautant sur le toit comme un singe. Il avait cependant abandonné sur place son téléphone portable.

La serveuse se précipita pour m'aider à me relever et je la remerciai. C'était une gentille fille, bien qu'un peu étrange et originale. Je la remerciai vivement et refusai le remontant qu'elle me proposait. J'étais sobre depuis quelques temps, je n'allais pas me remettre à boire parce qu'un sale type m'avait tabassé. Je fermai mon échoppe et demandai à ma jeune collègue de garder l’œil ouvert et d'appeler la Sécurité si le type se repointait pour chercher son portable. Je lui conseillai de ne rien tenter et d'être très prudente. Puis pissant le sang du nez, je me rendis au Poste de sécurité pour faire une déposition au sujet de ce que je venais de subir. Je poussai la porte et pénétrai dans le hall d'accueil. Je vis la porte du bureau de Kurtz entrebâillée et au fond de la pièce, le Commandant lui-même en train de discuter avec un de ses hommes. La réceptionniste m'interpella pour me demander d'attendre mon tour mais je levai la main dans sa direction pour lui enjoindre de la fermer. Je toquai à la porte mais j'entendis tout de même la fin de phrase de Gunther Kurtz.

-Et tu dis que tu as trouvé ça dans ton local technique ?

En fait, l'homme auquel il s'adressait n'était pas un policier. Ce qui m'avait trompé c'était son apparence baraquée et ses cheveux courts. Ce gars faisait partie des techniciens de MIL. Je l'avais croisé plusieurs fois et vu souvent perché sur les échafaudages des scènes en train de bricoler. C'était un ingénieur je crois. Un certain Fitzpatrick. Il répondit en hochant la tête.

-Ouais, c'était caché derrière une étagère sur laquelle je range mon matos. J'ai été con, j'aurais pas dû l'arracher mais vous demander de venir. Réflexe à la con ! Désolé. On aurait pu piéger ces enfoirés.

En me voyant entrer, il se tût et me salua d'un mouvement de tête puis fronça les sourcils en voyant mon état.

-Hé ça va, Steiner ? Vous êtes salement amoché!



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Gunther Kurtz
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Ce que Fitzpatrick venait de me dire était tout bonnement ahurissant et le matériel qu'il avait déposé sur mon bureau l'était encore plus. Même quand je bossais encore à Interpol j'avais vu en de rares occasions un mouchard aussi sophistiqué et encore les utilisions nous avec parcimonie, pour les gros poissons. Bon sang que venait foutre un traqueur infrarouge et I.M.E. dans le local technique d'un ingénieur de M.I.L.O.A. ? Je fixai du regard Sean qu'a priori je n'avais aucune raison de soupçonner. Ce type était-il aussi fiable que le Boss voulait bien le croire ? Jusqu'à présent je l'avais vu bosser sur les infrastructures des scènes et les tours de sonorisation et de régie. Il avait l'air de connaître son affaire et Cameron l'avait à la bonne, disant que c'était un magicien du spectacle, le type avec qui tous les groupes rêveraient de travailler. Pour ce que j'en connaissais personnellement au sujet de la sonorisation des concerts, j'étais bien mal placé pour évaluer les compétences du grand blond baraqué qui se tenait le cul posé sur le devant de mon bureau avec la mine d'un chat qui a ramené une souris.

Effectivement, il y avait de quoi s'émouvoir et je comprenais parfaitement que le technicien soit branché sur 200 000 volts en me ramenant sa découverte. Moi-même, j'étais plutôt intrigué quant à ce qu'il venait d'étaler sur mon bureau et perplexe quant à la réaction à avoir. Les seules évidences qui s'imposaient à moi était d'en parler à mon patron et d'avertir les autorités locales, en l’occurrence, la Police de Francfort. Le tout était de décider dans quel ordre je devais faire ça. Parce que pour le peu que je connaissais Jess Cameron, je savais que mon choix ne serait pas anodin à ses yeux.

Mais comme si la situation ne suffisait pas à débuter la matinée par une belle prise de tête, voilà que faisait irruption dans mon bureau sans être annoncé, un gars que je connaissais aussi de vue et qui avait une boutique de souvenirs et autres colifichets faisant le bonheur des fans. Je n'avais rien de particulier contre ce brave marchand, mais il arrivait vraiment mal à propos, surtout si on partait du principe que je devais respecter une putain de close de confidentialité au sujet des événements suspects survenant sur MIL.OA. C'était dans mon contrat d'embauche en toutes lettres. Probablement que Fitzpatrick avait des clauses à respecter lui aussi. Après tout, on travaillait pour le même type. Mais j'étais responsable de la sécurité et du respect de la loi dans l'enceinte du Festival, et je pouvais légitimement penser que mes clauses étaient légèrement plus draconiennes que les siennes. Mais l'Américain ne semblait pas aussi épais que son accent du Texas et j'espérais pouvoir compter sur une subtilité d'attitude à l'égard de l'intrus. Je préférais toutefois prendre les devants.

- Monsieur ... Steiner ... C'est bien ça ? Qu'est ce qui vous amène si tôt au poste de sécurité ?

Puis avisant ce qui émouvait à nouveau l'ingénieur du son, je pris conscience que le pauvre bougre de commerçant avait le nez comme une patate et qui pissait le sang.

- Eh mais ! Que vous est-il arrivé ? Vous voulez que j'appelle un médecin ?
Lançai-je avec empathie en tirant une chaise que je proposais au nouveau venu.

Pour le coup, je lui pardonnais d'avoir fait irruption dans mon bureau sans se faire annoncer. La charte était assez bien foutue à ce sujet. M.I.L O.A. était comme un village où tout le monde connait tout le monde mais aussi un terrain de jeu ouvert à tous ceux qui détenaient un pass. Donc je devais être prêt à gérer aussi bien une querelle entre deux exposants, un accident de la circulation entre un car et une grue élévatrice, que les différents domestiques entre conjoints, voisins, les troubles de l'ordre public occasionnés par les individus pris de boisson, ou autres substances, les animaux domestiques ou pas détenus par les festivants ou les employés de M.I.L. , mais aussi les risques d'attentat, d'incendie, d’inondation, bref de catastrophe naturelle ou pas. Je devais m’accommoder d'une certaine familiarité des Miliens tout en me faisant respecter, mais aussi être prêt à gérer une situation de risque majeur.  C'était tout ce qui faisait le charme et la spécificité de cette nouvelle affectation. C'est en partie ce qui m'avait poussé à accepter le job. La diversité qui mettrait ma capacité d'adaptation à l'épreuve. Capacité que dont je me reprochais d'avoir manqué lors de l'agression qui avait failli nous coûter la vie à ma fille et moi-même. Apparemment, ce matin, j'allais devoir faire démonstration de cette qualité assez rapidement, entre un Sean surexcité et un Jason qui pissait encore du nez mais avait l'air d'en avoir pas mal à dire.





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Malgré mon nez tuméfié et la douleur persistante aux burnes, je captai immédiatement que je tombais au beau milieu d'une conversation qui ne m'était pas ouverte. C'est assez normal dans un poste de police, me direz-vous. Les gens viennent en général y raconter des trucs pas cool qui leur sont arrivés ou rendre compte à la loi au sujet de délits qu'ils auraient commis. Aucune conversation de ce genre ne devait venir aux oreilles d'un banal marchand de goodies. Malgré cela, Fitzpatrick et Kurtz se montrèrent sympas et compatissants avec moi. Je déclinai la proposition du chef de la Police au sujet d'un médecin.

- J'en ai vu d'autres, vous savez.


Bien sûr que Kurtz devait savoir. Il devait avoir des petits dossiers sur chaque employé de MIL.OA. Il devait savoir que j'avais appartenu au SOCOMD avant d'être embauché ici. Il me tendit un mouchoir en papier pour tamponner mon nez et je le remerciai d'un mouvement de tête. L'ingénieur du son quant à lui, gardait le silence, appuyé qu'il était sur le bureau du policier. Je notai cependant qu'il tapotait nerveusement des doigts sur le meuble. Posé derrière lui, j'aperçus derrière lui du matériel électronique qui n'avait rien à faire dans un festival de musique. Je tiquai en identifiant le dispositif qui était étalé sur le bureau du commandant.

- Je suis désolé d'avoir forcé mon entrée dans votre bureau, mais il y a eu un incident ce matin dans la zone commerçante. Un incident assez inquiétant. Je pense que vous devriez verrouiller le festival et essayer de coincer ce type, bien que je doute qu'il soit encore sur MIL.

Face au haussement de sourcils et l'air gêné des deux hommes , je me tus.

- Si vous pouviez m'accorder quelques minutes en privé. Plus vite nous réagirons, plus nous aurons des chances de coincer le type qui m'a agressé.

Je n'étais pas certain que Fitzpatrick doive entendre ce que j'avais à dire. Kurtz et moi avions en commun de connaître les procédures de sécurité en matière de danger et d'alerte. L'ingénieur n'était jamais qu'un civil et qui savait ce qu'il pourrait répéter et répandre s'il était mis dans le secret. J'en venais même à me demander si je devais faire confiance au commandant. Mon regard allait de l'un à l'autre mais finit par revenir se poser sur le matériel trônant sur le bureau et ce fut plus fort que moi. C'était trop suspect. Que tramaient donc ces deux-là ? Pourtant j'aurais été prêt à parier que Kurtz était un mec réglo. Cameron était-il au courant que son chef de la police avait à disposition ce matos hightech ?

- Bon ça suffit maintenant. Qu'est-ce que vous foutez avec des mouchards des forces spéciales et des traqueurs à impulsion électro magnétique ? Si vous me dites que ça va servir aux effets spéciaux dans les concerts, je ne vous croirai pas. Qu'est-ce qui se passe sur MIL ?

J'étais prêt à parier que tout ça avait un lien avec le type que j'avais surpris ce matin en train de prendre des photos mais je ne savais plus si je devais l'ouvrir ou aller voir directement la police de Francfort.

- Désolé mais je crois qu'on a des choses à se dire. Et si Monsieur Fitzpatrick est dans la confidence, pourquoi pas moi. C'est donnant donnant. Je vous dis ce que j'ai vu et ce que j'ai mais je veux une explication. Dans le cas contraire, j'irai voir le patron et la police de la ville.


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J’accusais encore le choc des révélations étranges de Fitzpatrick que Steiner venait en rajouter une couche avec son histoire de type à intercepter. Visiblement, il était tombé sur plus fort que lui et connaissant les excellents états de service de l'Australien avant qu'il soit réformé, je compris tout de suite qu'il n'avait pas eu affaire avec un simple voleur collectionneur de goodies metal ou autres. J'avais envie d'en savoir plus sur cet individu avec lequel il avait eu maille à partir mais Steiner qui n'avait pas les yeux dans sa poche n'avait pas manqué de remarquer le matériel étalé sur mon bureau par l'ingénieur du son. C'était regrettable, mais le mal était fait. Maintenant, je devais m'assurer de la discrétion des deux hommes au sujet de ces deux affaires.

Mon rôle principal était de maintenir l'ordre et la sécurité sur MIL.OA. Eviter la propagation de rumeurs farfelues au sujet d'un agresseur et d'espionnage sur le site était l'objectif à tenir. Je devais m'assurer pouvoir compter sur les deux hommes et à ce sujet j'avais une latitude laissée par le directeur. Cameron m'avait donné les pleins pouvoirs pour choisir mes adjoints et je savais déjà que Steiner avait postulé pour intégrer la Police de MIL. Une demande à laquelle Jess Cameron avait opposé une fin de non recevoir en raison des problème d'équilibre de l'ancien soldat, problèmes résultants de l'accident de tir qui lui avait valu d'être réformé de l'armée australienne. Sans quoi, Steiner aurait pu être un excellent élément dans nos rangs. Une malchance que je déplorais pour ce type qui avait l'air franc du collier. Il en allait un peu différemment de Fitzpatrick. De ce que je savais de lui, il avait commencé une carrière de coureur automobile et était connu sur les circuits pour son caractère excessif et incontrôlable. Une description malheureusement corroborée par l'accident tragique dont il fut victime à l'âge de 20 ans. Un accident qui mit un terme à ses espoirs de championnats de haut niveau sur les circuits de F1 puisqu'il se retrouva avec de multiples fractures et un trauma crânien qui lui valut un coma prolongé. Bref, malgré son expertise dans le domaine de l’ingénierie du spectacle, Sean me paraissait un peu trop tête brûlée pour pouvoir lui faire totalement confiance.

Pourtant la menace de fuite, paradoxalement, ne semblait pas venir de lui dans l'immédiat, mais d'un Jason un poil paranoïaque qui voulait avertir la police de Francfort, rien de moins .

- Calmez-vous Jason ! Vous êtes encore visiblement sous le choc de votre agression. Monsieur Cameron sera de toute façon informé des événements puisqu'il est dans les faits le Maire de MIL.OA. Par ailleurs, il m'appartient de faire un rapport de délit à la police de Francfort dans la mesure où nous y résidons, même si le festival est placé sous une juridiction particulière à savoir la mienne.


Je me dirigeai vers la porte pour interpeller Christie, notre réceptionniste.

- Christie, soyez assez aimable pour nous apporter trois cafés et veiller à ce que je ne sois pas dérangé. Vous me sortirez ensuite tous les enregistrements de vidéo surveillance depuis l'installation de MIL sur le territoire de Francfort et me les apporterez.

Je refermai la porte derrière moi et invitai Fitzpatrick à s'asseoir sur la chaise à côté de Steiner tandis que je reprenais place derrière mon bureau.

- Quant à Monsieur Fitzpatrick, il est de fait dans la confidence, puisque c'est lui qui m'a apporté ce matériel qu'il a découvert dans son local technique et que vous êtes arrivé au beau milieu de notre conversation pour expliquer ce qui vous arrivait. Au vu de ces deux incidents concomitants, je pense que nous devons mettre en commun les informations. Vos deux témoignages sont primordiaux. Je vais ordonner le bouclage du site. Personne ne pourra en sortir. Les entrées, quant à elles, seront filtrées encore plus sévèrement.


Je pensais qu'il était heureux que les concerts ne débutent pas avant une quinzaine de jours. Filtrer les entrées des fans aussi finement aurait été fastidieux et générateur d'un mécontentement bien connu des gens pressés et soucieux de ne pas manquer les prestations de leurs idoles. Puis, fixant les deux hommes dans les yeux j'ajoutai:

- Il va sans dire que je compte sur votre totale discrétion. Pas un mot à vos proches, amis, famille. Nous devons éviter de semer la panique et la défiance parmi les employés de MIL et aussi au sein des artistes qui sont déjà sur le site pour s'installer et répéter.

Christie entra avec trois cafés fumants faits à la cafetière, un détail que j'appréciais, ayant connu les cafés infâmes des distributeurs. Elle déposa également sur mon bureau une clé usb en mentionnant qu'elle contenait la copie de ce que j'avais demandé, non sans ajouter "les originaux sont envoyés chaque jour à Monsieur Cameron qui les archive. C'est la procédure sur MIL.OA." Une manière de me rappeler que j'étais le nouveau ici. Ce qui se vérifiait aussi face à Jason et Sean, employés depuis bien plus longtemps que moi sur le festival. Après avoir acquiescé et remercié avec tout le flegme germanique dont j'étais capable, je revins à mes deux témoins.

-Donc, Jason, si vous m'expliquiez précisément ce qui vous est arrivé ce matin ? Avez-vous vu le visage de votre agresseur ? Y a-t-il eu des témoins ?


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Jason Steiner
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Kurtz me demanda de me calmer alors que je n'avais pas le sentiment d'être énervé. Tendu peut-être, mais je venais de me faire agresser dans un lieu où je ne m'y attendais pas. MIL était devenu ma famille, ma maison et quelque part ma patrie, même si je restais un "aussie" dans mes tripes. Et puis je venais simplement pour porter plainte et voilà que je tombais sur deux types en train de discuter en matant du matériel tout droit sorti d'un James Bond ou d'un Iron man. Moi qui pensait que le chef de la police était un gars pépère qui ne gérait que les beuveries ou les problème de voisinage ... Et que dire de ce technicien qui dans ma vision des choses "chacun sa place" ne faisait qu'installer du matériel pour les concerts ?

Les réponses précises bien que toutes en retenue du chef de la Police m'éclairèrent un peu sur ce que je venais de surprendre. Il nous demandé de rester discrets et de garder tout ce qu'on venait de lui dire pour nous. Cela allait de soi,dans la mesure où ça n'engageait pas la sécurité de ma famille. J'avais une femme et un petit garçon à protéger. Après avoir servi l'armée de mon pays avec une loyauté sans faille, et m'en être fait jeter, oui c'était comme ça que j'avais vécu la chose, même s'ils y avaient mis les formes et m'avaient versé une compensation plus que confortable, je faisais désormais passer ma famille avant tout, niveau dévouement. D'ailleurs si j'aimais autant MIL, c'était aussi parce que j'y avais rencontré Johanna et qu'elle m'avait apporté l'amour, m'avait aidé à  reprendre goût à la vie, confiance en moi, et aussi un merveilleux petit garçon, Dylan, qui venait de fêter ses six mois. Ce n'était pas dans mon travail de boutiquier que je puisais ma force, même si j'aimais le contact avec les gens et parler musique et metal avec les clients, mais bel et bien dans ma petite famille.

Si je devais prendre les choses en main pour assurer leur sécurité, je le ferais, que ça plaise ou non à Cameron, Kurtz ou autres. J'avais  encore des questions à poser au flic au sujet du matériel, mais il semblait ne pas en savoir plus que ce qu'il m'avait dit. Alors j'interrogerai Fitzpatrick s'il le fallait. Le type avait apparemment trouvé ce matos dans son local technique. Ça me semblait énorme. Est-ce qu'il cachait quelque chose ? Kurtz n'avait pas l'air tombé de la dernière pluie, mais s'il se montrait trop crédule, je connaissais des moyens de faire parler un homme, entre quatre yeux. Mais pour l'heure, c'était à moi de raconter ce que je venais de vivre. Ce que je fis en me montrant le plus précis possible. Je mentionnai aussi, en hésitant, le témoin, ma voisine de boutique.Presque aussitôt je le regrettai. En révélant son identité à ces deux hommes je la mettais peut-être en danger.

- Je pense que si la petite n'était pas arrivée, l'autre m'aurait massacré pour ne pas laisser de témoin. Elle m'a sans doute sauvé la vie, mais du même coup, elle s'est mise en danger rien que par le fait d'avoir assisté à la scène.

Kurtz me demanda si j'avais remarqué quelque chose permettant d'identifier mon agresseur.

- Malheureusement non. Il était dans une sorte de combinaison noire élastique, vue la fluidité de ses mouvements, et il portait une cagoule intégrale. Il avait les yeux noirs, légèrement en amande je pense. Taille moyenne et très svelte, le genre sec et nerveux. Ses gestes étaient précis et rapides, percutants. Un expert en arts martiaux je pense. J'ai rien vu venir.


J'étais désolé de m'être laissé surprendre comme un bleu et je pensais à la gamine qui avait vu une partie de la scène. Peut-être qu'elle était en danger à cause de moi maintenant ?

- Il faut placer la fille sous protection. Je sais pas ce qu'il cherchait ou voulait repérer, mais je l'ai dérangé dans sa tâche et elle aussi. S'il revient, ce sera pour finir le travail et nous neutraliser.

C'était dingue, mais j'avais l'impression de faire un retour en arrière, comme quand je travaillais pour les forces spéciales de l'armée australienne. Moi qui croyais en avoir fini avec ce genre de vie, voilà que des choses des plus étranges se passaient dans un lieu dédié à la détente et à la musique. Que pouvaient venir faire des individus pareils dans un tel lieu ? En observant la tête du chef de la police, je compris qu'il se posait sensiblement la même question que moi. Mais maintenant que j'avais répondu à ses questions, c'était au tour de poser les miennes. Je me tournai vers Fitzpatrick.

- Alors vous dites que vous avez trouvé le matos dans votre local. C'était branché ? Les mouchards ? Où juste posé sur un meuble ? Caché ?

Je haussai les épaules en hochant la tête d'un air accablé.

- Et pour les traqueurs à impulsion electro-magnétique ? Vous savez ce qu'on peut faire avec des machins pareils ? Non ? Je vais vous le dire moi ! On peut foutre en panne un sous-marin militaire ou une centrale ou toute une ville. Qu'est ce qu'un tel matos vient faire dans un festival de musique ? Passe encore pour les mouchards, imaginons qu'un concurrent veuille espionner le staff de MIL.OA, l'espionnage industriel et commercial, ça se tient. Mais des armes ultra sensibles et d'origine militaire ?

Ma caboche tournait à dix mille tours minute et je commençais à envisager plusieurs scénarios tous aussi effrayants et surréalistes les uns que les autres. Et si MIL.OA était une plaque tournante pour un trafic d'armes sensibles ? Un festoche de rock, bien sur, on pensait plus au trafic de came voir, de petites armes de poing, ou de cigarettes, d'alcool pourquoi pas. Mais qui viendrait penser à ça ? Et pourtant, MIL.OA était voué à traverser le monde, d'un pays à l'autre, sur tous les continents. Hormis les villes où il s'installait pour plusieurs jours, il traversait tout au long du chemin beaucoup d'autres villes et pays où il ne s'attardait pas. Et si, pire, MIL.OA était utilisé comme base d'opération, un cheval de Troie armé, s'installant à proximité d'une cible. Cette idée était encore plus effrayante que la première. Et comment savoir à qui me fier ? Peut-être que Cameron, Kurtz et d'autres étaient dans le coup. Je ne savais rien sur ces hommes, eux en savaient beaucoup sur moi. Assez pour savoir que je pouvais être un obstacle à de tels projets. Et si mon agression avait été commanditée de l'intérieur ? Je devais absolument me procurer un flingue pour me protéger, moi et ma famille. Hors de question de faire confiance au patron et au flic sans en savoir plus à leur sujet.


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Plus Steiner me donnait de détails et plus le pli qui barrait mon front s'accentuait. Quel sale début de journée ! J'avais à présent un témoin en danger, si j'en croyais le vendeur, et un type qui se la jouait ninja et agressait un simple marchand qui l'avait surpris à fouiner. J'actionnai l'interphone pour demander à Christie d'appeler Hank, l'un de mes adjoints.

- Demandez-lui d'aller chercher mademoiselle Asheito au Larsen et qu'il me la ramène. Je dois l'interroger et m'assurer de sa sécurité. Ensuite préparez un mandat de perquisition pour le Larsen, le Rough boy, oui le magasin de goodies, et aussi pour le local technique lumière et pyrotech. Appelez aussi la Sécurité. Plus personne n'entre et ne sort du périmètre de MIL.OA jusqu'à nouvel ordre ... hein ? Quoi ?  Oui je sais Christie que ça va râler du côté des artistes, mais on a le devoir d'assurer la sécurité de tout le monde. Je sais pas, moi, trouvez un prétexte. Vous n'avez qu'à dire fuite de fichiers piratés au sujet des enregistrements de concert, tiens. On aurait eu vent de pirates et on veut les coincer. Ça créera pas de panique, juste un peu de pub.


Je coupai la communication et me rassis dans mon fauteuil en réfléchissant. Je répugnais à demander des renforts à la Police de Francfort parce que ça serait un aveu que la situation me dépassait mais là j'allais devoir mobiliser tous mes effectifs sur les enquêtes. Je me passai les mains sur les tempes et me tournai vers les deux hommes qui se regardaient pensivement, Fitzpatrick gardant une réserve que je saluai. Il n'avait pas répondu aux questions de l'ancien militaire à ma place et j'appréciais

- Bon, messieurs, j'insiste, je compte sur votre discrétion. Steiner, on mettra aussi votre caravane sous protection. Concernant les découvertes de monsieur Fitzpatrick, je ne pense pas que ce soit nécessairement lié à votre affaire, ne nous emballons pas ! Je ne ferai aucun commentaire en l'état actuel, je dois d'abord en référer à Jess Cameron. De toute façon vous avez compris l'essentiel et vous en savez autant que moi pour le moment au sujet  de ce matériel.


Je me levai et tendis la main à Fitzpatrick tout d'abord, en le remerciant de sa coopération. Je lui précisai de collaborer avec les gars qui viendraient perquisitionner. Il acquiesça et annonça qu'il allait travailler en extérieur à la préparation des tours d'éclairage de la Symphonic stage, puis, après avoir fait un signe à Steiner, il s'éclipsa. Je m'adressai alors à l'australien.

- Je sais que vous êtes inquiet pour votre famille et que tout ça doit brasser de mauvais souvenirs pour vous. Vous devriez peut-être faire un saut à l'hôpital, histoire que votre femme examine votre nez et votre tête. Rassurez-vous, on va faire ce qu'il faut. N'hésitez pas à nous signaler le moindre truc qui vous semble suspect. Il vaut mieux s'alarmer pour rien que de passer à côté de quelque chose. Je vous recontacterai plus tard . Merci Jason.

Je lui tendis la main également et il se leva à regret pour la saisir. Je voyais bien qu'il restait sur sa faim. Si je pouvais lui faire confiance, je l'engagerai bien comme adjoint suppléant, mais je devais d'abord avoir l'aval de Cameron. Je devais encore me taper tous les visionnages des enregistrements des caméras placées aux abords du local technique, des entrées, et de la zone marchande. Une fois Jason parti, je repris l'intercomm:

- Christie, appelez-moi Monsieur Cameron et passez le moi dès que vous l'avez en ligne.

Je savais que le Boss voudrait les regarder avec moi une seconde fois, alors autant prendre les devants et le lui proposer. Cela me permettrait aussi d'observer ses réactions devant les images. Mais comme j'aimais avoir une longueur d'avance avant de divulguer des pièces à conviction, même à mon patron, j'allais devoir me farcir des heures de visionnage avant de le faire avec lui.

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